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Tome quatrième.
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mement, etqui est divisée en unemultitudede facettes hexagonales; derrière chacunede ces facettes ou cornéules est situé, commed’ordinaire, un cristallin dont la face anté-rieure est convexe, et dont la face postérieure,qui se prolonge en un cône à sommet obtus,est conliguë à un petit cylindre gélatineux,avec lequel le filet correspondant du nerfoptique se confond.

I)e cette disposition au mode de confor-mation des yeux composés à facettes sim-ples il n’y a qu’un pas ; car la principaledifférence consiste dans la soudure intimedes deux cornées superposées dont nous ve-nons de parler et l’existence d’une espècede cloison formée par un pigment entre cha-cun des éléments oculaires.

Dans ces organes , de même que dans lessteimnates, la tunique externe est dure ettranslucide; elle se continue avec les tégu-ments et constitue une cornée transparente ;mais au lieu d’être lisse et sans divisions,elle présente une multitude de petites fa-cettes distinctes, qu’on peut regarder commeautant de cornées , car chacune d’elles cor-respond à une loge oculaire qui lui est pro-pre. Chez les Insectes, ces facettes , ou cor-néules, sont toujours de forme hexagonale;mais, chez les Crustacés , elles sont souventcarrées ; dans les Écrevisses, les Pénées, lesGalathées, les Scyllares, par exemple, ellesprésentent cette disposition , tandis que chezles Pagures , les Phyllosomes , les Squilles ,les Gébies, les Callianasses, les Crabes , etc.,elles sont hexagonales. Derrière chacune deces petites cornées on trouve un corps trans-parent et de forme conique, qui est en-touré par une sorte de gaine composée dematière colorante, et se continue intérieu-rement avec un filament gélatineux dont labase adhère au bulbe du nerf optique; lepigment se prolonge aussi entre les espècesde colonnes formées par ces filaments , demanière à les isoler entre elles, et se reploieentre leur base et le bulbe du nerf optique.Enfin, derrière la masse formée par ces di-verses parties , on trouve une tunique mem-braneuse qui est percée dans son milieu pourlivrer passage au nerf, et qui n’est qu’unprolongement de la membrane tégumentaire imoyenne, de sorte que c’est entre les deux 1couches externes de la peau qu'est creusée |la chambre oculaire. Les cônes transparents

dontnous venonsde parler etdont l'existencea été signalée par M. Müller, dans tous le*yeux à facettes des Insectes aussi bien quedes Crustacés, paraissent remplacer les cris-tallins des yeux simples, ou plutôt n’en êtrequ’une modification. Quant aux filamentsvitrés gélatineux qui se trouvent derrière cescônes, ils occupent la majeure partie de cha-cune des longues cellules oculaires, et onles regarde généralement comme étant desbranches terminales du nerf optique ; maisun examen attentif de l’œil de Homard m'afait concevoir quelque doute sur cette déter-mination ; le bulbe du nerf optique ne m’aparu présenter réellement aucune division;il m’a semblé se terminer par une surfaceoffrant une multitude de petites facettes ta-pissées de matière colorante et en rapportavec la substance vitrée qui remplit toute laportion inférieure des cellules oculaires.C’est aussi l’opinion que M. de Blainvilleparait s’être formée d’après la dissection desyeux de la Langouste; mais, pour résoudrecomplètement ce point délicat de l’anatomiedes Crustacés, il faudrait peut-être des ob-servations plus décisives.

Chez d’autres Crustacés, tels que les Ido-tées, le mode d’organisation des yeux paraitdépendre d’une modification différente desyeux composés à cornée lisse ; la dispositionde la masse oculaire est essentiellement lamême que dans les yeux à facettes: seule-ment la cornée commune présenteau-devan*de chaque cristallin (ou cône transparent) unrendement circulaire qui ressemble un peuà une lentille qui serait enchâssée dans cettetunique. Ces renflements sont bien distincts,et dans l’espace qui les sépare on n’aperçoitaucune ligne qui correspondrait aux cellulestubiformes placées au-dessous.

Au premier abord on pourrait croire q ueces renflements lenticulaires sont les analo-gues des cornéules des yeux à facettes , q u '-dans ces derniers organes, se seraient élarg lSrie façon à se toucher et à prendre une fori» ehexagonale; mais il n’en est pas ainsi, carsi l’on poursuit cette étude de l’appareil op-tique chez d'autres Crustacés, on ne tarde p aSà rencontrer des exemples de l’existence sl 'multanéc de cornéules et de renflements le* 1ticulaires bien distincts. Les yeux desnasses nous ont présenté cette structure demanière la plus facile à constater.car les rel1