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Tome quatrième.
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En comparant ces caractères génériques àceux du g. Pisidium, on s’apercevra que laprincipale différence consiste en ce que,dans le premier genre , il y a deux siphonsréunis à la base, tandis que dans le secondil n’en existe qu’un seul. Quant aux autrescaractères, ils sont parfaitement identiques,et il est impossible de trouver sur les co-quilles des différences génériques : aussi ceg. Pisidium, que dans l’état actuel de lascience il faut admettre, devra probablementpar la suite être réuni aux Cyclades à titrede sous-genre ou de section, parce qu’il estbien à présumer que l’on observera des ty pesintermédiaires qui serviront de moyens dejonction.

Les Cyclades sont des animaux qui peu-plent en assez grande abondance les eauxdouces des régions tempérées de la terre ;les unes préfèrent les eaux courantes, lesautres habitent de préférence dans les eauxstagnantes. Tantôt elles s’enfoncent dans lavase, et font saillir à la surface le siphonbranchial ; tantôt elles rampent au fond del’eau au moyen de leurs pieds , en creusantun sillon de la même manière que les Mu-leltes.

Le nombre des espèces actuellement con-nues est peu considérable ; et, pour déter-miner l'étendue du g. , il serait nécessaireque de nouvelles observations fussent faitessur les esp. d’Amérique pour en faire le par-tage, et rapporter aux Pisidium celles qui ap-partiennent à ce genre. — On connaît aussiquelques esp. à l’état fossile ; toutes, sansexception, appartiennent aux terrains ter-tiaires, et sont distribuées dans les couchesd’eaux douces de ces terrains. (Desii.)

“CYCLADES. moi.l.—D ans ses Tableauxsystématiques des animaux mollusques, M. deFérussac a proposé une famille des Cycladescomposée des trois genres Cyclade, Cyrèneet Galalhée. Entrainé par l’opinion de Cu-vier , qui rapproche les Cyclades des Car-dium , M. de Férussac place sa famille desCyclades dans l’ordre des Cardiacées, entrela famille des Bucardes et celle des Nympha-cées. Cet arrangement ne nous paraît pasnaturel , et nous pensons que celui de La-marck est préférable, comme nous l’avonsvu à l’article conques. (Desh.)

“CYCLADINES. Cycladina. moll. —La-treille a adopté, dans ses Familles naturelles,

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la famille des Conques fluviatiles de La-marck ; il en change le nom en celui qui esten tête de cet article, et il la modifie d’unemanière fâcheuse en y introduisant le g. Ly-prine, qui est marin. F. conques. (Desh.)

CYCLAMEN (altération de x-ixioç, cercle,vulgairement pain de pourceau ). bot. ph.Genre de la famille des Primulacées, tribu desPrimulées-Androsacées, établi par Tourne-

fort (Inst., 68), etcomprenantunequinzaine

d’espèces, croissant dans le centre et le mid*de l’Europe , dans l’Afrique septentrionale-Elles sont fort recherchées dans les jardin*en raison de l’élégance de leurs fleurs, dontles pétales blancs ou roses ou pourpres serelèvent gracieusement en l’air, et de I*beauté de leurs feuilles agréablement mou-chetées de blanc sur un fond d’un vert som-bre. Leur multiplication a lieu facilementpar le semis de leurs graines; mais commece moyen, le seul qu’on puisse employéepour obtenir des variétés, est trop long aUgré des amateurs avides de jouir, on se con-tente de couper les gros tubercules en au-tant de fragments qu’ils présentent d ’yeuX<et qu’on plante à la manière des pommes deterre, en ayant soin de les préserver d’un etrop grande humidité, jusqu’à ce que leurvégétation soit entièrement décidée. Leurnom générique rappelle la disposition deleurs pédoncules , qui , d’allongés qu’d*étaient, se roulent en cercles multiples lot*de la fructification, et se rapprochent du s«d-Ges plantes se composent d’un gros tuber-cule arrondi , déprimé, noirâtre, hérissé endessous et latéralement de fibrilles radi-cales et ramifiées. Sur toute la surface su-périeure s’élèvent d’assez longs pétioles c)'lindriques , rougeâtres , portant une feuid ecordée-réniforme ou hastée-anguleuse , si'nuée, souvent purpurescente en dessous, eicolorée en dessus comme nous venons de I edire. Les pédoncules ou scapes sont épai 5,axillaires, uniflores, et plus longs que lcSpétioles. Le calice est quinquéparti ; la c0 ~rolle hypogyne , brièvement tubulée subtu'buleuse, renflée à la gorge, à limbe 5-P arl ''repliée en dessus ; 6 étamines , insérée*à la base du tube de la corolle, ine ,uses et opposées aux lacinies ; à Blâme” ^très courts ; à anthères cuspidées, bilu 0 ^laires. Ovaire uniloculaire, à placenta ba* 1laire, subglobuleux. Ovules nombreux, P f