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Tome quatrième.
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r °rps plus allongé que les Vipères; leurs•nouvemenls sont aussi plus agiles; elleshabitent rarement les lieux secs ou aridescelles-ci se tiennent de préférence; leurhite, moins séparée du tronc, n'est pas aussiélargie, et elle n’est que peu ou point trian-gulaire. L’épiderme de la tête est aussi d’uneforme bien différente, et les grandes plaquesWil constitue sur celle des Couleuvres sontre marqnables par la fixité de leur nombrea,| lant que par celle de leur forme. Ce n’estP® 8 toutefois qu’on n’y observe quelques^'fférences, si on les compare d’une Cou-e bvre à une autre ; mais ces notes diffé-re ntielles se présentent avec une uniformitéP°Ur ainsi dire géométrique dans tous lesIndividus de la même espèce; d’autres sem-ent au contraire caractéristiques des gen-re Ç et il a élé possible de les classer elles-foêmes en établissant le nom etlavaleur ca-foctéristiqne de chacune, absolument comme0n classe les espèces et comme on en recon-l’essence. Ces caractères, tirés de l’écail-Ure . sont assez persistants pour qu’il soit*'séde reconnaître l’espèce même d’un Ser-pen ‘ au moyen de son épiderme seul, aprèsl’animal s’en est dépouillé par la mue.l-es Pythons sont les Ophidiens les plus^®Pprochés des Couleuvres, mais la boucheces dernières est moins extensible que laUr . bien qu’elle le soit encore d'une ma-re remarquable ; elle est garnie de dentsfibreuses, en général petites, plus ou"ms égales et dirigées vers le gosier. CesI " ls > qui forment une sorte de carde, sont|ées sur les os maxillaire, palatin etr 78oïdien,à la mâchoire supérieure, où„ es forment deux rangées doubles; il

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a Pas sur l’intermaxillaire. A la mâchoire

"Prieure il n’y en a qu’un seul rang.

* ,cs Couleuvres peuvent avaler des ani-"'aux (i>, m qjamétre plus considérable que, c ' 1ï * de leur propre corps; elles boivent' M,Ssi , niais à la manière des Lézards, c’est,|ç f P r, 'l u Ké qu’on leur attribue l’habitudefêler les vaches ; leurs lèvres endurcies ner mettraient point la succion, etleurs dentsJj Perses les empêcheraient de quitter lea P v ès qu’elles l’auraient saisi. Il est peuPersonnes qui ne sachent aujourd’hui, * ,e Prétendu dard des Serpents est unli (1 Pi " eil bien inoffensif, leur langue, bi-a s a pointe , douée de mouvements ra-

pides et rétractiles dans un fourreau basi-laire. Il est des pays où l’on connaît assezl’innocuité des Couleuvres pour les recher-cher comme aliment; on les nomme alorsAnguilles de haies. Leurchairestsèche,d’unesaveur assez fade, mais qui ne rappelle enrien l’odeur repoussante des Couleuvres.Toutefois elle est si peu abondante qu’unemince Anguille vaut mieux qu’une grosseCouleuvre.

Les Couleuvres se multiplient assez promp-tement. Celles qu’on a étudiées sous ce rap-port sont ovipares; mais il parait, d’aprèsdes observations de M. Prévost, que sui-vant les circonstances où on la place, unemême Couleuvre peut être ovipare ou vivi-pare. C’est du moins ce qui résulte de quelquesexpériences faites par lui sur la Couleuvre àcollier, et dont il résulte que, placée à proxi-mité de l’eau ou dans des lieux humides, celteCouleuvre serait ovipare, ce qui est sa con-dition habituelle, et vivipare au contraire,ou mieux ovovivipare, quand on la tientéloignée de toute humidité. Quelques autresremarques viennent à l’appui de celle ma-nière de voir.

On connaît aujourd’hui un nombre trèsconsidérable de Serpents de la même familleque nos Couleuvres.

M. H. Schlegel, dans son ouvrage sur laPhysionomie des Serpents (1837’, en a distri-bué les espèces en 10 groupes qu’il considèrecommcautant de genres; et, d’après la naturedes lieux habités par les espèces de chacund’eux, il les partage en trois groupes, consi-dérés par lui comme autant de familles. Cesont les Couleuvres terrestres, d’arbres oud’eau douce. Ce travail nousservira deguide.

Genres.

I. Couleuvres terrestres.

1. Coroneiaa. — Les espèces de ce g. rap-pellent, par leur organisation, les Couleuvresproprement dites ; mais elles en diffèrentparune taille moindre, un tronc moinscomprimé,ordinairement pentagone et revêtu d’écaillesle plus souvent lisses et distribuées sur 17 à19 rangées ; ainsi que par leur queue co-nique et peu longue. LcsCoronelles se trou-vent dans les climats chauds et tempérés desdeux mondes. Elles habitent les plaines. et,de préférence, les lieux humides ou cou-verts de bruyères. On n’en a pas encore ob-