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Tome quatrième.
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CRU

quelques pas en tirant de sa llùle des sons'enis et monotones; le Reptile baisse sonc °u, entr’ouvre avec sa tête les herbes fines,®f se met à ramper sur les traces du musi-cien quj l’enlraine, s’arrêtant lorsqu’il s ar-r ®'®, et commençant à le suivre aussitôtqu’il commence à s’éloigner. Il fut ainsiconduit hors de notre camp au milieu d’unefoule de spectateurs tant sauvages qu’euro-l’éens, quj e n croyaient à peine leurs yeux. »

1-es Crotales atteignent rarement plus d’unutetre de longueur ; on en voit cependantlui en ont près de deux. Ils vivent habi-fueliementde petits animaux mammifères,r ®ptiles ou oiseaux, qu’ils épient avec pa-lle "ce, et sur lesquels ils se détendent avecr apidité lorsqu’ils sont à leur porlée. Ils vi-v *ut aussi d’animaux morts, de rats, de la-pi ns, etc., et en ménagerie on leur en donne'*® Préférence, ün peut en tenir plusieurs,"lêrrie d’espèce différente, dans une seule® a g®, sans qu’ils cherchent à se blesser mu-tuellement. Leur marche estlente, et ils n’at-taquent guère les espèces de grande tailletlue s’ils en sont inquiétés.

®I- Schlegel en signale 4 espèces, dontUn ®, le Crotalus mutas, a été rapportée auitf'gonocéphales par Cuvier et plusieurs au-tres erpélologistcs :

1 • Le Crotale muet vit au Brésil et à laIruiane. Il n’est pas moins dangereux que*®s autres. Sa queue est terminée par unePointe acérée en forme d’alène. Daudin etttl Kitxinger en ont fait le genre TMchesis.

2. Le Crotale millet , Crotalus miliarius,qui habite dans les provinces méridionalesdes États-Unis , n’a guère plus de 0 m ,75-,il a les plaques céphaliques plus gran-des que les autres, et devient, pour cetteraison , un genre à part dans les ouvragesde MM. J.-E. Gray etFitzinger sous les nomsde Crolalophorus et Cmtdisona. *

3- Le Crotale durissus ou C. commun ,fVo talus durissus (figuré dans notre atlas,Reptiles, pl. 13, fig. 1), vil dans l’Amérique s ®ptentrionale, aux États-Unis , ainsi qu’ent-alifornie et même au Mexique . C’est lel ïpe du genre DropsophnsdeWagler. M. Au-dubon rapporte que dans certaines localités0,1 emploie sa peau pour faire des souliers.Suivant Catesby , il s’introduit quelquefois’faus les maisons et même dans les lits, et'® s animaux domestiques sont inquiets aussi

longtemps que ce Reptile dangereux se trouvedans leur voisinage ; mais il ne fait pas demal si on ne l’inquiète pas.

4. Le Crotale cascavel ?, Crotalus horri-dus ?, est répandu dans une grande partie del’Amérique méridionale. Il arrive souventau Brésil , lorsqu’un Cascavel s’est établidans un lieu où les troupeaux paissent habi-tuellement, qu’en un seul jour plusieursVaches deviennent victimes de sa morsure

(P. G.)

CROTALOPHORE. Crolalophorus (x P ô-ralov, grelot; yopoç, porteur), rept. — Sy-nonyme de Crotalus dans Linné , employé parM. J.-E. Gray dans un sens plus limité. oy.crotale. (P. G.)

' CROTALOI’SIS , Michx . bot. pn. —Syn. de Baptisia, Vent.

CROTOIM. bot. ph.—G enre de la familledes Euphorbiacées-Crolonées, établi parLinné (Gea., n. 1083), et présentant pourca-ractères: Fleurs monoïques ou plusrarementdioïques. Fleurs mâles : Calice 5-parti à es-tivation valvaire. Corolle 5-pétale, à estiva-tion convolutive. Glandes 5, alternant aveclespétales.Étamines 10 à 20, ou quelquefois ennombre indéfini, insérées sur un réceptaclenu ou villeux ; filaments libres, à estivationinfléchie, puisdroits, exserts; anthères in-trorses, filaments soudés au sommet. Fl.femelles: Calice 5-parti, persistant. Corollenulle; glandes ou appendices 5, situés à labase de l’ovaire ; ovaire sessile, triloculaire ,à locules uni-ovulés; styles 3, bifides ou mul-tipartis, et stigmates en rapport avec cesdivisions. Capsule à trois coques ; coquesbivalves, monospermes.

Ce sont des arbres, des arbrisseaux, desarbustes ou des herbes propres à l’Améri-quetropicale, où ils sont très communs, plusrares dans les parties chaudes de l’Asie et del’Afrique . Leurs feuilles sont alternes, stipu-lées, le plus souvent biglariduleuses à labase, entières, dentées ou lobées, couvertesde poils étoilés ou d’écailles ; fleurs en épisou en grappes axillaires, ou plus souventterminales, munies chacune de bractées.Tantôt les épis portent des fleurs de sexe dif-férent, tantôt ils sont bisexuels; le plus com-munément les fleurs miles sont en haut etles fleurs femelles en bas.

Ce genre, qui renferme un très grand nom-bre d’espèces, dont quelques unes sont cul-