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Ces loges, analogues aux périthéces des Ifv-poxylons de la section Cordyceps , ont reçude quelques auteurs le nom particulier deScaphidies. Enfin, comme si, dans chaque série, devaient se reproduire les formes usitéesdans une autre, nous retrouvons dans lafructification des Laminariées quelque chosequi ressemble, au moins pour la dispositiongénérale des utricules, au disque sporigèredes Lichens et des Pézizes. Les formes lesplus simples qui se soient encore offertes ànos regards se trouvent dans les Zoospermées.Ici, en effet, une seule cellule du tissu dela fronde, que cette cellule fasse partie d’uneAlgue articulée nu continue, sert deconcep-tacle ou de matrice à la sporidie , qui elle-inème résulte de la métamorphose de l’en-dochrome ou de la matière chlorophyllaireque celle-là recelait dans sa cavité. Dans unpetit nombre de genres, on observe encoreun organe particulier qui a reçu le nom deConiocyste (voy. ce mot), et dans lequel sontcontenus les éléments de la sporidie future.C’est ici le lieu , ce nous semble , d’indiquerla différence qu’on a établie entre une sporeet une sporidie. On donne le premier nom àl’organe reproducteur lorsqu’il se développelibrement à l’extérieur d'une cellule , quelque soit d’ailleurs son mode d’évolution , etque celle-ci soit superficielle ou contenuedans un cunceplacle. La sporidie est toujoursrenfermée dans une cellule. La spore est in-cluse dans un périspore, et en outre elle est,comme la sporidie, revêtue d’une membra-nulequ’on nommeépispore. Les spores, néesdes cellules sous-jacenies, sont accompa-gnées de filaments cloisonnés dans les Phy.coidées, soit qu’elles émanent de la paroides scaphidies, soit qu’elles se montrent à lasurface, des frondes. On ne les trouve nuesque dans un petit nombre de genres. Dansla plupart des formes diverses de concepta-cles présentées par les Floridées, elles résul-tent le plus souvent de la métamorphose del’un , quelquefois du dernier des endochro-mes des filaments qui viennent s’épanouirdans le conceptacle. Au reste, nous n’expri-mons ici que le fait le plus général, sansprétendre affirmer qu’il en soit toujoursainsi, car nous n’ignorons pas que souventaussi la spore s’engendre dans des cellulesautres que celles dont nous venons de par-ler. Nous renvoyons donc le lecteur au mot
ptiYCKES , où nous nous proposons de don-ner à ce sujet les développements convena-bles et que ne comporte pas cet aperçurapide.
Mais les spores, renfermées en plus oumoins grand nombre dans des conceptaclesfermésde toutes parts ou munis d’un ostiole,ne sont pas, chez les Floridées, les seuls or-ganes démultiplication que la nature, pro-digue envers elles, leur ait accordés. Quoi-qu’on ne connaisse pas encore les deux sor-tes de fructification dans toutes, il paraitnéanmoins, si l’on en doit juger sur un trèsgrand nombre, que chaque espèce les possèdeinvariablement. Cette seconde fructification,que quelques phycologues mettent en pre-mière ligne, ne regardant l’autre, la fructi-fication conceptaculaire, que comme un étatanormal, consiste dans la réunion en uncorps sphérique ou oblong de 4 spores qui,d’abord indivises , se séparent à la maturitéen 4 spores, soit triangulairemenlou crucia-lement, chaque spore représentant un té-traèdre, soit par zônes transversales, les2 moyennes élant disciformes et les 2 extrê-mes hémisphériques. Ces corps ont reçu lesnoms de sphérosporcs ou de létraspon s. Dansles Zoospermées les plus inférieures, cellesqui sont réduites à une simple cellule, lessporidies ne sont autre chose que des cellu-les semblables à la plante-mère , qui s’orga-nisent dans sa cavité aux dépens de la ma-tière verte et sortent à la maturité en rom-pant sa paroi, d’où, comme quelque*animalcules inférieurs avec lesquels ce*plantes ont de l’analogie, on peut à bon droitles nommer métroctones ou matricides. Mai*si les organes reproducteurs decelte dernièrefamille offrentpeu d’intérêt, en général, sou*les rapports de forme et de structure, quel-ques uns excitent au plus haut degré not' eétonnement et notre admiration par celtepropriété si extraordinaire dont ils jouissentà une certaine époque de leur vie éphémère,et qui consiste à se mouvoir dans la cell ,lleoù ils ont pris naissance, à en sortir succes-sivement par un pertuis pratiqué à cet elïe 1,et à continuer ainsi, dans l’état de liberté-leurs mouvements spontanés, si rapproché*de ceux des animaux , jusqu’au moment ouils se fixent sur les corps environnants P° urvégéter et reproduire la plante-mère. On
ignoré bien longtemps non seulement que ce*