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flements lenticulaires et les cornéules sontl ous parfaitement visibles, et les premiers,'lui sont assez petits, n’occupent que le centredu cadre formé par les bords des seconds.Qn les retrouve chez un grand nombre defhachyures ; mais en général les renflements' e nticuiai res occupent presque toute l’éten-duede la cornéule. de façon que leur contourSe confond un peu avec les bords de celle-ci.
f'ans la plupart des cas, ces renflementslenticulaires paraissent s’être développésdans la substance de la cornéule, mais quel-quefois on peut l’en distinguer : dans lesyeux d’ lln Crabe maculé nous avons trouvé,"«-dessous des facettes de la cornée , unecouche assez facile à détacher, et formée parune réunion de ces lentilles, qui, à leur tour,recouvraient les cristallins coniques.
Nous voyons donc que la structure desÏCUX des Crustacés se complique de plus enPlus à mesure qu’on s’élève dans la série deces êtres, et que ces modifications dépendentPrincipalement: 1 ° de l’agglomération d’unnombre plus ou moins considérable d’yeuxAmples en une seule masse ; 2° de la for-mation d’une cornée particulière pour cha-que œil ; 3» de la formation des renflementslenticulaires entre la cornée commune et lecristallin ; 4» de l’existence simultanée d’unecornée propre et d’un renflement lenticu-laire pour chaque œil élémentaire.
•-es yeux simples et les yeux composése *istent quelquefois chez le même Crustacé ;dans les Cyames et les Lunules, par exemple,°n trouve deux yeux lisses et deux yeuxcomposés à facettes. Dans l’Apus il existedeux stemmates et un œil composé à cornéelisse ; mais dans l’immense majorité des cas,il n’y a que des yeux composés dont la dis-position varie. I.eur nombre est en généralde deux ; quelquefois ils ne forment qu’uneseule masse, de façon que l’animal ne paraitavoir qu’un seul œil médian. Dans les Daph-nies, par exemple, les stemmates agglomérésforment d’abord deux masses oculaires «ouyeux composés à cornée lisse ; mais , par leProgrès de l’âge, ces deux yeux s’unissent ethé forment plus qu’un seul œil. Les stem-n, ates sont immobiles et sessilcs, c’est-à-dire'"'plantés immédiatement sur la surface ducorps et peu élevés au-dessus, au moyen** un pédoncule ou d’une tige cornée ; il enest en général de même pour les yeux corn
posés à cornée lisse ; mais quelquefois lamasse oculaire formée par chacun de cesorganes est elle-même mobile, ou bien setrouve placé à l'extrémité d’une tige mo-bile ; les Daphnies sont dans le premiercas : leur œil ne fait pas saillie au dehors ,mais est pourvu de muscles destinés à lemouvoir; et chez les Nébalies ces organessont saillants , et ne tiennent au reste ducorps que par un pédoncule articulé, demanière à permettre leurs mouvements. Ilen e6t de même pour les yeux à facettes,dont le nombre est toujours de deux ; chezles Édriophthalmes ils sontsessiles et immo-biles, tandis que, chez tous les Décapodes ,les Stomapodes et les Phyllosomiens, ils sontplacés sur deux tiges mobiles, qu’on peutregarder comme les membres du premieranneau céphalique. Enfin chez un grandnombre de ces animaux, il existe entre lebord de la carapace et la base des antennesexternes une cavité orbitaire dans laquellel’œil se reploie, de manière à se mettre àl’abri de toute injure. Quant à la forme gé-nérale des yeux à facettes, elle est en géné-ral légèrement convexe et à peu près circu-laire ou ovalaire chez les Edriophthalmes,tandis que chez les Décapodes elle se rap-proche le plus souvent d’un sphéroïde ; leurcouleur varie aussi, suivant les espèces.
Le mécanisme de la vision a été peu étu-dié chez les animaux articulés. Dans lesyeux lisses ou stemmates , la marche de talumière doit être à peu près la même quedans les yeux des animaux vertébrés, et sur-tout des Poissons , où le cristallin agit à lamanière d’une lentille, et rassemble lesrayons lumineux sur un point donné delàsurface du nerf situé derrière lui ; il en estprobablement à peu près de même dans lesyeux composés à cornéules lenlifères; mais,dans les yeux à facettes simples ( ceux où iln’y a point de renflement lenticulaire), ilparaîtrait que les cônes transparents forméspar les cristallins et les cellules tubiformessitués au-devant du nerf, n’agissent nicomme un instrument de dioptrique, nicomme un appareil de catoptrique , et neservent qu’à rendre l’impression de la lu-mière plus nette , en isolant les rayons per-pendiculaires de ceux qui arrivent dansd’autres directions.
Le système nerveux des Crustacés, de même