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Tome quatrième.
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mîmes dans notre pays; il est noir, avec lespattes ferrugineuses, l’abdomen de la mêmecouleur avec l’extrémité noire. Les gallesproduites par cet insecte abondent parfoissur des Rosiers , et leur forme singulière lesfait aisément remarquer. Ce sont des ex-croissances chevelues, de couleur verte, quientourent les tiges du rosier ; leur dimensionn'est pas moindre souvent de celle d’une pe-tite pomme ou plutôt d’une nèfle dont cesgalles rappellent un peu l’aspect. Elles pa-raissent composées d’une quantité immensede filaments très serrés et très compactesdont plusieurs ont leurs extrémités libres etplus ou moins ramifiées, ce qui leur donnecette apparence chevelue. Ces excroissancessont habitées par plusieurs larves de Cynips :aussi quand on les ouvre on reconnaît laprésence de plusieurs loges disposées irré-gulièrement et en nombre variable.

Souvent ces Cynips sont attaqués par desChalcidiens , entre autres par un petit Di -plolepis de couleur vert doré. Plusieurs an-ciens observateurs ayant remarqué quelquesuns de ces Chalcidiens , furent très embar-rassés de reconnaître le véritable propriétairedes Bédéguars ( on nomme souvent ainsi cesgalles). Réaumur cependant sut parfaite-ment distinguer les parasites.

Le Cynips des baies de chêne ( Cynipsquercus baccarum Lin.), qui est d’un brunclair, produit par sa piqûre des nodosités ar-rondies et pellucides, placées à la base desfeuilles de chêne ( Quercus robur ).

Ces nodosités sont toujours rondes commedes cerises, dont elles ont à peu prés le volu-me ; extérieurement leur solidité paraît assezgrande ; mais, quand on les ouvre, l’intérieuren paraît plus tendre et comme spongieux.Une seule larve habite chaque galle ; elle enoccupe le centre, comme cela a toujours lieu,et, selon Réaumur, passel’hiverdans sa loge.Divers Chalcidiens vivent aux dépens desCynips ; voilà pourquoi on remarque parfoisà la superficie des galles plusieurs trous trèspetits. On rencontre ces nodosités en abon-dance sur les chênes de notre pays, principa-lement vers l’automne.

Nous ne décrirons pas en détail les diver- [ses galles qui sont plus ou moins bien con-nues ; mais il faut citer encore, parmi cellesqu’on voit le plus fréquemment, le Cynipsdes rÉDONCULES du chÊnk ( Cynips quercus I

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pedunculi), petit insecte grisâtre, long de qu>"

tre millimètresjilpiqueleschatonsdesfleur*

mâles du chêne, lien résulte alors des galle®rondes, ce qui les fait ressembler à des graP'pes de groseilles.

Le Cynips des feuilles du chêne [Cynip squercus folii Lin.) occasionne de petites no-dosités sur les nervures des feuilles mêmes-

Enfin l’on peut dire en général qu’il n’es*pas de famille de plantes sur lesquellesn’existe des galles de Cynips; mais, dans laplupart des cas, on ignore les espèces fl a |les produisent, peu d’observations ayant él efaites sur ce sujet. (Bl.)

CYNIPSÈRES. ins. — Syn. de Cynip'siens.

CYNIPSIENS. ins. — Tribu de 1’ordrcdes Hyménoptères, correspondant à la f a 'mille des Gallinsectes de Latreille, caracte-risée par des antennes de treize à quintarticles filiformes, ou grossissant peu versl’extrémité ; par des palpes longs ; par <J eSailes antérieures pourvues de deux ou troiscellules cubitales et d’une seule radiale; e!surtout par une tarière chez les femelles.capillaire et roulée en spirale dans l’inté-rieur de l’abdomen pendant le repos, a' eCson extrémité logée dans une coulisse situéeà la partie inférieure de l’abdomen.

Les Cynipsiens,dans leur premier état, VI 'vent de matière végétale. Les femelles s’a-dressent presque toujours à une espèce p ar ’ticulière d’arbre pour y opérer le dépôt ^leurs œufs. A l’aide de la petite tarière doi' 1leur abdomen est muni, elles entaillent lé-gèrement, soit les tiges, soit les pédoncu |esdes feuilles ; dans chaque petite ouvertur 6 'elles déposent un œuf. La blessure fa' |eainsi à la plante tend à amener vers ce p°' ntune surabondance de sève; le petit ver o 1 )plutôt la petite larve, suçant la matière d ull’entoure, et dégorgeant sans doute un ,rquide particulier, excite encore la sève à 56porter vers l’endroit qu’elle habite, tl e "résulte bientôt sur l’arbre une protubérantaugmentant de volume en même temps <J ues’accroît la petite larve.

Il est fréquent, durant toute la belle sa 1 ^son, de rencontrer en quantité ces excr» 1 -sances sur une foule de végétaux. Plusien 1 ^sont employées avec avantage dans lemerce. Les Noix de galle, dont on se sdans la confection de l’encre et des tcint ur