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chaque côté des deux mâchoires. Ses vertè-bres cervicales ont le diamètre antéro-posté-rieur de leur apophyse épineuse plus grandque chez les Crocodiles ordinaires; il en estde mcine de l’apophyse transverse des ver-tèbres dorsales. Ses écailles sont très épais-ses , rectangulaires, amincies vers le bord,et disposées en série régulière dans le senslongitudinal et dans le sens transversal.
I,e Tel. prisais, Gavial de Monheim et deBull, de Cuvier (ouvr. cité, pl. 6, fig. 1 et 19),Crocodilus prisais de Sœmmcring ( Mém. detAe. des Sc. de Munich , V, pl. G), Aelodonprisais de H. de Meyer pour le Gavial deMonheim, et Macrospondylus bollensis dumême auteur pour celui de Boll. Ces deuxfossiles, dont nous ne voyons pas encore deraisons suffisantes pour en former deux es-pèces , quoiqu’ils aient déjà reçu, comme onvoit, quatre noms de genres, proviennentdes schistes calcaires des environs de Solen-hyfen en Bavière et de Boll en Wurtemberg.L’individu de Sœmrnering a 965 millim. delongueur; ses vertèbres sont au nombrede 79 , par conséquent t2 de plus que leGavial et 15 de plus que le TeleosaurusChapmanni. Le trou crotaphidien est pluslong que large; les dents, au nombre de1OG seulement, dont 54 en haut et 52 en bas,sont d’inégale grandeur. Les écailles dor-sales médianes sont carénées comme cellesdu Tel. Chapmanni.
Le Tel. asthenodeirus Ow., de l’argile deKimmeridge à Shotover. Cette espèce, queM. Owen ne donne encore qu’avec doute,parce qu'il n’en connaît point le crâne, eslfondée sur quelques vertèbres et quelquesécailles ; elle est caractérisée par la peti-tesse des côtes cervicales, et par conséquentpar une structure du cou moins forte. Lesécailles dorsales médianes ne sont point ca-rénées, et la moitié seulement de leur sur-face est creusée de fossettes ; l’autre moitiéest lisse et recouverte par l’écaille précé-dente.
4. MM. Kaup et Bronn, dans une disserta-tion sur les Reptiles gavialiformes de laformation des Lias lin-fol., Studg., 1841, enallemand ), rapportent au Teleosaurus Chap-manni leur Myslriosaurus Eaurillardi , pl. 1et 2, dont le nom générique estdérivé de yia-tpov , cuillère, et <r*üpo;, lézard, à cause dela terminaison du museau en forme de cuil—
I leron, caractère qui se trouve également dansle Tél. de Caen , qui est le type du genre ,ainsi que dans le Tél. de Chapmann. Le nomde Myslriosaurus étant plus nouveau que ce-lui de Teleosaurus ne peut pas être conservé.Il nous semble en effet, autantqu’on peut enjuger par la figure très réduite de M. Buck-land , qu’il y a identité de forme du crâneentre ce Mysi. f.aurillardi et le Tel. Chap-manni. Quoi qu’il en soit, MM. Kaup et Bronncomptent déjà plusieurs Myslriosaurus quideviendront autant d’espèces de Teleosaurus,si le temps ne vient pas les détruire ; ce sontles M. /.aurillardi, l\l. Egertoni, M. Tie-demunni , M. Schmidti, M. Mandelslohi, etle M. Musei Senkenbergi, mais dont aucunene nous a paru offrir de caractères spé-cifiques suffisamment exprimés.
5. Nous plaçons ici avec doute le g. Engyom-masaurus Kaup («yyô;, rapproché; Sppx, œil,et aaôpaf, lézard, ce qui veut dire saurien àyeux rapprochés. Il vient du I.iasd’Altdorf , etil est considéré par cet auteur comme le pre-mier Gavial de Honfleur de Cuvier ; mais àtort, caries Gavials de Honfleur de Cuvieront les yeux très écartés. Ce genre nous pa-rait très voisin des Teleosaurus , et nous nevoyons dans la figure de YEng. Brongnarti,pl. 4 du Mém. cité de MM. Kaup et Bronn,que l’absence du renflement de l’extrémitédu museau pour le distinguer de ces der-niers , les yeux n’étant pas plus rapprochésque ceux des Téléosaures ou Mystriosaures.I.e museau est très étroit ; le trou crotaphi-dicn est ovale , et sa longueur est double decelle des orbites. Le diamètre transversal decelles-ci égale l’intervalle qui les sépare.
6. C’est ici que doit venir un autre genre,établi aussi par M. Geoffroy |pour les Ga-vials de Honfleur de Cuvier sous le nomde Sleneosaurus (de artvoç, étroit, et atxôpoi ,lézard , pour exprimer que le crâne de cesGavials est plus étroit que celui du Teleo-saurus) , nom rejeté par M. H. de Meyer,mais conservé par M. Owen pour la 2* espèceseulement, celle dont le corps des vertebresest biconcave , et à laquelle M. H. de Meyeravait donné le nom de Melriorhynehus Geof -froyi ( de uîtdio;, médiocre, epv/xo;, mu-seau). Dans ce g., les narines externes sontouvertes, comme chez le Gavial, à la face su-périeure du museau, et celui-ci n’est P asterminé en cuilleron , les frontaux princt-