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Tome quatrième.
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bords de la Méditerranée, et en Asie depuisl’Asie -Mincure jusque dans la Perse méri-dionale. I,a tige du Dattier, de 30 à 50 cen-timètres de diamètre, s’élève jusqu’à 20 mè-tres environ ; elle produit dans sa partieinférieure, sur une étendue d’un mètre en-viron, de nombreuses racines grosses commele doigt qui la Gxent solidement dans le sol.Sur les tiges âgées et élevées, la partie infé-rieure du tronc est dépouillée des bases desfeuilles, mais marquée de rides transver-sales produites par la sortie des faisceauxfibreux qui se portaient dans les feuilles.Vers le haut et dans une grande étendue ,elle est au contraire hérissée par les basesdes anciennes feuilles persistantes et serréesles unes contre les autres. Les feuilles quiexistent simultanément sont nombreuses,très serrées et forment une gerbe élégante ausommet de la tige; elles ont 3 à 4 mètresde long ; leur pétiole, fort et dilaté à la base,ne forme pas de véritable gaine, il est trian-gulaire et amplexicaulc, mais s’écarte immé-diatement de la tige. Les folioles naissentfort près de la base, et ne sont pas très régu-lièrement espacées ; elles sont linéaires, lan-céolées, aiguës, pliées à la base, fermes,raides et légèrement piquantes; mais les in-férieures sont plus courtes, plus raides, etforment de véritables épines , moins fortescependant que dans d’autres espèces.

Les spatbes sortent entre les feuilles, ilen naît plusieurs à la fois de l’aisselle dedifférentes feuilles; elles sont d’abord dres-sées et longues de40 à 50 centimètres, oblon-gues, aplaties, d’un jaune orangé , complè-tement closes, et d’un tissu épais et presqueligneux; puis elles se courbent légèrementen dehors et se fendent extérieurement danstoute leur longueur pour laisser sortirle spa-diceou la grappe de fleurs. Ces spadices sontentièrement chargés de fleurs mâles danscertains individus, uniquement de fleurs fe-melles dans l’autre; les premiers sont petits,droits, à rameauxnombreux, et leurs fleurs,d’un jaune pâle, sonttrès serrées, presque im-briquées ; elles tombent à mesure qu’elles sesont épanouies et que le pollen renfermédans les anthères s’est échappé. Les autresoffrent des rameaux simples, allongés, nais-sant tout autour de l’axe du spadice, et por-tant des fleurs femellesdans toute leur lon-gueur. Celles-ci sont plus espacées que les

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fleurs mâles; elles sont ovoïdes, grossescomme un pois et d’un jaune verdâtre ; lot*'qu’elles ont été fécondées par l’action du pol'len des pieds mâles, elles se transforment e"des fruits charnus, oblongs, d’un jaune doré,dont le péricarpe épais etcharnu, très serré,se conserve facilement par la dessiccation a"soleil et constitue le fruitconnu sous le nomde Datte : le noyau, cylindroïde, long 8 e2centim. environ, profondément sillonné * urune de ses faces, est formé par la graine seuleet non pas, comme le noyau de nos arbre*fruitiers, par la graine et l’endocarpe; cettegraine est presque entièrement composée p* rle périsperme dur, corné, résullantde cel-lules très épaisses, oblongues, rayonnante*,renfermant des matières huileuses et sucrées-La saveur agréable et les propriétés très nu-tritives de la chair de la Datte, et l’utiti lcdont ce Palmier est encore sous d’autres rap-ports, ont fait étendre sa culture dans pres-que toutes les localités où il peut croître :aussi, même en dehorsde ses limites prinC'pales que nous avons indiquéesavantdedoh'ner sa description , on lecultivedans la P' u ”part des colonies situées entre les tropifl ueSet jusque dans le midi de l’Europe , e* 1Espagne, en Italie et en Grèce ; mais dan*ces pays plus froids, les fruits ou ne mû-rissent jamais ou ne se développent que rare-ment et très imparfaitement, et on le cultiveuniquement pour ses feuilles ou Palmes, q ulservent dans les processions de la fête de*Rameaux, et sont recherchées dans ce bmdans tous les pays catholiques du midi del’Europe . Les dernières limites nord de cetarbre comme culture étendue sont donc i' 1ville de F.lche, dans le royaume de Valence,d’une part, et le petit village de Bordigher 3sur la côte de Gênes, d’un autre côté- Onen retrouve encore quelques uns dan* d csjardins du midi de la France .

les

Le Dattier vient spécialement dans

lieux humides on susceptibles d’arroseme» >

on peut le multiplier par semis ou par drageons ; mais on préfère ce dernier moyeÇ'parce qu’il permet d’obtenir avec certitu'des pieds femelles, en prenant cesdrageo 11 *au pied d’arbres de ce sexe, et que ces mvidus seuls sont avanlageux à cultiver,P 111 ’que seuls ils donnent les fruits, but de ceculture.

Dans les plantations de Dattiers , on n a<