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connaître au monde savant les artistes ellesarchéologues français qui suivirent Napoléonsur la terre des Pharaons , celles de Nubie que nous devons aux explorations de Gau,en oITrent en quantité. Ici, comme dans lestombeaux des rois à Thèbes , c’est un Cyno-céphale tirant un Cochon par la queue , etune tête de cet animal formant le couvercled’un vase ; ailleurs, c’est un autre individudebout vis-à-vis d’un Lion , les deux pattesde devant tendues, comme s’il voulait apai-ser le terrible carnassier qui vient à lui oule retenir dans sa marche, ainsi qu’on levoit sur un bas-relief en creux du monu-ment de Déquet, en Nubie .
C’est que le Cynocéphale, d’après ce quenous apprend Champollion dans son Pan-théon égyptien, était pour les peuples de cesrégions le symbole, l’emblème de deux divi-nités. De même que le Bélier était l’emblèmedu dieu Amman ( le Jupiter - Ammon desGrecs), le Serpent celui du dieu Arnmon-Cnouphis ou Cnoubis (la Grande-Ame del’univers, le dieu incréé), le Cynocéphaleétait le symbole de Pooh (le Dieu-Lune ).Or, de même que dans les monuments qu’ilsont élevés, ces peuples posent, tantôt unetête de Bélier sur un corps d’homme, tantôtun long Serpent sur des jambes humaines,il leur est arrivé fréquemment de substituerdes têtes de Cynocéphales à ces têtes de Bé-liers et à ces formes d’Ophidiens. Dans Unedes figures annexées au Mémoire de M. Eh-renberg ( pi. 2, fig. 2), et qui est empruntéeau Panthéon de Champollion, le Cynocé-phale est représenté assis, probablement surl’autel , la tète surmontée du disque et ducroissant lunaires. Sur la planche (14 B) dece dernier ouvrage qui représente embléma-liquement le lever de la Lune , on voit, àdroite et à gauche de la scène, des Cynocé-phales élevant leurs bras vers le ciel.
Telles sont les diverses poses que l'onvoit données sur les antiquités égyptiennesau symbole du Dieu-Lune ; et Horapollon nous apprend que si ces peuples ont choisipour emblème de cette divinité le Cynocé-phale, c’est que cette espèce de Singe sym-pathise avec le cours decet astre, qui exercesur elle une certaine influence. « Pendant la» conjonction du Soleil avec la Lune , dit cet» auteur, tant que ce dernier astre reste» opaque et privé de lumière, le Cynocé-
» phale mâle ne voit point, se prive de no» r» riture, et, la tète tristement penchée ver*
» la terre , il semble déplorer l’enlévemen*» de la Lune . La femelle est alors aussi pf‘"» vée de la vue , et éprouve non seulemen» les mêmes effets, mais encore est sujel^» à une perte de sang à celte même époque-Si nous en croyons le même écrivain, ajouh-Champollion, auquel nous empruntons (citation , les Égyptiens avaient coutume,l’époque même où il composa son livre, uvnourrir des Cynocéphales dans les hiéron spour connaître le temps de la conjoncti 01 *des deux astres.
Le Cynocéphale était également l’eniblér 11 *
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l’in-
venteur des lettres et de l’écriture- AussDdit encore Horapollon , dès qu'un Cynn^Tphale était introduit dans un temple d"gypte, un prêtre lui présentait une table lle ’un roseau et de l’encre, pour savoir s’il éta 1
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réellement de la race de ces Singes qui
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naissaient l’art de l’écriture. Les monumereprésentent des scènes analogues, et 1voit sur un bas-relief du grand temple d'Ffou dessiné par la commission d’Égypl e ’ 00Cynocéphale assis et traçant des caractère*'sur une tablette à l’aide d’un roseau.
Le second Hermès ayant en outre *l an ‘ses attributions la direction des âmes <l uela mort sépare des corps terrestres,trouve fréquemment son symbole dans I e *peintures et rituels funéraires. Ainsi,une des figures annexées au MémoireM. Ehrenberg (pi. 11, fig. 7 et 8), on v<ûjjCynocéphale la main appuyée sur l’unliens du plateau d’une balance, et P ar c °°séquent devenu juge des actes des tréPsés. Ainsi, encore, dans une des pl anCdu Panthéon de Champollion (pi. 30, F-)>voit, d’après le sens des signes hiéroglyP 0ques qui surmontent le tableau, l’ÉgyP |ienTentamon suppliant le dieu Thoth , man j u jsous la forme de son animal sacré, deêtre favorable dans la terrible épre u ^ (qu’elle va subir, l’examen de ses bonne*mauvaises actions sur la terre. ce
La question de savoir à quel animal degroupe les Égyptiens rendaient de tels hneurs a également occupé les zoologiste®'ne peut s’empêcher de reconnaître l’M* 1 ^dryas dans beaucoup de figures dessisur les monuments; mais comme toute*