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Tome quatrième.
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paire remplissent les mêmes fonctions cheztous les Décapodes , et partout où les bran-chies sont renfermées dans une cavité thora-cique, ces membres présentent dans leurstructure les modifications dont nous venonsde parler, tandis que chez les autres Crus-tacés ils ne portent jamais à leur côté in-terne un grand appendice valvulaire. I.adisposition du canal efTérent de l’appareilbranchial ne varie que peu, mais celle del'ouverture par laquelle l’eau pénètre dansla cavité respiratoire est bien moins con-stante. Cbez la plupart des Brachyures, ellen’existe qu’au-devant de la patte ambula-toire de la première paire, et a la forme d’unefente allongée qui est occupée par un pro-longement de l’article basilaire de la patte-mâchoire externe. Lorsque ces membres sontappliqués sur la bouche, l’ouverture affé-rente de la cavité respiratoire est fermée parcelte espèce de levier, et pour y faire entrerl’eau, l'animal est obligé de les écarter : aussivoit-on ces organes dans un mouvementcontinuel; mais ces mouvements ne sontpas la cause active du renouvellement del’eau qui baigne la branchie, car c’est tou-jours du jeu des mâchoires de la secondepaire qu’elle dépend. Chez quelques Bra-chyures, cette ouverture est séparée de labase de la patte ambulatoire de la premièrepaire par un petit prolongement de la cara-pace , et au lieu de n’être qu’une fente, seconvertit ainsi en trou; c’est ce que l’on voitchez les Dorripes. D’autres fois, chez lesIlias, par eicmple, le bord inférieur de lacarapace est soudé aux épimères tout lelong du côté du thorax, et c’est sur les côtésde la bouche, au-dessous du canal efférent,que se trouve l’ouverture par laquelle l’eaupénètre dans la cavité branchiale. Enfin,dans la Ranine, c’est à la racine de l’abdo-men que ce trou se fait remarquer.

La plupart des Crustacés sont des ani-maux essentiellement aquatiques , et ungrand nombre d’entre eux périssent en trèspeu de temps, lorsqu’on les retire de l’eaupour les exposer à l’action de l’air ; maisd’autres espèces vivent autant à l’air quedans I eau, et on en connaît même qui sontterrestres dans toute l’étendue de ce mot,car ils ne vont guère à l’eau que pour s’ybaigner. Au premier abord on pourrait doncs’attendre à trouver dans la structure de

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l’appareil respiratoire de ces animaux desdifférences très considérables qui seraienten rapport avec cette diversité dans leurshabitudes; mais les Crabes de terre (ou Gé-carciniens) ont des branchies comme lesautres Décapodes , et la seule particularitéqu’on remarque dans leur appareil respira-toire semble avoir pour usage de maintenirces organes dans un état d’humidité néces-saire à l’exercice de leurs fonctions. Tantôtce résultat est obtenu par l’existence d’unrepli membraneux qui constitue une espèced’auge dans la partie la plus déclive de làcavité branchiale, et y conserve une provi-sion d’eau, tantôt par le développementd’un grand nombre de végétations rameusessur la membrane qui tapisse la voûte de cettecavité , lesquelles remplissent les fonctionssoit d’une sorte d’éponge propre à retenir del’eau, soit d’un organe sécréteur destiné alubréfier les parties situées au-dessous-Quelquefois cependant l’appareil respira-toire des Crustacés terrestres est modifieplus profondément, et offre quelque res-semblance avec ce qui existe chez les ani-maux pulmonés. Ainsi dans le g. Tylos lesfausses pattes branchiales présentent unesérie d’orifices comparables à des stigmates,et communiquant dans de petites cavités oul’air doit pénétrer. Une disposition analoguese voit chez diverses espèces de la tribu desCloportides, et semble indiquer l’existenced’un passage vers le système trachéen desInsectes ; mais il serait possible que cesorganes ne fussent que des cryptes desti-nées à lubrifier la surface branchiale etnon les instruments spéciaux de la resp 1 'ration.

Génération. — Les Crustacés , de mên> eque tous les autres animaux articulés, sereproduisent au moyen d’œufs, et de inêi» eaussi que la plupart de ces êtres , ils n’otdjamais les deux appareils sexuels de P r °duction et de fécondation réunis chez unseul individu; les sexes sont toujours dis-tincts, et chez un grand nombre de ces ani-maux, il y a une véritable copulation. #* alSdans cette classe, de même que dans ceides Insectes, on signale à cet égard q ueques anomalies singulières; lcsApus, P a *exemple , paraissent pouvoir , commePucerons, se reproduire sans avoir été ®condés, et jusqu’ici on n’a même pas 0