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Tome quatrième.
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1)AI

M - 8urnes les a vues dans la possession des" 0 >nades qui errent vers le nord de la Bou-that ie. Le duvet qu’elles fournissent peut6lr e encore filé sans addition de laine ou desoie ; depuis quelques années on l’exportedans le Caboul et même jusqu’à Amritsar dans le pays de Lahore , où l’on en fait des'hâles analogues à ceux de Cachemire , maisbeaucoup moins beaux à tous égards ( 1 ).continuant à s’éloigner du Thibet , dude l’occident, on trouve encore des Chè-Vr es q U i fournissent un duvet abondant;'"aïs ce duvet n’a plus le même nerf ni laln ètne longueur, et on trouve de l’avantage’* 'e feutrer plutôt qu’à le tisser. A mesure

quel'

on considère des provinces situées plus1 ouest, on voit se manifester de plus enIdus, sous la double influence du climat etdes croisements, l’abâtardissement des races® l| a détérioration des produits. Ori a ainsiUn e sorte de série descendante dont le der-n 'er terme est la Chèvre noire d’Anatolie etde Syrie , qui fournit l’espèce de bourre ap-pelée chevron, ou poil de Chamenu d’Alep {2).

a 1 "* ait Bûmes,r * c teres

que l’on trouve une race croisée qui a ses ca-propres , et qui donne des produits toujours

Ii{ iues , mais décidément inférieurs à ceux qu’on aobtenus des bonnes Chèvres de l’importation Jaubert. Il fautremarquer que c’est aux nomade* de 1 a Boukharie, etn ° n * ceux de l’Oural , que Burnes fait allusion, quand il ditt,0au duvet près les Chèvres des Kirghis ne ressemblent en®üx Chèvres de Lhassa, • qui sont des animaux de très^ e t>te taille et très bien faits »

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duvet qui fut acheté en Russie pour faite les ptc-r * c *rhemires français avait été vendu sous le nom de

ne de Perte, et on le disait produit par des Chèvres thi-,n *s introduites au temps de Thomas Kouli-Kan. Il est^°**U»le qu ? i ea personnes qui donnèrent ces renseignements

hfJieoi , * .

de bonne foi ; cependant a cette époque il y avaitRussie des marchands qui savaientque le duvet fin18 V * nait Point de la Perse, mais du Tliibet, et dès l’aimée°9 ou 1810, ils avaient tenté de l’aller chercher directe-tip ni * Gorto P e (Asiat. Research., tom. XII, p. 449).Un éclian-° n de très beau duvet qui avait été envoyé en Angleterrej fs ** fin du siècle dernier, et dont 011 fit deux châles quido üfTerl8 en Posent » l’impératrice de Russie , était sansd,. * *. 8uss ’ Produit ou de Chèvres du Tliibet ou de Chèvresg , k'*ghis l'Oural Quant à une qualité plus grossière qui^l'ioyait alors en Russie pour des ouvrages en ti icot,

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*luu n!

ei bonnets, elle pourrait bien venir de la Perse. Rem

, " s c ^peudant que si. comme on l’a dit, la race thibetaineele introduite par Thamas dans le Kecman, il faut qu’elle^ 8,t Promptement dégénéré, car les beaux tissus qui se fa-de m** 0 * da,, “ cette P rov,nre SOMt avec de la pure laine| e ^ ° uto,,8 {Pottinger, Beloutchisl , trad. franc., t. I, p. 4 a 3 ),du ^ ue fournissent assez abondamment les Chèvres

étant réservé à des usages plus grossiers ou exporté,du * l ** matlere première que l’industrie européenne reçoit. rorT1m erc« d’outre-mer sous le nom de poil de Chameaupresque toujours que du duvet de Chèvres provenant

Pour en finir avec les branches bâtardesdes races lanigères, il nous reste à dire quel-ques mots de certaines Chèvres qui, malgréleur pauvreté en duvet, ont reçu de plu-sieurs naturalistes le nom de Chèvres duThibet.

La vraie race thibetaine, ainsi que nousen avons déjà fait la remarque, est brusque-ment limitée du cotéde l'Inde par les montsHimalayas , et lesChévres que l'on rencontredès qu'on commence à descendre le versantaustral appartiennent à des races complè-tement distinctes. Couvertes en général d’unpoil soyeux très long, mais presque entière-ment dépourvues de duvet, ces Chèvres sup-portent bien le froid et ne craignent pas lachaleur {!); et comme d’ailleurs leur forceet leur adresse à gravir les sentiers les plusdifficiles les rendent propres au métier de

de différents pays. Une fois qu’on est prévenu de cette fausseapplication, on trouve, dans les désignations mêmes que lecommerce donne aux diverses qualités du duvet importé, lapreuve de ce que nous avons dit relativement à l’abâtardis-sement des races, qui devient plus marqué à mesure qu’ons’avance vers l’ouest. La première qualité est dite travailanglais , parce qu’elle vient par la voie de l’Angleterre;on l’y apportait naguère en très grande quantité de Bombay,place qui, on le sait, la reçoit principalement du Kerman .La seconde qualité ou travail hollandais a été ainsi nom-mée parce que les Hollandais l'allaient chercher autrefois aGombroun, dans le golfe Persique . La troisième ou travailfrançais est apportée principalement par les bâtiments deMarseille , et fourme pardes pays plus rapprochés de la Médi-terranée. En Syrie , enfin, on a une qualité inférieure auxtrois précédentes, le poil de Chameau ou Chevron d’A tep :c’est un duvet abondant, mais court et peu élnstique, qu’onemployait beaucoup en France dans la chapellerie avant quel’usage des chapeaux de soie se fût introduit. Pour l'obteniron plâtre de chaux la peau de J’animai récemment tué ; aubout de quelques instants le poil et le duvet se détachent ducuir, et on les sépare ensuite l’un de l’autre assez aisément.

(t) M Vigne, après avoir parlé (Trac , in Kashmir, tom. Il,pag. ix5) de l’epais duvet que portent près de la peau pres-que tous les mammifères du Thibet , fait remarquer « que cetabri leur est surtout nécessaire à cause du veut glacial et vrai-ment meurtrier qui souftle presque en toutes saisons sur ceshauts lieux. • Dans de telles circonstances, en effet, la toisonquelque épaisse qu’elle fût, ne défendrait pas du froid si ellese laissait entr’onvrir au moindre souffle; il faut des poils quise feutrent, c’est-à-dire des poils laineux. Les poils soyeux quine sont point solidaires les uns des autre* suffisent dans leslieux ou l’air n’est pas agité,et, pourvu qu’ils soient assez longs,ils abritent bien l'animal contre le froid. L’allongement de.*poils soyeux forme, en effet, avec la rareté des poils laineux,le caractère de la toison de certaines Chevres des régions sub-himalayennes , et notamment de celles qui sont employéescomme bêtes de somme. Chez quelques uns des individu»qui ont vécu à Al fort, les poils formaient des mèches de 4 oà 5 o centimètres de longueur. Ces Chèvres avaient, en com-mun avec ia race également subhimaJayrnne du Nép.tul, desoreilles larges et pendantes , et les mâles des cornes apla-ties, totducs on vis et divergeptr*.