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Cygne domestique est un sifflement sourd etstrident aussi peu agréable que celui del’Oie ; les jeunes ont le cri très faible, etsemblable à celui du Canard. Quant au Cy-gne sauvage, pompeusement appelé Cygnusmusicus , son chant se compose de deux notesaiguës que l’abbé Arnaud , qui a étudié lechant de cet oiseau, dit être composé desdeux notes, mi-fa pour le mâle, et ri-mipour la femelle. Ce cri ressemble beaucoupà celui du Paon, mais il parait être moinsdésagréable. Faber ( Prodr. dtr Idïmd. Orni-thologie , pag. 83 ) dit que quand les Cygnessauvages traversent les hautes régions del’espace en petites troupes, ils font entendreleur voix retentissante et mélancolique, quiressemble au bruit lointain d'une trompette.Quand ils sont poursuivis ou effrayés, ilss’appellent en poussant un ang , ang, d’unton très haut, auquel le mâle répond d’unevoix plus grave. I.e célèbre chant du Cygnen’est donc qu’une fiction. I.es Cygnes necrient que dans l’effroi, la colère ou lasurprise.
La nourriture des Cygnes consiste en grai-nes, en feuilles, en racines de plantes aquati-ques, en grenouilles,en sangsues cl en insectesde toutes sortes. On a dit aussi qu’il se nour-rissaient de poissons, et les prenaient mêmeavec une adresse surprenante. Cette opinionest combattue par la plupart des naturalistesmodernes, et le failesl que le Cygne ne détruitpas les poissons des pièces d’eau qu’ilhabite.En Allemagne, en Écosse , on voit un grandnombre de Cygnes sur les lacs et les rivièrespoissonneuses, et l’économie publique estassez bien entendue dans ces pays pour qu’onles proscrivit s’ils détruisaient le poisson. Ilm’a pourtant été affirmé par un des gar-diens d’un de nos jardins publics que quel-quefois les Cygnes prennent un poisson; maisson volume étant toujours trop considérablepour qu’ils le puissent avaler, ils le déchi-rent par morceaux au moyen d’une tritura-tion longuement répétée , et en avalentsuccessivement les lambeaux. Ce fait, qui aété rarement observé dans un bassin tou-jours abondamment garni de poissons detoute taille, semblerait prouver que les Cy-gnes ne sont pas essentiellement, mais acci-dentellement ichthyophages ; il resterait seu-lement à vérifier s’ils ne détruisent pas l’ai—vin, ce qui paraîtrait assez vraisemblable,
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et l’on trouve des auteurs qui mettent le®petits poissons parmi les sources d’aliment*'lion des Cygnes. Chez les Palmipèdes lamel-lirostres on remarque des goûts omnivorestrès prononcés, et les Cygnes doivent parta-ger cette qualité avec leurs congénères- Le»Cygnes nourris en état de domesticité man-gent volontiers du poisson ; il n’est donc p asétonnant qu’à l’état sauvage ils ne refuse"!pas cette nourriture.
Les Cygnes sont essentiellement mono-games ; mais les combats qu’ils se livrent al’époque des amours prouvent qu’ils ne s’at-tachent pas à une seule femelle, et q" echaque année ils prennent une nouvel^compagne.
Le véritable triomphe du Cygne , le mo-ment où il déploie toutes les grâces dont ilest doué, est l’époque de la pariade. Les p*é-ludes de l’accouplement sont longtemps pro -longés comme à dessein, et méritent defix erl’attention de l’observateur. Le mâle et I®femelle sont sans cesse côte à côte ; il n’es 1pas un mouvement qui ne soit fait par l’ unquel’autre ne le répète.llseniacent amoure"'sement leurs cous aussi souples qu’un ser-pent, ils se prennent le bec d’un air cares-sant, et plongent ensemble à plusieurs re-prises la tête dans l’eau ; leurs plumes son*mollement soulevées , leur corps est agi* ed’un léger frémissement ; et, après avoir pl u 'sieurs fois répété ce manège, ils procède"*à de plus étroits embrassements. C’est lesen*moment de la vie du Cygne où il soit véri-tablement beau.
Nous ne connaissons pas l’époque de 14ponte de toutes les espèces de Cygnes ; "° u>savons seulement, pour le Cygne domes-tique et le Cygne sauvage, d’après Faber-que la femelle pond en février. Elle >" elentre la ponte de chaque oeuf un jour d’in-tervalle. Elle dépose à terre ou dans un n*®grand et large composé d’herbes, de mousse*ou de roseaux, établi tout près du bord de*’eaux, et quelquefois au milieu de l’eau mêm^de cinq à huitoeufs d’un vert olivâtre p°" rCygne sauvage, etd’un vert clair pour le *- )lgne domestique , enduits presque touj"" r ’d’une couche blanchâtre. Ces œufs s "oblongs, fort gros, ont la coque très éP a ’ sS ^Richardson dit que le nid du C. dea près de G pieds de long et 4 à 5 de la f 8 ’2 pieds de haut extérieurement. 18 P° u