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des gemmes et des propagules, sortes de bou-tures dont la place et les formes doiventnous arrêter encore un instant. Chez lesMousses, on peut voir sous la fleur femelle,ou ailleurs dans l’aisselle d'une feuille, sedévelopper un bourgeon produisant destiges annuelles hjpogynes, appelées innova-tions, lesquelles, après avoir poussé desracines de leur base, se séparent de laplante-mère pour former un nouvel indi-vidu. Les propagules des Hépatiques sontplacées soit sur les feuilles des caulescen-tes , soit sur les frondes des membraneusesChez ces dernières, elles sont contenuesdans des cupules à bords frangés, orbicu-laires ou sémilunaires, qu’on nomme cor-beilles (Scyphuli) , et présentent une formelenticulaire ou ovoïde. Dans le g. Btasia(voy. ce mot), elles sont renfermées dansdes poches ovoïdes. Quelle que soit au resteleur origine, il parait qu’elles peuvent, àl’égal des spores, reproduire la plante dontelles sont issues. Chez les Lichens et lesByssacces, ce sont les gonidies, granulesverts répandus en abondance dans le thalleou confinés sous son épiderme, qui, enl’absence de l’autre mode de reproductionparsporidies, sont susceptibles de propagerl’espèce. C’est ainsi que se perpétuent cheznous quelques Lichens qui n’y fructifientjamais (ex. Sticta auraia ). Les Phycées sontencore mieux partagées que les Lichens sousle rapport qui nous occupe , puisque, outreles deux formes de fructification des Flori-dées, dont peut-être ne sont pas non plustout-à-fail privées les Phycoïdées, on ren-contre encore, dans presque toutes, desmoyens de propagation dus à la végéta-tion des cellules de quelque portion de laplante elle-même ; car on ne peut pas don-ner le nom de germination à celte espèce decontinuation pour ainsi dire non interrom-pue de la plante. M. Thuret a surtout faitremarquer, dans son curieux mémoire citéplus haut, cette faculté d’extension portéeau plus haut degré dans toutes les portionsdu tube des Vauchéries. Enfin, M. Corda est,à notre connaissance, le seul mycologue quiait parlé de la présence des gemmes dansles Champignons, et encore ne les a-t-il ob-servées que deux fois, dans VAscophoraMucedo et dans le Pénicillium glaueum ,deux espèces, au reste, si communes que la
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vérification de son assertion devient facile-Usages des Cryptogames. L’utilité des vé-gétaux cryptogames doit être envisagée sousle double rapport de leur économie dans lanature, et de leur emploi dans l’économiedomestique et les arts industriels. Considé-rés sous le premier point de vue, il est évi-dent que c’est de leur détritus accumulé q ues’est formé l’humus primitif, sur lequel sesont plus tard développés , et dans l’ordrede leur complication, les végétaux inotio-eldicotylédones. Maintenant encore, ils con-tribuent puissamment, avec les débris desautres plantes, à entretenir dans des propor-tions convenables celte matrice de la végé-tation. Quanta l’ordre qu’ont dû suivre dan*leur apparition à la surface du globe le*deux séries parallèles des Algues et desChampignons, nul doute que la premièren’ait précédé la seconde , et que les Musci-nées n’aient suivi l’une et l’autre, commeelles l’ont été plus tard par les Cryptogame»vasculaires. Passant ensuite à l’utilité pr°'
chainequc l’homme retire de ces végétau*’nous voyons que les Champignons, quelq uesLichens lui fournissent, les premiers sur-tout , une alimentation agréable et abon-dante. Nous avons parlé aux mots Oadotu aet Cetraria des services que lui rendentsous ce rapport plusieurs espèces de la der-nière de ces familles. Quant aux usages éco-nomiques ou industriels , les agronome*nous apprennent qu’on se sert comme d d"engrais excellent pour fertiliser la terre
Algues de nos côtes, et qu’on les exp 1
de*loiie
même par coupes réglées pour cet usage- O nen extrait encore des alcalis et de l’iode-M. de la Pylaie raconte aussi que sur l e<côtes de la Bretagne , on emploie coW n>ecombustible les stipes de la Laminaire dig 1 'tée. Enfin , tout le monde sait aujourd’ hU ‘que l’Orseille, dont on fait une teinl urepourpre magnifique, se retire de plusieo rsLichens , mais spécialement des Parnte^ ,alarlarea et pullescens, var. parella, du R amalina polymorplia , et surtout du Raceslincloria.
Il nous resterait encore beaucoup decbos e *à dire sur l’importance des étudesgamiques, sur la distribution géograp 11 ^que des plantes cellulaires, sur leur com^position chimique, sur les proportionslaüves dan* lesquelles elles sont répand