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mer Caspienne et la mer Nuire, ainsi* qUe dans toute l’Asie-Mineure, un autre* an 'mal sauvage , le Pasen de Koemp-'*‘ r , qui, dans son habitus et dans toutesa structure, a beaucoup plus de rap-* |,0rts que le Bouquetin avec la Chèvre"domestique... I,a nature même du Bou-‘ d"etin et duPascn de Kœmpfer peut four-n ' r une nouvelle preuve que. la Chèvre
' <iom•mal
estiquc ne dérive pas du premier ani-mais du second, t.e Bouquetin paraît
* |’ r<, pve aux endroits inhabités; il vit sures sommets les plus élevés des Alpes , dans
“des rochers couverts de neiges éternelles;
* d y trouve pour sa nourriture des plantesldi ne croissent pas ailleurs, et toutes ces
* Jd'eses lui sont si nécessaires, que l’idée dee rendre domestique sous les divers cli-
mats de notre globe, dont plusieurs sont si
* diff-
érents de son climat natal, paraît toutsussi impossible à son égard qu’à celui deEléphant ou du Rhinocéros. Le Pasen ,atI contraire, fréquente les régions mon-
* * a gneuses de l’Asie-Mineure, qui en hiverS0I U couvertes et refroidies par la neige ,
Qui en été sont brûlées par l’ardeur du
* s °lei|, q U j son [ quelquefois desséchées par
* 's chaleur, et d’autres fois inondées par les‘Pluies-, où croissent beaucoup de plantes
lue l’on trouve aussi partout ailleurs. Il
* Peut donc, ainsi que le Mouflon, supporter
* to Us les climats, et comme lui se répandreét se multiplier partout. »
Péllas , qui avait eu l’occasion d’examinerPUetête osseuse de l’Ægagre, et qui, sur cetteet sur les renseignements fournis parœ u>pfer et par Gmelin le jeune, avait
caractériser l’animal comme espèce dis-l| ncte ,
"°" pas
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le considéra aussi comme la souche,unique, mais principale de nos Chè-
* ce
,e 9ia
°mestiques. Voici comment il s’exprime
su jet dans le XI* fascicule de ses Spici-,“—i Publié la même année que le Mémoire
^«uldensKEdt:
, * Quiconque voudra lireavecattention les# esc riptions qu’on a données de l’Ægagre,s el surtout examiner avec soin la forme de„ Ses cornes (que j’ai fait représenter près de4 Ce "cs de l’ibex, afin de rendre la comparai-H SOn Plus facile), sera forcé, je n’en doute, d°int, de convenir que la Chèvre domes-l( IUe ressemble beaucoup plus à la pre-
k Hîip rç
espèce qu’à la seconde : les cornes
» de celle-ci, en effet, sont épaisses, larges» antérieurement, marquées en traversée» gros bourrelets et fortement arquées ; tan-» dis que celles de nos Chèvres offrent une» courbure beaucoup moins prononcée, sont» beaucoup plus minces, saris bourrelets, et» ont le bord antérieur tranchant. D’une» autre part, il résulte du témoignage des» Kirghis et de l’exemple que j’ai cité rcla-» tivement à l’Ibex apprivoisé du comte de»R ylschkow.que cet animal couvre volontiers» les Chèvres domestiques et produit avec» elles une race féconde : aussi je serais assez» porté à voir, dans la plupartdes Chèvres , des» races hybrides formées de temps imméino-» rial.etrésullantdu croisement d’individus» apprivoisés appartenant, les uns à l’espèce» del’Ægagre, et les autres à celle de l’Ibex . Je» serais même porté à supposer qu’une troi-» sième espèce dont j’ai parlé sous le nom» de Chèvre du Caucase a pu y entrer pour» quelque chose. Mais il me semble toujours» que c’est l’Ægagre qui a fourni la princi-» pale part, et que ce sont ses caractères qui» se sont le mieux conservés dans les résul-» tats du croisement. Cette hypothèse fournit» une explication commode pour l’étonnante» diversité de formes que présentent les Chè-» vres, diversité quiestbeaucoup plus frap-» pante que celle qu’on observe dans les» Brebis apprivoisées. Il faut reconnaître; « d’ailleurs que ces différences ontdû encorei » s'augmenter par suite des influences cli—» matériques, et que les Chèvres originaires» des sommets glacés ont été soumises,a quand l’homme les a conduites dans desa plaines basses et brûlantes, à une cause» modificatrice beaucoup plus puissante que» celle qui a agi en pareil cas sur les des-a cendantsdesMouflons,animaux originairesa des régions tempérées. Enfin je ne seraisa pas très éloigné de croire qu’il a pu y avoira mélange entre les Moutons et les Chèvres ,a et que les traces de ce mélange se retrou-a vent dans les produits ; cela me paraita même assez vraisemblable pour le cas desa Chèvres d’Angora. »
Malgré l’autorité du nom de Pallas,l’ancienne opinion relative à l’origine denos Chèvres domestiques conserva encorequelques partisans, dans le nombre desquelsnous cilcronsseulement un écrivain que nousavons déjà eu occasion de nommer, Berthout