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Tome quatrième.
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j n ut, et occupent une place importante dans9 culture maraîchère.

î'.ntre les mains de l’homme , les Courges° n t pris les formes les plus bizarres et ac-lîuis un volume considérable. I-es espèces<,ui méritent l’attention des amateurs deculture sont :

,0 l e Potiron jaune commun, C. maxima.~'Tige grimpante et très longue, munie defartes vrilles, à feuilles en cœur très rudes.p niit monstrueux, jaune, globuleux, àcôtes, et creux à la maturité. I.es Polirons" er, 1 gros et petit, sont des variétés du Po-| lr °n commun. La pulpe de cette espèce estaune, d’un grain assez fin, mais fade etPeu sucrée ; on la mangS en potages, et l’onl’eut en préparer des tartes d’un goût fort

agréable.

LeGiRAUMON, Pepo .—Feuilles cordées-°* > tuses , subquinquélobées , denticulées , àcalice s’amincissant en dessous du limbe.r Uit de forme variée, mais, dans la variété

lat'aiid

Plus cultivée, il est rouge, muqueux et à

es vertes, aplati et surmonté d’une‘corme excroissance divisée en quatre, etgurant assez bien un turban , d’ou le nom'tlgaire qui lui a été donné. La pulpe dec®tte Courge , plus dense et plus fine quecelle de l’espèce précédente, a plus de,lv eur et est employée aux mêmes usages,j, La C. de Barbarie , C. verrucosa .—^cuill es cordées, profondément quinquélo-ees et denticulées ; lobe moyen rétréci à saI a*e. Le fruit est le plus communément al-° n gé en Concombre , fort gros et d’un vertPPcè, brillant et lisse, à côtes saillantes etP Us ou moins verruqueuscs , uni ou pana-,lé de jaune. La C. de Barbarie est d’unJj° ût plus délicat que les espèces précé-enles ; on peut la manger frite avant sam aturité, et la saveur en est agréable.

■e Pâtisson ou Bonnet de prêtre et

4» j

u é«CTEUR,C . melopepo .—Feuilles cordi-ob-. s es, subquinquélobées,denticulées; vrilles."‘Parfaites, souvent transformées; calice

hé

év asériée

["^sphérique, campanulé et court, Irèsa ia gorge. Le fruit, de forme va-

, est plus constamment d’un blancabnàtre eu vert panaché de jaune, dé-Pr'Hé , du poids de 1 kilogr. 1/2 au plus , à°U S cornes très proéminentes et renfer-# 4,11 'es graines. La pulpe, d’un jaune pâleu est fine et délicieuse, frite.

On rapporte au Pâtisson le Potiron d’Es-pagne , dont le fruit, de 3 à 4 kilogr., estaplati, très déprimé au centre epdesdeuxcôtés , couvert d’une écorce gris de perle etonde. C’est, sous le rapport du goût, le plusexquis de tout le genre.

5“ C. orangine, COI.OQUINELLK , C. auran-tia .— Plante très rude, à feuilles subcordées,trilobées, cuspidées , à denticules aiguës, àfruits lisses, globuleux, ayant la forme etla couleur d’une orange. La pulpe en est fi-breuse , légèrement amère, non mangeable.C’est un fruit d’agrément que l’on mêle audessert pour faire un plat d’attrape.

Go C. COUGOURDETTK , FAUSSE POIRE , C.ovifera. — Plante grêle, grimpante, à feuillescordées, argentées, quinquélobées, denli-culaires, pubescentes; calice obovale, al-lant en s’amincissant, coupé au sommetaprès l’anlhése. Ses fruits, ayant le pluscommunément la forme d’une poire, sontblancs, verts ou panachés de vert et deblanc. Cette espèce sert à décorer les orange-ries , et ses fruits ornent nos cheminées.

Les 5 espèces que je viens de citer, et quisont, sur les 16 ou 18 qui composent cegenre, les plus répandues, présentent desvariétés à l’infini, et jouent entre elles de lamanière la plus capricieuse.

La culture des Courges n’est pas difficile :elles viennent partout, quoiqu’elles préfè-rent une exposition chaude, elle plus commu-nément on se contente de jeter des graines surdes buttes de fumier ou dans des trous rem-plis de terreau. On n’a d’autre soin à leurdonner que des arrosements, etde supprimerles branches latérales et les fruits surnumé-raires. Mais ce n’est qu’avec des soins assi-dus qu’on peut obtenir du Potiron jaune desfruits aussi volumineux que ceux qui pa-raissent chaque année sur nos marchés etpèsent jusqu’à 100 kilogr.

On tire des semences une huile colorée envert, etde bon goût quand elle est extraiteà froid ; celle qui est extraite à chaud sert àl’éclairage. On donne les tourteaux au bé-tail.

Les Courges sont cultivées en grand dansles départements de la Sarthe, de Maine-et-Loire, du Morbihan, de l’Ain , et sur lesbords du Rhône . On donne la pulpe crue oucuite, et mêlée avec du son, aux vaches, et, en général à toutes les bêtes bovines ; on la