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Tome quatrième.
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souvent arides ou dans les bois, se réfu-giant dans des trous, sous des pierres oudans des creui d’arbres. Ils sortent de pré-férence le soir, et font entendre, surtout àl’époque des amours, un chant plaintif etflûté, qui, dans certaines espèces, rappellecelui des oiseaux de nuit. Ils se rendent auxlacs, aux étangs ou aux simples flaques d’eaupour s’accoupler et déposer leurs oeufs, etleurs petits, après l’éclosion, suivent les mê-mes phases que les têtards des Grenouilles.M. Gay rapporte cependant qu’au Chili ,dans les endroits secs, il a rencontré desCrapauds vivipares ( Comptes-rendus de l’A-cadémie des sciences ).

On en connaît des espèces d’assez fortetaille, et en général ils inspirent un véritabledégoût. Mais ce qu'on rapporte de leur mor-sure, du venin de leurs verrues , etc., doitêtre mis au même rang que la propriété demagnétisation et de sortilège qu’on leur re-connaît encore en beaucoup d’endroits. A lamanière des Grenouilles, ils vident quelque-fois dans la main qui voudrait les saisir touteleur vessie urinaire ; et si on les irrite da-vantage , une humeur laiteuse suinte dequelques uns de leurs cryptes dorsaux,mais cette humeur n’est point un poison. Ilsont encore un moyen de défense daps l’ex-tensibilité de leur peau, qui adhère peu auxmuscles, et qui peut, au gré de l’animal,contenir entre elle et ces derniers une quan-tité assez notable d’air qui ballonne le corps,et le place au milieu d’une couche élastiquede gaz qui le rend insensible aux chocsextérieurs.

La vie est peu active chez les Crapauds,mais elle est très tenace. Son action peutêtre considérablement ralentie, sans cepen-dant se détruire, et comme ces animaux res-pirent peu et qu’ils sont d’ailleurs suscep-tibles d’hibernation , on explique commentils peuvent rester pendant assez longtempsrenfermés dans un espace très resserré. Ilne faudrait pas cependant prendre à la lettretout ce qu’on a écrit sur leur longévité, etsur la rencontre de Crapauds vivants aumilieu des pierres les plus anciennes, soitdans des bancs de calcaire , soit dans desgéodes, etc. Ce sont autant d’erreurs aux-quelles une observation superficielle, et lafacilité qu’ont les Crapauds de se blottirdans les moindres failles a donné lieu. I.es

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pluies de Crapauds elles-mêmes trouventdes incrédules, et même parmi des gens dontle témoignage est une autorité. D’autresrapportent cependant qu’ils ont vu des Cra-pauds tomber sur leurs maisons, ou dans deschamps, et que cette grêle d’espèce animaleest même tombée sur eux. Pour nous quin’avons pas eu le même avantage, nous nouscontenterons de dire avec les premiers, q uedans bien des cas, après des pluies d’orage,la quantité innombrable de petits Batraciensqu’on voit sortir à la surface du sol, dans lesmarécages, et même dans les bois, aura bienpu en imposer, mais nous admettrons avecles seconds qu’en d’autres circonstances le*trombes peuvent avoir enlevé avec elle»quelques uns de ces animaux dans des lac»où ils ont pris naissance , et les laisser en-suite tomber à la surface du sol.

Des personnes assurent que l’on fait q ue *'quefois manger aux amateurs de Grenouil ,e5des cuisses de Crapauds; et plusieurs au'teurs rapportent qu’à Paris même, leest fréquent, les marchands pouvant s’aP'provisionner très aisément de Crapauds à I»mare d’Auleuil ; mais la fraude est trop f*'cile à reconnaître pour qu’elle soit à crain'dre. Certaines peuplades n’ont pas notteantipathie pour les Crapauds ; et Adanso»rapporte qu’au Sénégal , où l’on a rema r 'qué la fraîcheur de ces animaux, mén> ependant les plus fortes chaleurs, les N®"grès les prennent et se les appliquent sutle front pour se procurer une sensati°°agréable.

On connait une cinquantaine d’espèces àfCrapauds ; il y en a dans toutes les parti eSdu monde. MM. Duméril et Bibron , qu*décrivent 35d’après les individus conserv^dans la collection de Paris , en donnentrépartition suivante :

Amérique. 2*

Asie . y

Afrique . 2

Europe . 2

Océanie. *

Les deux espèces d’Europe sont communà cette partie du monde et à certaines cotrées de l’Asie et de l’Afrique . . f

Voici comment les mêmes erpétolog 1 ^répartissent ces animaux en douze g enqui sont :