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Tome quatrième.
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des Mollusques terrestres et fluriatiles deFrance , en adoptant le genre Cyclostome ,fut en quelque sorte forcé d’en supprimerles coquilles marines, dont il n’avait pas às’occuper. En effet, on ne trouve dans cegenre que des coquilles terrestres et fluvia-tiles. Lamarck conçut enfin qu’il devait yavoir une différence fondamentale entre desanimaux qui vivent dans des conditionsaussi différentes, et en 1 809, dans sa Phi-losophie zoologique, il sépara nettementles Cyclostomes terrestres de Draparnaud des espèces fluviatiles, pour lesquelles il fitle genre Paludine. Ce ne fut donc qu’à cetteépoque que le genre dont nous nous occu-pons redevint ce que Guetlard l’avait faitenviron soixante ans auparavant.

Restreint aux espèces operculées, le genreCyclostome a été universellement adopté ;mais tous les conchyliologues ne lui ont pasassigné les mêmes rapports dans la méthode.C’est ainsi que Cuvier veut que ce genrereste dans le voisinage des Turbo de Linné,et il se fonde non seulement sur ce queces animaux n’ont que 2 tentacules sur latète, mais encore sur ce que leur cavité bran-chiale est largement ouverte au-dessus de latète, comme cela se voit dans les animauxmarins appartenant aux Turbo. Cette opi-nion de Cuvier s’appuie sur ce fait, que tousles autres Mollusques pulmonés ont unmanteau fermé au-dessus de la tèteen formede collier, et l’air pénétre dans la cavité bran-chiale au moyen d’une petite ouverture la-térale que l’animal peut ouvrir ou fermer àvolonté.

I.amarck et d’autres zoologistes ont uneopinion différente de celle de Cuvier; ilsattachent une importance considérable à lamanière de vivre des Cyclostomes et à leurmode de respiration. En effet, les Cyclo-stomes respirent l’air en nature, et de lamême manière que les autres Pulmonésterrestres; ils n’ont point une branchie pec-tinée comme les Mollusques aquatiques ,leur cavité cervicale servant à recevoir unréseau vasculaire considérable qui remplaceles branchies des Pectinibranches. Il resteà savoir laquelle des deux opinions doit pré-valoir dans une méthode naturelle. Nouspensons qu’il est peu important au fond queranimai mollusque respire l’air en natureou absorbe cc fluide, qui est toujours en dis-

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solution dans l’eau. Il n’y a là qu’une sim-ple modification dans l’organe respiratoire,dont la fonction est évidemment la même-aussi nous pensons que l’opinion de C u 'vier doit l’emporter sur celle de Lamarck.d’autant plus que, relativement au reste d el’organisation , les Cyclostomes se rapp r °-chent beaucoup plus des Turbos que des P»*'monés terrestres. Nous ne pouvons, dans u°article aussi court que doit l’être celui' cl ’donner la description anatomique du f-Cyclostome ; nous indiqueronsseulementle*caractères extérieurs de ces animaux.

Caractères génériques : Anima) rampaitsur un pied allongé, étroit, épais en avant!tête proboscidiforme, portant en arrière unepaire de tentacules coniques, obtuses ausommet et pourvues d’yeux au côté extefn ede la base; la cavité cervicale largementouverte au-dessus de la tête, ayant sUfses parois un réseau vasculaire branchial,et à droite, l’anus et les organes de la géné-ration. Il y a des individus mâles et des in-dividus femelles.

Coquilles turbinéesou discoïdes, à t° urSarrondis; ouverturecirculaire, tantôt simpletantôt garnie d’un bourrelet, elle est ferméepar un opercule calcaire ou corné , tourneen spirale, ayant le sommet subcentral.

Nous devons encore insister sur une dif-férence extrêmement importante qui ex> siedans les organes de la génération des Wcloslomes comparés à ceux des Hélices. P e5Hélices, comme tout le monde le sait, s° nlhermaphrodites, et les organes de la gé né 'ration ont leur issue au-dessous du tenl*-cule du côté droit; les Cyclostomes , au cof'traire, ont les sexes séparés, c’est-à-*^ equ’il y a des individus mâles et des indi' 1dus femelles ; et les organes de la génér»lion ont leur issue dans la cavité cervi £a * e 'exactement comme cela a lieu dans leslusques Pectinibranches.

Pendant longtemps , on ne connut q upetit nombre d’espèces de Cyclostomes-marck.

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La-

dans ses Animaux sans verlèà ,es 'n’en comptait que 26 espèces. MM. Q«°ï eGaiiriard, Lesson et Garnot en ajoutèi' enlplusieurs espèces intéressantes dans les ° uvrages qu’ils publièrent à la suite de le'^ 5ouvrages de circumnavigation. M. d erussac , en attirant l’attention des nat»' ra

listes sur les coquilles terrestres

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