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une nouvelle observation , faite sur un plusgrand nombre d’exemplaires, pourra seuledécider.
Dans scs Symboles physicœ , M. Ehrenbergaccepte et caractérise ainsi quatre espèces deDamans :
1. Daman du Cap , llyrax capensis ( Mar-motta capensis Kolb., Caria capensis Pall.).— Poils roux, brun-cendré en dessus, avecune bande dorsale plus foncée, et une tacheplus noire encore au milieu , blanchâtre endessous; tête forte, à mandibule élevée ; 48ou 60 vertèbres; 21 ou 22 paires de côtes;barre petite quand les sept molaires exis-tent ; os interpariétal grand, trigone ; avant-bras et pattes postérieures assez petits.
2. Daman du Dongola , llyrax ruficeps .—Poils plus raides, brun-fauve en dessus;point de bande dorsale; vertex roux vif dansles adultes; mandibule plus étroite, et barreplus grande que dans le précédent; os inter-pariétal plus grand , presque tétragune; oc-ciput plus large ; avant-bras et pattes posté-rieures plus allongés.
3. Daman de Svrie, Hyrax Sÿriacwj(lcSaphan de la Bible). — Poils raides, brun-fauve en dessous; point de bande dorsale;une tache médiane d’un blanc-fauve ; des-sous blanchâtre; tête plus grêle, ainsi quela mandibule ; 46 ou 47 vertèbres, dont 21 ou22 costifèrcs ; barre étroite ; os pariétal petit,pentagone; tête étroite ; avant-bras, patteset omoplates un peu plus grêles.
4. Daman d’Abyssinie , Hyrax habessini-cus (/Iskhoki de Bruce).—Poils raides, gris-brun en dessus, varié de noir ; une tachemédio-dorsale noire, blanchâtre en dessous ;tète étroite, très comprimée ; mandibuleétroite; barre plus longue ; os interpariétalgrand, semi-orbiculaire ; avant-bras et pattesplus allongés.
Une autre espèce entièrement distincte destrois premières, et probablement aussi decelle-ci, a été découverte dans l’Afrique cen-trale , et nommée parM. Andrew Smith :
Hyrax arboreus. —M. Jourdan, professeurà Lyon , a puacquériren Angleterreune peauavec crâne de cette espèce, et M. de Blain-ville, après lui, a pu constater qu’elle diffèredes Damans ordinaires parla forme de sa tète,la longueur de la barre qui sépare les inci-sives des molaires, ainsi que par les dimen-sions moindres des dents molaires, cl par leur
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conformation. M. de Blainville, qui les a déjàsignalées dans le t. I des Annales françaiseset étrangères d'anatomie et de physiologie ipag. 314 (1837), va les développer, ainsi quetout ce qui est relatif aux Damans, dans uneprochaine livraison de son Ostiographie, elil en donnera aussi des figures.
Les Damans fréquentent de préférence lesendroits rocailleux, et c’est dans des trousde rochers qu’ils se retirent. C’est là une deleurs habitudes les plus caractéristiques, etl’un des traits au moyen desquels on est ar-rivé à la signification du mot Saphan. Iles 1dit, en effet, au chap. xxxi, vers. 26 des P r0 'verbes :
Saphanim , populus invalidus , ponunt in V e 'Ira domum suantCe que l’édition vulgaire a traduit ainsi :« Les Lapins, cette troupe faible, qui éta-blit sa demeure dans les rochers. » Les Bi-bles anglaises ont traduit également iciphan par Coney , qui veut dire une sorte de
Lapi n ; mais dans les autres versets ou ce
se représente, et, entre autres dans le Lévt'ligne, elles ont de même employé ce motce que ne font pas les Bibles françaisesQuoique interdite aux Hébreux, peut-êir eparce qu’ils la recherchaient trop , la cha' rdes Damans n’a rien de désagréable, et l eSArabes ainsi que les chrétiens la mangent en-core fréquemment ; Bruce a constaté ce faite 0Abyssinie, et Kolbe rapporte qu’au Cap, u °enfant qui faisait paître des troupeaux dan*les rochers où vivent les Damans, avait dresséson chien à prendre ces animaux, et q° cchaque jour, grâce à son fidcle compagne"'il revenait à la bergerie chargé d’autant deDamans qu’il en pouvait porter. Feu Hei°-prich et Ehrenberg disent aussi qu’au Sin alon les recherche assez. On les prend avpièges formés de pierres, à la manièreceux que les enfants préparent chez noupour attraper les moineaux ; mais la f° ssedoit être pavée, parce que les Damans fo°' s 'sent avec une grande facilité.
On emploie comme appât pour lesun rameau de Tamarix. Leur régime est e
effet herbivore dans l'état de naturehumeur est douce, et on les apprivoise aise
ment; on peut même les laisser errer
ment dans les habitations, où ils se iioiirr 1 'sent des débris de la cuisine. On assure q u 1 ‘
tuent les Bals