468
CUR
CU R
qu’il a faite de ces Insectes étant générale-ment suivie, comme s’appliquant à un plusgrand nombre d’espèces, il était naturelü’en adopter aussi la nomenclature : c’estce que nous avons fait nous-meme dans ceDictionnaire depuis que nous y travaillons,c’est-à-dire depuis son origine. Ainsi ce n’estpas d’après Latreille, mais d’après l’entomo-logiste suédois, que nous allons faire con-naître les principales divisions établies dansl'immense famille qui nous occupe , sauf àrenvoyer de ces divisions aux tribus, et decelles-ci aux genres pour plus de détails.Mais auparavant, il nous parait convenablede donner iei une idée générale de l'organi-sation et des mœurs de ces Insectes consi-dérés en masse.
Les Curculionides se distinguent des au-tres Coléoptères tétramères par leur tèteplus ou moins prolongée en une sorte de becque Latreille appelle Probusci-roslrum, mu-seau-trompe , pour le distinguer du rostredes Hémiptères. Ce bec ou museau-trompe,qui varie de forme et de longueur, et quiest tantôt courbé et tantôt droit, suivant lesgenres ou les tribus, est terminé par la bou-che , qui se trouve d’autant plus petite quele premier est plus effilé : aussi, de toutesles parties dont elle se compose, les mandi-bules seules sont visibles, parce qu’elles sontsaillantes , tandis que les mâchoires et lespalpes restent caebés dans la cavité buc-cale. Les antennes sont le plus souvent enmassue, tantôt droites, tantôt, et le plus fré-quemment, coudées ; elles sont toujours in-sérées sur la trompe, soit prés de son extré-mité lorsqu’elle est courte, soit vers son mi-lieu ou près de sa base lorsqu’elle est allon-gée. Le nombre de leurs articles varie de 9à 12, en comptant le faux article terminal.Le prothorax est généralement plus étroit etbeaucoup plus court que les élytres, qui sontproportionnellement très développées commel’abdomen qu’elles recouvrent. Il faut ce-pendant en excepter les Brenihides, insectespresque linéaires, chez lesquels la tète, lecorselet et les élytres sont d’égale longueur.Les pattes sont généralement très robustes;des brosses et des pelotes garnissent le des-sous des tarses , dont le pénultième articleest profondément bilobé dans la plupart desespèces.
On rencontre chez ces Coléoptères les for-
mes les plus diverses, depuis ceux qui sontpresque linéaires ou très allongés , commeles Brenlhus , les Calodromux et les Li% lts ’jusqu’à ceux qui sont ovoïdes ou globuleux»comme les Ceuiorhynchut et les Pachyg« ,ltr ’Mais en général ce sont des Insectes trapus. etorganisés plutôt pour grimper etsecramp on 'ner aux corps sur lesquels ils se trouventque pour marchpr sur une surface plane-aussi leur démarche est-elle très lente ; etcomme ils ne peuvent échapper au dangefpar la fuite , étant pour la plupart dépour-vus d’ailes , ou en faisant très peu d’usagelorsqu’ils en ont, la nature prévoyante leura donné pour les protéger contre leurs en-nemis des téguments extrêmement durs »surtout dans les espèces aptères. Cependantil est un genre qui sort des habitudes ordi-naires des Curculionides , c’est celui d’0'~che.des , dont les espèces ont la facultésauter comme les Altises. Du reste,cette fa-mille n’a rien à envier aux autres pour la va-riété et l’éclat des couleurs, du moins danscertains genres, tels, par exemple, que le g-Enlimus, dont presque toutes les espèces sontcouvertes d’écailles d’or sur un fond vert»ou d’écailles d’argent sur un fond d’azur ; etl’on y trouve peut-être plus qu’ailleurs la réu-nion des extrêmes sous le rapport de l ataille : témoin la gigantesque Calandra h e 'ros, qui a près de 3 pouces de long , et \’d'pion futvipes , dont la longueur est k pe'° ed’une ligne.
Quant à l’organisation intérieure desCu*"-culionides, elle a été étudiée avec soin P* rM. Léon Dufour sur plusieurs espèces <f edivers genres ; mais les observations de c ethabile anatomiste , trop longues pour êtf erapportées ici, ne sont d’ailleurs pas sus-ceptibles d’analyse. Nous dirons seule®*®*qu’elles justifient le parti qu’on a prisséparer ces Insectes en deux grandes c° upes, comme nous le verrons plus bas, ' e>Orthocères et les Gonatocères. Il en r *suite en effet que les premiers manquentvaisseaux salivaires, tandis que les seconen ont deux; que le tube alimentaire emoins long dans les unsque dans les autresqu’il existe chez tous six vaisseaux bili a ' re> !dont deux plus déliés que les autres, ® a 'que cette distinction n’est pas sensible “les Anlhribes qui appartiennent aux O rcères ; enfin que les organes génitaux P