Band 
Tome quatrième.
Seite
469
JPEG-Download
 

CU R

GUR

Entent également des différences notablesentre les deux coupes : ainsi l’anatomie vientICI à l’appui de la méthode, ce qui n’a pasl °ujours lieu.

'Tous ces Insectes se nourrissent de végé-,aux auxquels plusieurs sont très nuisibles,®"«out à l’état de larves. Celles- ci sont tou-Jours cachées, les unes vivant dans l’inté-cieur des graines ou des fruits , les autresr °bgeant le parenchyme des feuilles qu’ellesr °ulent en cnrnet pour s’y renfermer. IVau-lres habitent l’intérieur des galles qu’elleson l Produites, ou l’intérieur des tiges de ccr-lains arbres ou de certaines plantes dontelles mangent la moelle. Plusieurs attaquentde Préférence les bourgeons , les boutons ,as chatons, les fleurs. Enfin il en est quiV|Ve nt dans les lieux les plus arides, où ilt!i f à présumer cependant qu'elles trouventa se nourrir de quelques racines. De toutesles larves, il n’en est pas de plus nuisiblesa l’homme que celles de quelques espècesdcs g- Bruche et Calandre (voyez ces deux,l,u ^ s ), qui vivent exclusivement de la sé-ance des Céréales et des Légumineuses. Uneseu) e lui est utile -. c’est celle du Charançon•‘“Irniste ( Calandra palmarum Fab. ), quiPasse pour un mets très délicat chez les in-'Bèncs et même chez les colons de l’Amé-r,( I u e ; ce qui a fait dire à certains auteurs1 lle c’était probablement le Cossus dontParle Pljne tr>oi/«5ce mot), sans réfléchir queAmérique n’était pas connue des anciens.

Les larves de Curculionides que l’on con-hait Sont blanchâtres , cylindriques, amin-® les aux deux bouts ; leur corps se compose

de 12tète

deux

de

anneaux peu distincts, non compris la•lui est brune, écailleuse, et armée der °ftes mandibules. Elles sont privées

Pattes ■

mais leur corps est garni en des-° UUs de deux rangées de mamelons contrac-1 es q U i en t j ennent |j eu au besoin, et d’où•nte u ne humeur visqueuse qui les faitfer aux parties végétales dont elles se

«dhéi

bouri

frissent. Elles changent plusieurs foisde peau avant de se transformer en nym-phes. Elles se filent à cet effet des coques ,. tôt de pure soie, tantôt d une matière rê-veuse, et la plupart de ces coques sont fa-f'ffuées avec beaucoup d’art.

Quelques genres ambigus de la section° 8 Hétéroméres , et dont Latreille a forméUl| e tribu sous le nom de Khïkchostomks ,

4(i<)

semblent se rattacher par leur organisationà la famille des Curculionides , et en fe-raient partie sans doute dans une méthodeou l’on n’aurait pas égard au nombre des ar-ticles des tarses. Tels sont les g. Homalirhi-nus, HUinosimns , Salpingus , /Ylyclerus et d te-nostomu. Mais, dans l’état actuel de la science,cette famille répond seulement aux trois g.établis par Linné sous les noms de Bruchus ,sftielabus et Curculio. Ces trois g. réunis necomprennent chez lui qu’une centaine d’es-pèces : Fabricius en décrit 541 dans son En-tomologie systématique , qui a paru en 1796 ;et I776dans son Systema elenlheratorum, pu-blié en 1801. Elles sont réparties dans dixg., y compris les trois de Linné . Les septautres sont les g. Anthribus , Brachycerus ,llrenthns , f.ixua et Bhynchœnus , créés parlui, et ceux de Calandra el de Cossonus ,fondés par Clairville.

Aux genres ci-dessus, Olivier, dans sonHistoire des Coléoptères , qui a paru de 1789à 1808 , en a ajouté seulement trois autres ,qu’il nomme Apoderus, Bipartis (Molytes ,Sch.), et Macrocepltalus ( Anthribus, Fab. ).Le nombre des espèces décrites et figuréespar lui dans cet ouvrage s’élève à 790 seu-lement. M. Dejean, dans la dernière éditionde son Catalogue, en porte le nombre à3,690. Enfin M. Schœnherr, qui, dans unpremier travail publié en 1826 sous le nomde Curcitlionum dispositif) methodica , n’endécrivait que 1721, en décri tou signale 4,089,réparties dans 404 genres, dans ce qui a parujusqu’à présent de son Généra et speciesCurculionidum; car cet immense ouvrage,bien qu’il se compose déjà de 13 volumes,dont le 1” porte la date de 1833 , est loind’être terminé ; et il est désespérant d’ap-prendre que son laborieux auteur a remplià peine la moitié de sa tâche, c’est-à-direqu’il lui resterait encore 6,000 espèces deCurculionides à décrire, s’il est vrai, commeon le dit, qu’il en existe 10,000 dans les col-lections. Or il n’est pas douteux que dans cegrand nombre d’espèces qu’il n’a pas encorevues, il nesetrouve plusieurs types nouveauxqui dérangeront nécessairement l’économiede sa classification lorsqu’il s’agira de les yintroduire; de sorte que la table synoptiquequ’il en donne en tête de son 1" voiume nesaurait être considérée que comme un travailprovisoire, qui sera indubitablement rem-