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Tome quatrième.
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autres Macaques. Si l’on remonte à l’état fœ-tal , l'on retrouvera les proportions crâ-niennes et l’angle facial d’un Semnopi-thèque, dit M. le professeur Is. Geoffroy-Saint-Hilaire, l’un de nos grands maîtres enzootomie, et auquel doit être attribué l’hon-neur d’avoir le premier, soit dans ses di-vers travaux, soit dans ses leçons si intéres-santes et si pleines de science au Muséum deParis, signalé ces rapports que l’anatomiedes âges nous dévoile entre des espèces qui,devenues adultes, offrent entre elles tant dedifférences. Ces modifications amenées parles développements successifs du même or-gane, qui déterminent dans l’être qui leséprouve une véritable dégradation, s’obser-vent au reste, ainsi que nous en avons déjàdonné la preuve dans un de nos travaux an-térieurs (Disert.inaug. pour le doctorat en mé-decine, 1841) dans l’espèce humaine elle-même et dans les individus du type auquelappartiennent les populations qui habitentle sol de notre patrie.

En même temps que chez les Cynocé-phales la face s’allonge, revêtant les carac-tères déformé qui lui sont propres chez l’a-dulte, et que les canines prennent de l’ac-croissement, les testicules viennent occuperdans le scrotum leur place définitive. I.apeau des fesses et de presque tout le pubis,les joues, les lèvres de l’organe génital chezla femelle, voient se développer ces massesde tissu érectile dont toute la perfection destructure est due à la grande ampleur et despapilles nerveuses existant dans ces régions,et du réseau vasculaire qui s’y trouve.

Ces changements dans les organes des es-pèces de ce genre sont le prélude de modi-fications non moins tranchées dans leur ca-ractère moral , et c’est en cela surtout quele tableau qu’ils présentent offre de l’intérêtpour le physiologiste, qui peut ainsi ratta-cher les effets physiologiques qu’il observeaux causes anatomiques qu’il a sous lesyeux. Jusqu’à la puberté, en effet, autantdu moins qu’on peut en juger par les indi-vidus qui se trouvent en captivité, les Cy-nocéphales sont assez dociles, et même sus-ceptibles d’affection pour ceux qui les gar-dent. I.eurs agitations ne sont que de laturbulence, et leur naturel malin et irasci-ble se trouve sans empreinte aucune de mé-chanceté ; mais, dès qu’ils sont devenus pu

hères, la scène change de face, et c’est alorsque, devenus intraitables et incorrigibles, il 5semblent ne plus vivre que pour être nuisi-bles. Prompts à se mettre en fureur, |acrainte des châtiments est impuissante à lesréprimer; quelquefois même elle ne sertqu’à les exaspérer. A la seule vue d’un bâ-ton dont le menaçait un de ses gardiens •un Chacma de la ménagerie du Muséumde Paris s’élança sur celui qui voulait I edompter, et lui fit en un clin d’œil troisblessures qui furent assez profondes poufpénétrer jusqu’au fémur. Il est probablemême qu’il n’eût pas quitté si promp le "ment sa victime, si, ainsi que nous rap-prennent Lesmoulins et Frédéric Cuvii’ r >auxquels nous empruntons ce fait, la fille d ugardien, à laquelle il était assez attaché,n’eût fait semblant, en se mettant à lex-trémilé opposée de la cage, de recevoir le*caresses d’un homme; ce que voyant, l’a' 11 "mal se précipita vers elle, agité par un senti-ment de jalousie. On s’expliquera facilementle dernier acte de cet animal en réfléchis-sant, d’une part, aux manifestations cynique*des Cynocéphales lorsqu’ils aperçoivent u" epersonne du sexe, et d’autre part, à le 111grande lubricité lorsque survient l’époquemensuelle du rut. Leurs gestes , leurs cri- >leurs regards annoncent alors l’impudencela plus brutale, et ils se livrent aux excès le*plus honteux. Il est probable , ainsi quedéjà fait observer Desmoulins , que la tu 1 '"gescence sanguine qui s’opère à cette époq“ ede la vie de ccs espèces dans la peau de*fesses et du pubis , influe beaucoup sl ‘ rl’exaspération dans laquelle ils se trouventalors. Les_ femelles éprouvent, comme I e *mâles, sur lesquels elles l’emportent en do' 1ceur, ces fluxions périodiques, et elles sobsujettes, comme les femmes, à l’écouleme"menstruel.

A l’état de liberté, quoique pouvant, m*gré leurs formes trapues, se tenir f ac ' |ement sur les arbres, et déployer dans le u ^ ssauts la plus grande agilité, les Cynocphales ne font cependant point des f° releur séjour de prédilection. C est assez dif®que l’allure quadrupède leur est sur ° eSfamilière : aussi préfèrent-ils en généralmontagnes ou les coteaux parsemés de ^chers et de buissons. Outre que cbaq u ® __péce paraît circonscrite, ainsi que nous 1 e