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Tome quatrième.
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Chèvre de Ihassa (t).— Celte Chèvre, d’a-près cequenous apprend Turner(imèas.«adcau Thibei , pag. 366), est élégante de formes,mais très petite de taille. La couleur de larobe varie suivant les individus , les teintesles plus ordinaires étant le blanc, le grisbleuâtre, le chamois clair et le noir : ces cou-leurs sont celles des poils soyeux ; quant auduvet qui se trouve à leur base, et qui esttrès abondant et très serré près de la peau,il est en général grisâtre, et seulement blancchez les Chèvres blanches. Les cornes, pres-que droites, sont, comme nous l’apprendindirectement M. Vigne, tordues en vis etdivergentes. Les oreilles , assez grandes etmolles, retombent en avant.

Celte race de Chèvres abonde et est trèsbelle dans les environs de Lhassa, par les90° de long. E.; mais pour l’observer danstoute sa perfection, il faut, à ce qu’il parait,s’avancer encore un peu plus vers l’est. Ducôté opposé, dans la province de Ladak , oùles Cachcmiriens viennent faire leurs achats

lement des nations turques, qui autrefois s’étendaient fortloin vers le S.-E. Dans presque tous les lieux où- ces peu-ples se sont établis, il existe des Chèvres à duvet qui, pro-bablement, y sont venues avec eux , mais qui s'éloignentd’autant plus de la race thibetaine qu’elles ont été exposéesà des croisements plus fréquents, et à l'influence d’un climatplus différent de leur climat primitif. Les hordes qui unt pé-nétré vers le Nord n'ayant point en général rencontré surleur route de populations fixées au sol par des habitudes deculture, leurs troupeaux ont échappé presque complètementa la première de ces deux grandes causes de variations, etn’ont été que légèrement affectés par la seconde, puisque lechangement en latitude compensait jusqu’à un certain point(pour la température, par exemple) le changement hypsomé-Irique. Voilà sans doute comment il se fait que l’on a trouvéchez les Kirghis de l’Oural , malgré la distance des lieux , etmalgré le temps qui s'est écoulé depuis que la horde a quittél’Asie centrale , des Chèvres que l’on a pu croire tout-à-faitidentiques à celles du Thibet. Au sud de l’Himalaya le mêmefait ne pouvait se reproduire; la pente étant de ce côté airapide , et par suite le changement de conditions extérieuressi brusque, que l'acclimatation d’un animal des pays froids,qui aurait besoin d’être graduelle , devient en quelque sorteimpossible: aussi les Cachemiriens, qui sont cependant trèsvoisins du petit Tbibet , se sont-ils contentés de s’assurer,par un traité de commerce, l’achat de tout le duvet récoltédans les cantons les plus renommés, et paraissent, ou n’avoirpoint songé à naturaliser la race dans leur vallée, où avoirreconnu par d’anciens essais qu’elle ne saurait y prospérer.Rien n’est donc plus impropre que d’appeler Chèvre de Ca-chemire, comme on l’a fait souvent, la Chèvre qui fournit leduvet dans la fabrication des châles.

(i) Nous préférons ce nom, qui ne laisse point d’équi-voque, à ceux qu’on a déjà employés. Le nom de Chevre thi-betaine a été appliqué à une race qui n’est point du Thibet .Celui de Chevre lanigère convient à toutes les races du mêmegroupe ; celui de Ch'evre-tachcmire enfin peut induire en er-irur sur la véritable patrie de l’animal.

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de duvet, le paysélanL moins élevé et nu» 115froid, l’animal ne réussit pas aussi bie°*on l’élève peu; mais par les mêmes long 1 "tudes, et seulement un peu plus vers le nord»dans le Cashgar, et en général dans le Tur-kestan chinois, il donne encore de bon»produits. Dans tout ce pays la race P ara * 1s’être conservée assez pure: seulement ed eest de plus grande taille (t).

Certaines peuplades , aujourd’hui f° rtéloignées du Thibet , ont aussi, comme il aété dit plus haut, des Chèvres qui, bienque différentes d’aspect de la raceLhassa , paraissent s’y rattacher par les ca-ractères les plus importants : ce sont celle*’que M. Jaubert a trouvées chez les Kirgb[ sde l'Oural, et dont il a amené en France , **y a vingt-cinq ans, un troupeau qui, au dé-part, comptait près de 1,300 tètes.

Sur un point intermédiaire il existe ée a * e 'ment, etencore parmi des Kirghis, des Chè-vres dont l’origine parait être la même (2) *

(i) Les Cachemiriens qui vont acheter au Thibet le d***employé dans la fabrication de leurs châles ne s'av» 1 * 0 ** 1point au-delà de Leb et ne vont pas même jusqu’àqui en est le principal entiepôt; c’est donc probable* ,eldu Ladak ou de la partie voisine du Turkestan que p r ° ,f *nuient les Chèvres dont l’Arménien Khorfja Jousuf a vu.la vallée de Cachemire , un petit troupeau qu'on y f**^**.comme objet de curiosité. C’était sans doute aussi P* ,nces derniers animaux, déjà à demi acclimatés à un P’ 1 ^tempéré, qu’on avait pris, pou.t la ménagerie du gouverne* 1de l’Inde , les deux individus, pere et mère du Boucen Fiance par M Duvaucel. La taille seule de ce b r *mal ne permettrait pas de le considérer comme de U ,r *race de Lhassa. Ses dimensions, en effet, sont, à u n P üU ^près en hauteur et en longueur, les memes que cel' fS

notre Bouc commun, telles que les donne Daubenton .

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dant que Turner nous dit delà race type que sa taill®férieure a celle des plus petits Moutons anglais .sauf en ce point, les Chèvres de Lhassa, comme n ‘ ,uSprend M. Vigne, ressemblent tout-à-fait au Bouc de M Du**.cel ; ainsi, pour compléter ce que nous avons dit des c#r * ft <{res de cette race, nous pouvons renvoyer à la descript ,on ^à la figure donnée par M. F. Cuvier dans l 'Histoire ^Mammifères (livraison de mai 1819). M. Vigne, ‘î ul ^connaissait (a figure que par la reproduction qu’en * ^° n tle Penny Magazine (ai septembre i833), dit que lep° rtrflest un peu flatté ; c’est qu’en effet le graveur anglais s’c J * $mis de redresser les oieilles, ce qui donne à la physi°° 0quelque chose de plus éveillé. fi

(a) Des Chèvres amenées par M. Jaubert , quelq* ,eSreproduisaient presque identiquement les formes exte ^ ^de la Chèvre du Ladak, c’est-à-dire , à la taille p r «* > ^

de la race type, et c’était sur ces individus qu’on trou ^général le duvet le plus beau et le plus abondant ;*au contraire , avaient un aspect tout différent, et d° n

des produits de qualité fort inférieure. de sorte quM

trouvé a

que dans les troupeaux des Ktrghis de l’Oural onfois et 1a rare presque pure et beaucoup de bâtardsles Kirghis de Roukharie, au contraire, il parait.

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