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Plusieurs Damans ont été apportés en Eu-ro Pe dans ces dernières années, et, il n’y aPas longtemps encore, la ménagerie duUs ^um en possédait, trois qu'elle devait àUn de ses voyageurs, M. Botta. Un autre"tan, qu’on a pu voir aussi dans la même^uagerie, avait vécu plusieurs années chezUn Particulier.
P- Uuvier, dans le toan. III de son Histoire'‘>‘inrell e desMunnnifi res, parleencestermesUn 9aman femelle d’Ethiopie qu’il a ob-sc rvé vivant : « Tous ses mouvements sont
1 s et brusques, et il se meut, pour l'ordi-naire,deSes
en soulevant alternativement son trainderrière à peu près comme les Lièvres.' Pieds antérieurs sont plus courts que lespostérieurs, et l’un et l'autre sont très mus-e,lï ; il cherche à se glisser dans les plus
Petites
ouvertures, et à pénétrer dans les
Us étroits passages, où il aime à se tenir*‘ a ePaleur parait lui être fort agrca-■ ■ il s’étend et expose alternativement tou-
les le s
ar dent ■
parties de son corps au soleil le plus
et lorsque le temps est froid ou hu-
il s’enveloppe et se cache dans le
Uiide
> Qui lui sert de litière. Il est apprivoisé,fui' S ne P ara l! P as Pl us rechercher que
reux qui l’approchent : il reçoit les ca-len SPS S3nS ^ répondre, et il n’aime pas à être^ u dans les mains ; c’est pour lui une sorteÇe Ca Ptivité, et la captivité le fait souffrir :^P'-ndant il ne se défend pas violemment.Pas U °'^ U ’il n,enace de mordre, il ne mordin ' Jamais il n’a fait entendre qu’un sifTle-Ira * >rC ^’ et seulementquand il était con-Une'^ V ' c eSt loute diurne; il emploie.. . grande partie de son temps à lustrer son
'"ter.
e > et il se gratte avec l’ongle du doigtrit ^ ne *l e ses pieds de derrière. On le nour-ri U Pa ' n ’ de racines, de fruits, d’herbes ,ne,, man @ e de tout indifféremment; il boit
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j , un animal
di
mant. C’est, à ce qu’ilassez peu intelligent; on‘lui ' QU n, °l ns > Qu’il reste étrangerà cel-a v** aulou r de lui, si rien ne l’elîraie.qui 1 U pas P 1,,s que la présence de celuilib,, a n ° Urr 'l ne paraît le toucher. C’est laq u >jl Qu i* recherche avant tout ; tantde c „ est eufermé, il s’approche volontiersnyj 1 Qui lui tendent la main, il se prêteouv e Caress es, mais dès que sa cage estgène * ’ s ' m Patiente contre tout ce qui le
Nous terminerons par quelques mots surles affinités du genre curieux qui vient denous occuper. Ses rapports extérieurs avecles Rongeurs sont incontestables , et c'est enleur accordant une entière confiance quePallasa fait du Daman une espèce du mêmegenre que les Cabiais ; et comme ceux-ci tou-chent par plusieurs points aux Pachyder-mes , celte erreur, bien qu’elle soit évidenteaujourd’hui, était alors si difficile à éviterquePallas, qui jugeait si neltement des affi-nités des animaux, l’a introduite dans lascience sous la grande autorité de son nom.Mais en reconnaissant avec Cuvier que lesDamans sont de véritables Pachydermes,il faut plutôt les considérer comme un genrevoisin, mais distinct des Rhinocéros, quecomme de petites espèces de Rhinocéros , oudes Rhinocéros en miniature, ainsi qu’on l’aécrit plusieurs fois. Par leur taille autant quepar leurs principaux caractères internes , ilsen sont génériquement distincts, et leur rôledans les intentions de la nature est sansdoute aussi différent. C’est à ce rôle, quoi-qu'il nous soit encore impossible d’en saisirla véritable essence , que le Daman doit lescaractères secondaires qui semblent le lieraux Rongeurs , mais qui le lieraient aussibien à certains Lémuriens et aux Wombats,qui sont aussi comme lui des animaux desti-nés à représenter un degré particulier d’or-ganisation dans des circonstances spécialeset au sein d’une faune particulière. Quandon ne connaît pas suffisamment les traitsessentiels de l’organisation d’un animalqui déterminent le groupe de la progres-sion zoologique auquel cet animal appar-tient, on est forcé de tenir compte de scsparticularités harmoniques, c’est-à-direde celles qui sont en rapport avec les cir-constances au milieu desquelles l’animal re-présente le groupe auquel il appartient. Alorson se trompe fréquemment, et c’est ce quiest forcément arrivé à Pallas. On peut expli-quer de même comment Oken n’a vu dansle Daman qu’une espèce de Léinurien, voi-sine des Loris : l'ongle du doigt indicateurdes pieds de derrière , la forme et la dispo-sition des incisives, le grand nombre des ver-tèbres sont les points sur lesquels le célèbrephilosophe de la nature basait essentielle-mentsa manière de voir. Le mode de généra-tion des l’hascolomes, qui est le même que