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Tome quatrième.
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cou

Perdent toute leur vie ; ce qui fait que dans,e Nor<i le Coucou gris est plus commun quedans les parties méridionales de l'Europe .

•I est résulté bien des erreurs de ces chan-gements dans la couleur du plumage; ainsi,* e C. maculatus est un jeune Coucou ; le C.toindam nsis, un oiseau d'un an ; le C. orien-tons, un vieux de cette variété, tout-é-faitse mblable au C. m/us. Certains auteursInétcndent encore cependant que le Coucouro, U est véritablement une espèce distincte ,et ils la conservent comme telle.

Quoique le cri des Coucous paraisse inva-r 'âbiement le même, il varie souvent d’une'‘elave de l’un à l’autre, mais c’est toujours'ou-coh. Ce cri, qui est celui des mâles dans' a saison des amours, se fait entendre aussi**'*n la nuit que le jour ; mais c'est surtout* a nuit qu’il répète avec plus d’assiduité sonc hant

monotone. A minuit ils commencenta chanter . et souvent ils répètent cou-couPlus de cent fois de suite sans s’arrêter et*ans changer de place, tandis que dans le*"ur on n’a pas remarqué qu’ils le répélas-Se nt piu s de vingt-six fois. Il arrive quel-quefois que le chanteur fait entendre à la^ d’une strophe un haha-haha guttural,* Ss ez semblable au rire d’un vieillard. Dans, a Colère ou l’émotion violente , on l’entend"Herrompre son chant par un coucoucouc .* u quel succède le cou-cou accoutumé. Nau-’Pânn a entendu un Coucou dire distincte-ment couicouc. Montbeillard parle d'un Cou-e«u du i.oango , semblable au nôtre, maisqn> module agréablement son cri, qui est lemême que celui du nôtre, et est accompa-gné par sa femelle, qui chante aussi.

^■e Coucou crie posé aussi bien qu’en vo-a "t; mais quand il chante posé, il a les ailesPendantes, la queue légèrement épanouie ,8 ünrge gonflée ; il se tourne à droite et àPâuche, et fait des révérences à la manièrees tourterelles. Rien ne l’interrompt dans*nn chant, ni l’orage ni la pluie ; cependants e lait vers le midi, au plus fort de la cha-Ur - A la mi-juillet on ne l’entend plus : leetnps de la pariade est passé.

cri de la femelle est un quic , quic,^“ lc , quic , q U e d’autres rendent par guet,ÿUe, > guet, guet, nettement articulé avec beau-'m>pde vivacité , et ressemblant à un rica-naient.

jeunes n’ont d'autre cri qu’un isiss,

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isiss, isiss, isiss, qui devient plus tard nick,liick, tiick, tzick.

I.e Coucou d’Europe , dit Naumann , volepresque toujours en compagnie de sa fe-melle, non pas côte à côte , mais le mâle enavant à très peu de distance. Lorsqu’ils sereposent, c’est sur le même arbre, maissans pour cela êlre tout près l’un de l’autre.

Sonnini dit au contraire, d’après Edwards,que les Coucous ne s’apparient pas, et quequand la femelle vole, elle est, au tempsdes amours, escortée par deux ou trois mâ-les ; mais que, passé ce temps, ils viventsolitaires. D’après Vieillot, les mâles sontsix fois plus nombreux que les femelles, cequi n’est pas confirmé par Naumann.

D’un caractère sauvage, irascible, har-gneux , les Coucous ne souffrent dans leurdistrict aucun autre oiseau de leur espèce,excepté leur femelle, à moins que ce ne soitun malade. Leur humeur insociable les uempêchés de se soumettre à la domesticité.Adultes, ils se laissent mourir de faim ; jeu-nes, on peut les conserver pendant quelquesannées dans une grande volière; mais cesont des hôtes incommodes, querelleurs, nesouffrant l’approche d’aucun autre oiseau.

Bufl'on cite, d’après le témoignage du vi-comte de Kerhoent, l’exemple d’un Coucouqui hérissait ses plumes quand il voyait unautre oiseau, s’élançait dessus en criant, etmettait souvent en fuite une Cresserelle.M. Loltinger rapporte un exemple sembla-ble, et dit avoir vu les Coucous menacer lamain qui les approche, s'élever et s’abaisseralternativement en se hérissant, et pinceravec fureur, quoique sans grand effet.

Les Coucous élevésen esclavage sont d’au-tant moins agréables qu’ils ont toujours leplumage en désordre, et sont d’une laideurinsupportable. Malgré tout le soin qu’on enpeut prendre, et quelque attention qu’on aitde les garantir du froid, beaucoup meurentjeunes : et souvent, quand on leur rend laliberté, ils périssent par suite du mauvaisétat de leur plumage. On les nourrit avec dela viande cuite hachée, et même avec de lamie de pain trempée dans du lait. Il fautéviter de leur donner de la viande crue eldes lombrics ; ils ne peuvent s’accoutumerà cette nourriture, el meurent. Vieillot citel’exemple d’un Coucou devenu familier aupoint de suivre son maître à la chasse et de