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Tome quatrième.
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C VCLOCÉI’ri Al.E. Cyclocephala ( x-J-x),o;, cercle ; %tg>uk-n, tête), ins. — Genre deColéoptères pentamères, famille des Lamel-licornes, créé par Latreille (Jiigne animal deCuvier, dernière édition , t. IV, p. 552), etplacé par lui dans la tribu des Scarabéidesxylophiles. Ce g. a été adopté par M. lecomte Dejean , qui, dans son dernier Cata-logue, en mentionne 38 espèces, toutes desdifférentes parties de l’Amérique , mais prin-cipalement de celles du Sud. Ce sont des In-sectes qui, par la forme de leur tête, dont lechaperon n’est jamais échancré, rappellentleur nom générique , et qui sont ordinaire-ment revêtus de couleurs peu brillantes ;quelques uns ressemblent tout-à-fait à desHydrophiles, suivant M. Brullé. Nous cite-rons comme type le Cyclocephala lugubrisSchœn., de la Colombie . (D.)

■CYCLOCÉPHALIENS. Cgclocephalcei.tkhat. — Famille de Monstres unitaires ap-partenant à l’ordre des Autosites , et dontles caractères généraux sont les suivants :L’appareil nasal est plus ou moins complè-tement atrophié, soit qu’il se présente sou-vent sous la forme d’un appendice tégu-mentaire proboscidiforme plus ou moinsconsidérable, soit qu’il se trouve tout-à-faitrudimentaire. Les appareils de la vision del’un et de l’autre côté, imparfaitement con-formés, quelquefois tout-à-fait rudimentai-res , sc portent vers la ligne médiane, etpresque toujours même viennent se con-fondre intimement. Tantôt il y a seulementrapprochement des orbites, et conséquem-ment des yeux encore distincts ; tantôt, aucontraire, on trouve deux yeux distincts en-core dans une seule orbite ; tantôt enfin , etc'est même ce qui a lieu le plus ordinaire-ment , les yeux se confondent en un seuloui dont la composition , souvent beaucoupplus complexe que celle d’un oeil normal,est parfois aussi très semblable à celle d’unoeil normal, et parfois aussi beaucoup plussimple.

Ces genres de formation de la régionoculo-nasale de la face ri’ont jamais lieusans que la région maxillaire présente aussides anomalies plus ou moins importantes.Mais la monstruosité ne s’étend pas jusqu’àla région auriculaire , ou du moins l’affecteseulement de très légères modifications : lesdeux oreilles, placées latéralement, comme

dans l’état normal, et à très grande distancel’une de l’autre, conservent leur dispositionrégulière. C’est ce dernier caractère qui dis-tingue spécialement les Monstres Cyclocé-phaliens des Otocéphaliens, plus anomauxencore, qui composent la famille suivante.

Chez les Cyclocéphaliens, le cerveau estbeaucoup plus petit qu’à l’ordinaire, sanscirconvolutions distinctes, à corps calleuxrudimentaire. Il serait donc tout-à-fait com-parable à un cerveau d’embryon , s’il neprésentait aussi, mais à un plus faible de-gré , des anomalies analogues à celles de 1®face, c'est-à-dire si ses lobes et ses ventri-cules latéraux ne venaient aussi se confondreen lobes et ventricules médians. Il en est demême du crâne , remarquable à la fois p arl’atrophie de sa portion moyenne, et le rap-prochement ou la réunion de ses parties la-térales. C’est ainsi que les deux frontaux setrouvent presque toujours confondus en unepièce unique et médiane dont la largeurest, surtout en avant, beaucoup moindreque celle d’un coronal normal.

Quant au corps et aux membres , ils of-frent une conformation très rapprochée del’état normal , et souvent même tout-à-fa'fexemple d’anomalie.

Après ce résumé des caractères générauxdes Cyclocéphaliens en particulier, après cequi a été dit de leur cerveau , il est presqueinutile d’ajouter que ces Monstres ne son*pas viables. Ils naissent, il est vrai, ordi-nairement vivants; mais leur vie est trèsincomplète et leur mort fort prompte. E"laissant de côté , comme tout-à-fait hors deligne , un cas que Slanneus a observé ch e *l’Abeille , nous ne connaissons pas d'exem-ples dans lesquels la vie se soit prolongéedelà de quelques heures. Nous ne saurions, e"effet, attribuer aucune valeur à l’assertion deRégnault, qui, figurant dans son lconog ra 'phie des écarts de la nature un Poulain CJ'clocéphalien, le dit âgé de quatre mois. l- e>renseignements quedonne cet auteur, arti slL ‘plutôt que savant, et généralement fort P ctlexact, manquent surtout d’authenticité.

Tandis que les monstruosités exencép* 1 ®liques, pseudocéphaliques et anencépha 1 'ques, c’est-à-dire toutes les monstruosité^qui ont spécialement pour siège l’encéphaet le crâne , s’observent presque exclusifment dans l’espèce humaine, les monstr l,J