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Tome quatrième.
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tanisation essentiellement différent de celui•l’un Sq u il le ou d’un Amphipode, et s’expli-quent facilement à l’aide des principes po-sés ci-dessus. Ainsi, la carapace, qui acquiert'ci des dimensions si considérables, n est au-*re chose que l’arceau dorsal du quatrièmeanneau céphalique qui, en se développantoutre mesure, a chevauché sur les anneaux'oisins.

L’espèce de coquille bivalve qui renfermele corps entier des I.irnnadies et des Cypris,n’est aussi autre chose que le résultat du dé-veloppement excessif de l’arceau dorsal,

I Un des derniers anneaux céphaliques; seu-lement ici ce sont les pièces tergales seulesqui acquièrent des dimensions considéra-bles , et qui, ne se confondant pas sur laligne médiane, restent mobiles l’une surl’autre.

Il serait facile de multiplier les exemplesde ces particularités de conformation, déter-minées bien évidemment par l'influence des°auses modificatrices indiquées ci-dessus ;mais les cas dont il vient d’être question mesemblent devoir suffire pour donner une’dée nette de la manière dont la conforma-•ion extérieure des Crustacés peut variersans que le plan général de l’organisationa, t été changé en rien d’essentiel. F.t dans uneesquisse aussi sommaire que celle à laquellenous devons nous borner ici, l’espace nousmanquerait si nous cherchions à entrerdans plus de détails.

L’espèce de cuirasse, constituée commenous venons de le dire, et offrant tantôt uneconsistance cornée, tantôt une dureté pier-reuse, ne revêt pas d’une manière perma-nente le corps des Crustacés. De même quel'épiderme des Reptiles , cette tunique sedétache du derme à certaines époques , ettombe pour faire place à une couche épi-dermique nouvelle qui se développe au-dessous de l’ancienne, elqui,àsou tour,con-stitue un nouveau squelette tégumentairesemblable à l’ancien, si ce n’est qu’en géné-ral les dimensions en sont plus considé-rables. I.a dépouille se fend dans une direc-tion déterminée, et se détache en conservanttoutes ses formes , de façon à ressemblerexactement à l’animal dont elle provient, sice n’est que , dans son intérieur, il n’existeP'us aucune partie molle. Le nouveausquelette tégumentaire qui s’était constitué

préalablement entre le derme et l’anciennetunique épidermique, est encore membra-neux lors de la mue, mais il ne tarde pasà se consolider ; et chez l'Écrevisse, parexemple, ce travail s’achève dans l’espacede deux_ ou trois jours. Chez beaucoup deCrustacés ces mues sont très nombreuses etse succèdent rapidement; enfin elles pa-raissent avoir lieu pendant toute la durée dela vie de ces animaux, dont la croissancese continue jusque dans la vieillesse la plusavancée.

Mouvements. — Le squelette tégumentairedont nous venons de parler n’a pas seule-ment pour usage de protéger les parties in-térieures du corps et de donner à celui-cisa forme générale, il sert aussi aux mouve-ments en fournissant au système muscu-laire des points d’appui et des leviers.

Les muscles sont d’une blancheur parfaite,et ne présentent dans leur structure rien departiculier. Tantôt ils s’insèrent directementaux téguments, d’autres fois ils se fixent surdes prolongements qui naissent du squeletteextérieur, et qui remplissent les fonctionsde tendons. Ceux-ci sont quelquefois pres-que filiformes, et ne donnent insertion auxfibres musculaires que par leur extrémité;,mais on en trouve aussi qui sont larnelleux,et qui s’enfoncent presque entièrement dansle tissu du muscle ; leur structure est la mêmeque celle du lest, et ils naissent ordinaire-ment du bord de la pièce mis en mouve-ment par le muscle dont ils dépendent. Ilest rare d'en trouver à l’extrémité immobiledu muscle, à moins qu’on ne regarde commedes organes analogues à ces espèces de ten-dons les apodèmes ou replis intérieurs dusqui letle tégumentaire que nous avons déjàmentionnés, comme existant souvent sur laligne de soudure de deux pièces voisines.

Les leviers misen mouvement parles mus-cles sont d’ordinaire des pièces annulairesqui entourent le tronc ou les membres del’animal, et qui sont unis à la portion voi-sine du squelette tégumentaire par un es-pace membraneux. Presque toujours cetteportion basilaire et cette portion mobile del'appareil se touchent directement par deuxpoints opposés de leur circonférence, et of-frent dans ces points des surfaces articu-laires disposées de façon à donner soit de lafixité à la direction de leurs mouvement*,