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Le üaim-Cehf a été déjà décrit dans ceDictionnaire (tom. III, p. 1)4); le Daim-An-tilopk l’a été de même (t. I, p. 615), sous lenom de Kevel (I); il nous reste à parler ici duDaim-Bouc, c’est-à-dire à compléter, ainsique nous l’avons annoncé (t. III, p. 528),l’Iiistoire du genre Chèvre, en faisant con-naître les principales races domestiques quis’y rattachent, en rapportant ce qu’on sait,ou plutôt ce qu’on croit savoir de leur ori-gine, enfin en disant quelque chose des ser-vices que ces animaux renuent à l’homme.
Ile 1'oeijïine «les Clièvresi«lomestifiiies.
i.’lbex, étant de toutes les espèces sau-vages du genre Capra la première dontl’existence ait été bien constatée aux yeuxdes naturalistes, a dû être considéré d’abordcomme la souche sauvage de nos races do-mestiques; aujourd’hui on s’accorde géné-ralement à les faire descendre de l’Ægagre,conformément à l’opinion de Guldenslœdt,soutenue et légèrement modifiée, par l’allas.Cette opinion, plus plausible que la première,ne repose pas cependant sur des hases biensolides, et si elle n’a pas été combattue pardes zoologistes éminents qui ne pouvaientmanquer d’en apercevoir la faiblesse, c’estpeut-être uniquement parce qu’ils n’étaient
Corbirhon, dit. dans ses Déduit de la chasse des dettessauvaiges, en parlant de la femelle du Bouquetin : « la Birhe
♦ sauvaige faonne ainsi qn’itne Birlie rbievre ou daine, mais. elle n'a qu'un Bouc à la fois, et l'allaite ainsi que fait une
• Cbievre pi ivee. •
On lit de même, dans une • pancarte des devoirs que les ma-nans et babitans de la ville et fois bourgs de Fougères onturroustiimé de payer pour les marchandises • , à l’articleBfstes aumailles (bêtes à pied fourchu , Vaches , Moutons ,Chèvres et Porcs ) : « de chacun Dain ou Chèvre estdeub aussi12 deniers. » Cette pancarte, dans la ptus ancienne rédactionque j’en ronnoisse, est de i55g ; mais elle est annoncée parle proruieur de la provostè, qui la delivre au fermier del’impôt, comme • faite et reformée sur les anciennes pan-cartes et Chartres des devoirs deubs de toute antiquité à la-dirte provostè. •
(i) On ne peut douter que le Dama de Pline ne soit uneGabelle, mais ou peut hésiter entre les espère* dont se com-pose ce petit groupe, M. Ehrenberg croit le retrouver dansson Anl. Arabica, et soutient, avec raison, qu'un a eu tortd’appliquer ce nom au Nanguer. En effet, tout ce que Pline adit de son Dama n’est guère que la répétition d’un passaged'Aristote , relatif au Dorcat . qui y est dés gnèfomme le pluspetit de tous les ruminants connus. Ehrenberg remarqued’ailleurs très justement que le Dama de divers écrivains la-tins antérieurs à Pline est un animal tout difféient des Ga-telles, une espece européenne’.
pas en mesure d'en proposer une meilleure.Quoi qu’il en soit, il nous paraît importantde distinguer en histoire naturelle les sim-ples conjectures des vérités bien établies;en conséquence nous allons exposer les rai'sons pour ou contre cette hypothèse.
Voici comment s’exprime Guldenstonbdans son histoire du Chacal ( Novi cornm-Acad. Petropol., tom. XX, ann. 1775):
« On doit penser que les animaux les plu»» anciennement domestiques sont indigènes» des régions de notre globe que les hommes* ont habitées les premières, et qu’ils y oui» vécu à l’état sauvage. Or, l’histoire sacrée» et l’histoire profane nous montrent <j uC» l’Asie-Mineure et les pays voisins sont au» nombre des contrées les plus anciennement» peuplées ; elles doivent donc être la patrie» des animaux qui ont été d’abord réduits a» l’état de domesticilé... De plus, comme H»-est très probable que les premiers hommes» n’ont pas demeuré dans des plaines, ma |S» dans des contrées montagneuses, soit dan»
» des cavernes naturelles, soit dans des à<r» miciles commodes qu’ils pouvaient y c ° n "
» struire plus facilement, il s’ensuit que |ps» animaux qu’ils ont rendus domestiques l cS» premiers ont été ceux qui préféraient l'h a '
» bitation des montagnes à celle des plaine».
» et qui, par cela même, étaient plus à le oi:
» portée. Nous devons donc chercher les r *'.
» ces originaires des nombreuses variétés <f cS» Brebis, des Chèvres et des Chiens dans > e» endroits montagneux de l’Asie -Mineure-
» Buffon a prouvé, avec cette sagacité q 11» le distingue, que la Brebis dans l’état nam» rel est un animal des montagnes peu élevée» de l’Asie-Mineure et des contrées voisi nC>» qui jouissent du même climat, animal 1 lie«les anciens appelaient Mmtnon ou /W"’ 1 '» mon, et que les Français nomment aujoU r '» d’hui Mouflon. Cela me parait hors d e» doute , d’après la comparaison des corné»
» et du crâne, quoique Linné , qui donné ’«cet animal le nom de Capra amtnon, »°'
» d’un avis différent.
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