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Tome quatrième.
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*û»,rectangulaire, etyo)u';, écaille). D’autresdébris également trouvés par M. Mantell etpubliés , comme les dents précédentes, dansses ! fonder» ofgeology sous le nom de S ton-nage Crocodile, forment aussi pour M. OwenUn nouveau genre. Des dents de ce Cro-eodilien sont épaisses, rondes et obtu-ses , marquées également de cannelures plusnombreuses et mieux définies que dans leô uchosaurus culiridens, De chaque côté existeun sillon plus profond que les autres. Lesplus grandes sont longues de 50 millimètreslarges à leur base de 38 ; les plus petites°nt un tiers de ces dimensions. Une cuirasseformée de grandes écailles osseuses , debgure quadrilatère régulière, recouvrait l’a-nimal. Ces écailles, dont plusieurs sont lon-gues de 152 millimètres et larges de 03 ,e l creusées de fossettes de 4 à 8 millimètresde diamètre, se distinguent de celles de tousles autres Crocodiliens connus , par la pré-senced’une apophyse conique,obtuse, située* l’un des angles et analogue à la dent d’unetuile. Cette apophyse entre dans une dépres-sion de la surface inférieure de l’angle op-posé de l’écaille voisine , et de cette manièretoutes se trouvent liées ensemble. M. OwenPense que la dent obtuse du calcaire juras-sique , figurée par Cuvier, pourrait bien ap-partenir à cette espèce. On ne connaît pas'a forme de la tête de ces deux genres ; maisceux dont il nous reste à parler ont un mu-seau allongé, armé de dents pointues, commecelui du Gavial ou Crocodile du Gange.

3. Le Teleosaurus (de tc>coç, parfait, etffav-P°î, lézard ) est un genre établi par M. Geof-froy pour le Gavial de Caen de Cuvier. Lesprincipales différences que présente cettetète , comparée à celle du Gavial, celles quiont déterminé M. Geoffroy a séparer généri-quement l’animal fossile des Crocodiles vi-vants, sont que la fosse nasale postérieureest plus grande et ne se prolonge pas jus-qu'à l’extrémité delà face basilaire, maiss’ouvre à peu près vis-à-vis le milieu del’arcade jugale, comme chez quelques Mam-mifères , et que l’ouverture externe des na-rines est dirigée en avant, c’est-à-dire ter-minale. Du reste , les orbites sont rappro-chées comme chez les vrais Crocodiles; maisl’espace situé entre l’arcade jugale el l’ar-rade orhito-mastoidienne est triangulaire aulieu d’èlrc carré, le frontal postérieur el le

jugal étant dépourvus de ces apophyses quiforment le côté antérieur de cet espace chezles Crocodiles. La mâchoire inférieure setermine par un élargissement en forme decuilleron qui porte sur ses côtés des espècesde canines : earactères qui n’auraient été ,selon nous , que spécifiques si la structurede la vertèbre se fût montrée la même quecelle des Crocodiles vivants.

On compte déjà 4 espèces de ce genre. Laplus anciennement connue est le Tel. Chup-manni (Konig), dont une partie du squelettefut trouvée dans lo Lias des côtes du York-shire, à un demtanille de Whitby , et dé-crite en 1758 par MM. Woller et Chapman ,LX C vol. des Trans. phil., et dont un sque-lette presque entier, trouvé en 1824 dans cemême Lias à Saltwick, est représenté pl. 16 deBird andYoung’s geol.: survey of lheY’orkshirecoast ; et pl. 25 de l’ouvrage déjà cité deM. Buckland. Ce dernier individu, long de5 mètres 1/2, avait au moins 140 dents aussiaigues et égales, mais moins compriméesque celles du Gavial. Ses trous crotaphidienssont plus longs que larges. Le diamètre trans-versal des orbites est un peu plus petit quel’intervalle qui les sépare l’un de l’autre. Lenombre de scs vertèbres est intermédiaireentre celui des Crocodiles et des Gavials,c’est-à-dire 7 cervicales, 16 dorsales, 3 lom-baires, 2 sacrées et 36 caudales, tandis queces mêmes nombres sont ,chez le Crocodilevulgaire, 7, 12, 5, 2et 34 ; et chez le Gavial,7, 13, 4, 2 et 41. Les extrémités sont plusfaibles que celles du Gavial ; les écailles os-seuses médianes du dos sont larges de9.1 millimètres et un peu moins longues ;elles sont traversées longitudinalement parune carène moins marquée que celle duGavial. Les autres écailles sont carrées, maisnon carénées; toutes sont creusées de fos-settes de 6 à 8 millim. de diamètre.

Le Tel. cadomensis GeolT. [Ann. du Mus.,XII, pl. 10 ), Gavial de Caen , de Cuv.(0.vs. joss., V, 2 e part., pl. 7). Cette espèce setrouve en grande abondance dans le calcaireoolilique de Caen . Le trou crotaphidicn deson crâne est plus large que long ; le dia-mètre transversal des orbites est plus grandque l’intervalle qui les sépare. Ce reptile,dont quelques individus avaient à peu prèsla taille de l’espèce précédente , porlait en-viron 160 dents d’inégale grandeur, 45 de