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COUROUCOU. Ti •ogon , Lin. ois.—Genreîle l'ordre des Zvgodactyles (Grimpeurs,Cuv.), famille des Barbus, dont les carac-tères sont : Bec plus court que la tète,gros, voûté, conveie, plus large que haut,courbé a la pointe, dentelé sur les bordset garni de longs poils à la base. Narinesbasales, cachées par les poils de la face.Tarses courts, faibles, plus courts que ledoigt externe, emplumé en partie ; le doigtpostérieur externe versatile. Ailes médiocres,les 3 premières rémiges étagées , la l re trèscourte, la 4' et la 5' les plus longues ; queuelongue et étagée.
Un cou gros et court, une tête petite etmunie d’un bec d’une largeur extraordinaire,le corps épais, des tarses courts, une queuetrès longue, donnent une figure disgracieuseà ces Oiseaux, dont le plumage doux etsoyeux est orné des couleurs les plus bril-lantes, et qui rivalisent avec celles des Jaca -mars et des Colibris ; leur plumage resplen-dit d’un éclat presque métallique , et l’on ytrouve comme couleurs dominantes , dansles parties supérieures du corps, le vertglacé d’or, le noir bleuâtre bronzé ou le vertbleu, pour les espèces américaines ; chezcelles de l’ancien continent, le roux marron,le gris cendré, les remplacent ; le ventre et lapoitrine sont généralement, et sans acceptionde race, jaunes, orange, rouges ou roses,et les ailes sont, dans plusieurs espèces, tellesque les C. rosalba, rocou , Duvaucel , Kon-dea, etc., finement vermiculées de noir. Laqueue est le plus communément noire ourousse, et les reclrices sont variées de blanc.
Leur plumage varie suivant l’âge et lesexe: les femelles sont de couleur plus terne;le roussâtre , l’olivâtre, remplacent le vertdoré; les jeunes sont aussi velus de cou-leurs peu décidées et dépourvues d’éclat.
Les Cuuroucous sont des Oiseaux tristes etsolitaires, vivant retirés dans les endroits lesplus reculés des forêts , et faisant entendre,à l’époque des amours seulement, un cri ousifflement désagréable et entrecoupé, qu’ona cherché à représenter par les sybabcseou-ron-cou, eclte dernière très prolongée.Le Couroucou à ventre jaune , T. viridis ,
prononce le mot ouroucouais , ce qui se rap-proche encore beaucoup de couroucou ; ilen est de même du Suriic.ua du Paraguay .
Semblables aux Oiseaux de nuit, donl ils
ont le plumage soyeux, ils paraissent êtreoffusqués par la grande lumière , et ne sor-tent de leur retraite que le matin et le soirpour aller â la chasse des Insectes et desChenilles, dont ils font leur nourriturepresque exclusive, car ils mangent aussi desbaies, qu’ils avalent entières. Leur vol estvif, court, vertical et par ondulation, et il*chassent, dit-on , avec beaucoup d’adresse.
Ces Oiseaux font deux pontes par an : I®femelle üépose’dans un trou d’arbre pourri,agrandi avec le bec par le mâle seul , guis’accroche â l’arbre comme un Pic (le C. ro-cou fait encore son nid en creusant dans lesnids des 'fermés) de 2 à 4 œufs presque rondset d'un blanc rosé dans les C. narina, toutblancs dans l’Oranga , et gros comme desœufs de Pigeon.
Pendant l’incubation, le mâle apporte amanger à sa compagne, et répète près d’elle,pour la désennuyer sans doute , le cri d cpio, pio, qui est à la fois fort et plaintif, l e*petits naissent entièrement nus, et ne se cou-vrent de duvet qu’au bout de quelques jours-Ce n’est qu’après la deuxieme mue qu’b sprennent leur plumage d’adulte. Dès que lespetits peuvent se passer des soins de leurs
parents, ils vont se retirer dans la solitude et
pourvoient seuls â leur subsistance. Apresla pariaile, les adultes entrent en mue, et euont une seconde en août.
La nonchalance de leur caractère les em-pêche de s’ébattre comme la plupart des au-tres oiseaux et de prendre de la joie. Stup 1 "dement accroupis sur une branche moyen» 1 '’d’où ils guettent le passage d'un insecte, iischerchent à peine â se soustraire au chasseui.qui les poursuit a cause de leur chair, <l u 'est très délicate et recouverte d’une graisse ademi fluide , très abondante . et pour leurbrillant plumage. Une espèce brésilienne etmexicaine des plus recherchées sous ce dé-nier rapport est le Couroucou resplendis-sant, dont la tête est surmontée d’une hupP eaplatie, comme dans le Coq de roche ; i‘‘queue a 4 reclrices flottantes, longues deà 80 cent., le tout brillant d’un vert d'éme-raude glacé d’or du plus bel effet (l’Atlas de ce Dict., Oiseaux, pl. 5 B). i ,esparties inférieures du corps sont rouge vermillon. Le plumage de cet oiseau a serv*jadis de parure aux filles des caciques,aujourd'hui les créoles s’en décorent.