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Tome quatrième.
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CRU

dinairemcnl 5 ou 7 paires de pattes, disposi-

tion

qui ne se rencontre pas chez les autres

animaux articulés ; leur abdomen est pourvut* appendices qui diffèrent presque toujoursde «eux du thorax ; enfin les orifices sexuelssont en général doubles, et leur appareil cir-culatoire est très développé.

La plupart des anciens zoologistes, telsfine Gesner et Aldrovande, ne confondaientPas les Crustacés avec les autres animauxerticulés, mais Linné les réunit tous sous'e nom général d’insectes , et son exemplefut suivi par presque tous ses conlempo-r ains. Brisson et I.efrancq de Berkley pro-posèrent , il est vrai, de former pour lesCrustacés une classe distincte, mais sansmotiver suffisamment leur opinion, quiPassa presque inaperçue des naturalistes, etfut Cuvier qui, le premier, établit cette*f' v ision sur des bases solides. Dans le pre-^mr volume de ses Leçons d'anatomie corn-Pa, 'ie, publié en 1800, ce savant sépara lesCrustacés des Insectes à raison de l’existencevaisseaux sanguins chez les uns, et de' absence de ces organes chez les autres ;depuis lors on a mieux défini ce groupe, et0,1 ch a considérablement étendu les limites.

J ,a '| c’est à Cuvier qu’appartient surtout■ hon

type

neur d’avoir signalé l’existence d’unorganique particulier chez ces animaux ;l ' l > aujourd’hui, presque tous les zoologistess accordent avec ce grand anatomiste pourconsidérer les Crustacés comme formant unec'asse naturelle. M. de Blainvilte est à peu

Près le seul de nos contemporains qui ne

Partage pas celte manière de voir. Dans saméthode, les Crustacés de Cuvier sont dis-persés et forment trois classes, sous lesnoms de Décapodes , de Hétéropodes et deTétradécapodes ; groupes qui sont séparésentre eux tout autant que chacun d’euxest séparé de la classe des Insectes ou de celledes Annélides ; mais les liens qui unissententre eux tous les Crustacés sont trop étroitsPour que, dans une classification naturelle,'f ne soit pas indispensable de représenter cel ïpe commun par une division particulière,et l’arrangement de M. de Blainville a leKrave inconvénient de manquer à cette con-dition fondamentale.

•-e plan général qui semble avoir étél,v ’ dans la création des Crustacés estavons-nous dit, dont on a un exem-

suiy

celui

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pie dans l’Écrevisse ; mais ce plan a subide nombreuses modifications secondaires etdevient quelquefois difficile à reconnaître.Ici, de même que dans la plupart des antresgrandes divisions naturelles du régne ani-mal , on voit le type s’effacer peu à peu àmesure que l’organisation se simplifie. Il enrésulte que, s’il est facile de définir d’unemanière rigoureuse ce type, lorsqu’on neprend en considération que les représentantsles plus parfails du groupe, il n’en est pas demême lorsqu’on veut tenir compte de tousles animaux inférieurs qui viennent scranger autour des premiers, et qui sontpour ainsi dire des formes dégradées dumême ensemble organique. Ainsi , lesCrabes, les Ecrevisses, les Squilles , lesCrevettes, les Idotées, les Apus et les Li-mules, nous offrent une réunion de caracteres tirés de la structure des appareils lesplus importants de l’économie; mais endescendant de ces animaux jusqu’aux Ber-nées, par exemple, on voit successive-ment les traits les plus saillants du type seperdre tour à tour, sans qu’il soit possiblede poser enlre ces espèces une grande li-mite naturelle et de rejeter les unes ou lesautres de la classe qui renferme les pre-mières. Quelquefois même la parenté zoo-logique qui existe entre les Crustacés or-dinaires et des espèces aportnales, ne selaisse bien apercevoir que pendant le jeuneAge. Dans un tableau de la classificationgénérale du règne animal, il est, par con-séquent, difficile de caractériser rigoureu-sement ce groupe de manière à mettreen évidence les traits les plus saillants dutype carcinologique, et à rendre la défi-nition applicable à toutes les espèces quidoivent y prendre place ; on est obligé de seborner à l’indication des particularités destructure qui se rencontrent dans la grandemajorité des cas; mais on se formera uneidée juste de la composition de la classe toutentière, si, à l’énumération des caractères do-minants indiqués ci-dessus, on ajoute quece groupe naturel comprend les animauxchez lesquels cet ensemble de caractèresexiste, ainsi que les espèces qui sont enquelque sorte des représentants dégradés dumême type, ou qui offrent d’une manièrepermanenle les formes embryonnaires tUspremières.