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Du reste, pour avoir des notions suffi-santes de la nature des Crustacés, il nesuffit pas d’en connaître le signalement;il faut examiner l’ensemble de l’organisa-tion de ces animaux, et passer en revueles principales modifications subies parchacun des gràTids appareils de leur éco-nomie : c’est ce que nous nous proposonsde faire dans cet article; mais, avant de nouslivrer à cette investigation , nous croyonsdevoir dire quelques mots des principauxgroupes secondaires dont les noms se pré-senteront souvent dans le cours de nos des-criptions anatomiques et physiologiques.Dans cet exposé sommaire de la classifica-tion des Crustacés, nous serons, il est vrai,obligé d’anticiper sur les résultats fournispar l’étude anatomique de ces animaux ; carles divisions établies parmi ces êtres repo-sent sur ces connaissances organographi-ques ; mais nous ne pourrions acquérircelles-ci sans avoir à employer à chaque in-stant la nomenclature carcinologique, et parconséquent, il faut, en premier lieu, fixerses idées sur cette terminologie.
La classification intérieure de ce groupeoffre également des difficultés considérables;et, parmi les diverses méthodes proposéesjusqu’à ce jour pour le diviser en sous-clas-ses, ordres et familles naturelles, il n’enest aucune qui nous paraisse à l’abri decritiques bien fondées. II ne peut y avoiraucune incertitude sur l’opportunité de laséparation établie entre les Crustacés ordi-naires d’une part, et les Xyphosures del’autre; mais la classification des premiersest à plusieurs égards en désaccord avec lesaffinités naturelles de ces animaux. Ainsi,dans la méthode que nous avons employée,celte première division est à son tour sub-divisée en deux grandes sections, suivantque la bouche est conformée pour la masti-cation ou pour la succion. Mais on sait au-jourd’hui que ces deux formes de l’appareilbuccal se rencontrent chez des espèces con-formées d’ailleurs d’une manière très ana-logue, et que, parmi les espèces qui offrentl'un ou l’autre de ces caractères, on ren-contre des formes zoologiques essentielle-ment différentes. L’espace nous manqueraitsi nous voulions discuter ici les défauts detoutes ces méthodes ou chercher à motiverles améliorations dont elles nous semblent
susceptibles ; mais le peu de mots que nousvenons d’en dire suffira pour expliquer pour-quoi nous ne suivons pas aujourd’hui danstoutes ses parties la classification que nousavions nous-même adoptée il y a quelquesannées.
Pour que l’arrangement méthodique desCrustacés soit autant que possible l’expres-sion des modifications plus ou moins im-portantes introduites par la nature dansl’organisation de ces animaux, il noussemble que, dans l’état actuel de la science,il convient de les diviser de la manière sui-vante :
CLASSE DES CRUSTACÉS.
Sous-classe I.
CRUSTACÉS ORDINAIRES.
Un appareil buccal composé de plusieurspaires de membres distincts des organes lo-comoteurs.
Division I. — l'odoplithalnies
Yeux pédoncules et mobiles. En généraldes branchies proprement dites. Une cara-pace. Tête en général soudée au thorax. Pattesthoraciques vergiformes.
Ordre I.—DÉCAPODES.
Branchies thoraciques et presque toujburscachées sous la carapace , quelquefois nul-les. Appendices abdominaux bien dévelop-pés , ne ressemblant pas aux pattes thora-ciques , et servant à la natation ou à la gé-nération. Anneaux céphaliques antérieurssoudés entre eux. Appareil buccal composéde six, de cinq ou de quatre paires de mem-bres. Pattes thoraciques en général ambula-toires, et au nombre de cinq paires.
Section I. — Brachyures.
Abdomen reployé sous le thorax, P eUdéveloppé, n’ayant pas d’appendices aupénultième anneau et ne servant pas à l alocomotion. Orifices de l’appareil femellesitués sur le plastron sternal, qui est assezlarge entre toutes les pattes.
Famille I. —Oxyrhynques.
Tribu I. — Mai'ens.
Leptopodie , Latreillie , Sténorhynq ue ’Achée, Camposcie, Amatbie, Inachus, Eg erie , Doclée, Libidoclée, Libinie , Épiai te •Eurypode, Halime, Acanthonyx, Pér |Cere 'Menæthie, Othonie, Tyche , Leucippe- S