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qui nous occupe. Pour ne pas rendre l’énu-mération trop fastidieuse, nous n’avons ce-pendant cité que des auteurs français ; maisen terminant, nous ne pouvons nous dis-penser de faire mention des recherches deWagner, recherches faites avec beaucoup depatience, de sagacité, et en remontant pres-que toujours aux sources originales. Sa listede races, mieux distribuée que celle de Des-marest, n’en diffère guère d’ailleurs qu’ence qu’il distingue (avec raison suivant nous)la Capra depressa de Linné (Bouc et Chèvred'Afrique de Buffon) de la Chèvre naine deCuvier, rattachant cette dernière, et moinsheureusement peut-être, à la Chèvre deJuda (1). Les variétés qu’il élève au rang deraces sont les suivantes : 1® Capra commu-nié , 2® C. reversa , 3® C. depressa , 4° C.ecornis , 5® C. mambrica , 6“ C. angorensis ,7® C. lanigera, 8® C. villosa , 9® C. arietina(Chèvre du Népaul), 10® C.resima (Chèvrede la Haute-Égvpte ). Sous ces dix chefs, ila réuni tous les renseignements les plus pro-pres à nous faire connaître les modificationsque présente, dans les différents pays, l’or-ganisation de la Chèvre ; et son travail étaitcertainement, au moment où il a paru, cequ’on pouvait avoir de plus complet sur cesujet. Ajoutons que si le groupement qu’ila propose est sujet à quelques objections, ilétait très difficile, vu l’état de nos connais-sances, d'en présenter un qui pût être con-sidéré comme définitif. Aujourd’hui même,toute tentative à cet égard nous sembleraitpromettre peu de succès ; c’est ce que nousallons tâcher de faire voir; mais auparavantil convient de jeter un coup d’œil en ar-rière.
Les Chèvres n’étaient pas aussi dédaignéesdes agronomes anciens qu’elles le sont desmodernes ; et il paraît par quelques passagesdes auteurs grecs et latins qu’elles étaientdans certains pays l’objet de soins fort intel-ligents. Je me contenterai de citer une pra-tique dont la connaissance nous a été con-
(i) Buffon avait lu avec néglïgenre ce que dit Linné deta C. recurva : . Curnibus erectis , apice antrorsum recurva*lis. » Il avait supposé que par le mot créais, qui, dans l'es-prit du naturaliste, faisait seulement opposition avec la po-sition très couchée des cornes de la C . depressa , on devaitentendre qu’elles s’élevaient perpendiculairement au frontcomme celles du Chamois ; et négligeant l’indicatiun four-nie par le mut antrorsum , qui , il est vrai, dans le texte, setrouve seulement à la phrase suivante, il se représentait lapointe cuuiuic lottuaut un crochet en auièie.
servée par Aristole, et qui est aussi
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nieuse que bizarre. On avait remarqué q uCcertaines Chèvres refusaient de recevoir I emâle, et privaient ainsi le possesseur d utroupeau d’un double produit en Chevreau*et en lait. Il n’était pas facile de lesoblig erà s’accoupler ( et encore l’a-t-on tenté P sr 'fois en déterminant l’orgasme des parl< eSde la génération ) (I) ; mais, pour amener l asécrétion du lait chez celles qui n’avaiei' 1pas conçu, on avait imaginé un moyen <t ulétait surtout en usage parmi les pâtres dumont OEta : on fouettait d’orties la régi' 111interfémorale, et on appelait le sang aU *
mamelles; les pis se gonflaient, devenaidouloureux, et quand on les pressait
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au
un«
bout de peu de jours on n’obtenait q usérositésanguinolerite; bientôt c’était du P uSqui sortait, puis ce pus était remplacé P a |du lait aussi abondant, d’aussi bonne quaü leque celui des Chèvres qui avaient mis b aS ’lait qui ne tarissait point, pourvu qu’on eé*soin de continuer à traire l’animal (2)- É P* 1rait aussi qu’au moyen de certains alim en **'on parvenait quelquefois à entretenir l a se ”crétion du lait chez des animaux que I a $ eavait rendus stériles.
Ce n’était pas des Chèvres bréhaignes
lement qu’on était parvenu à obtenir d
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i avait fait mentir le proverbe q ul
simile une tentative sans résultat possib* 6à celle qu’on ferait pour traire un B uUC .Aristote nous apprend que, dans l’>* eLemnos , on avait eu un Bouc dont les r T,amelles, placéesde chaque côté du fourreadjdonnaient assez de lait pour qu’on en Pfaire des fromages (3). Il ajoute que, d’®P rles renseignements qu’il avait reçus,
même particularité aurait été observée
les
plusieurs Boucs descendants de celu 1-Le fait d’ailleurs s’est reproduit dans
..mi 1 ’'
(1) • Veliementiorem coitum si excitare volueris- » *
Ha dehbutis multo sale et nitro manibua perfiic* • (^° (>Ilist. nat. de ÇuaUr., p. 47.) ^
(2) * U Liera etiam eaprarum qu* coitum non patiuoM r
tores montis 0£t* urticà perforant veliementer ^ ^
inüigant. Itaque, primum bumoiem rruentumpurulcntum, postiemo lac non minus ifuam ex iis < l u ®rem patiuntur. » (Aristot., Hùtor. anim., lib 1 H* cap *.
( 3 ) «Manlius tnacnâ e*. parte nec bestiis, nec bo®* ■
ti-rdum f'
gigniturlac. rien tamen potest ut ex aliquibtis n |lc ^
gnatur ; nam 111 insulâ Lemno, capro , ex maf nrn ' s ^
minus juxta génitale gerit. tantum lattis eniulgebaturlavtra imie ron/kerent, qm>d etiam pioli masiulx C*>P rlcveuiàic acccpiwus. • (Ariat., loc, citât •)