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Tome quatrième.
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fusément embrouillées , les écrivains «lutemps , qui n’avaient aucune notion de cri-tique , ont brodé et enjolivé ces histoiresmerveilleuses, et voilà probablement pour-quoi ils ont constamment confondu les Dau-phins avec les Requins.

D’ailleurs, un seul de ces anciens au-teurs, du moins à ma connaissance, dit avoirvu lui-même ce qu’il raconte, et cet auteurest Pausanias , que j’ai cité plus haut. Maissi cet historien s’est trompé d’espèce ; s’il apris, comme je n’en doute pas , un Phoquepour un Dauphin , son histoire de Porosélénés’explique parfaitement, et peut être vraiedans tous les points. J’ai vu moi-même unPhoque tellement apprivoisé par un mate-lot, qu’il lui obéissait absolument commepourrait faire un Chien. I,e conte débilé parOppien pourrait également avoir quelquevraisemblance. Mais laissons là ces disser-tations qui ne mènent à rien de positif, etrevenons-en aux véritables Dauphins.

La famille des Delphiniens, de M. IsidoreGeoffroy, constitue, dans l’ordre des Céta-cés, un groupe très naturel ; mais ce groupe,considéré comme genre, a pu s’étendre ouse restreindre à certaines espèces , suivantqu’on attribuait aux Dauphins tels ou telscaractères. C’est à Fr. Cuvier que l’on doitle travail le plus complet et le plus con-sciencieux qui existe sur celle matière. Cenaturaliste divise les Dauphins en: I°Delphi-uorhynques ; 2° Dauphins proprement dits ;3° (nias; 4” Marsouins; 5° Hypérodons;(>“ Narvals; 1» et enfin en Sousous. Danscet article nous adopterons à peu près lesmêmes divisions, mais nous ne les considé-rerons ni comme genres , ni meme commesous-genres, car ce ne sont certainementque des groupes établis d’une manière pu-rement artificielle. Dans la famille des Del-phiniens de M. Isidore Geoffroy viennentencore se grouper, après les Dauphins, lesgenres Inia, Hétérodon et Monodon (voyezces mots ). L'histoire des Dauphins et sur-tout leur synonymie sont très difficilesà débrouiller, parce que ces animaux, habi-tant constamment la haute mer, ne peu-vent être observés que rarement et acciden-tellement. Kn outre, les caractères sur les-quels on a l’habitude de déterminer lesespèces sont, quoi qu’on en dise, très varia-bles. Par exemple, la grandeur varie en rai-

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son de l'âge , et peut-être des sexes ; et onne connaît pas de règles certaines pour «I e "terminer cet âge, ni même de moyens po* 1 'tifs pour savoir si Un animal observé estadulte ou non. Le nombre des dents var |e

d’individu à individu, et lorsqu’un vieuxDauphin les a perdues par l’effet de l’âge, üest souvent impossible de s’en apercevoir-Quant à la disposition des couleurs, si l’ üns’en rapporte à Moreau de Jonnès, elle e»ttout aussi variable: cet observateur dit avoirremarqué que, dans la même troupe de Da u "phins de la même espèce qui suit un va'*"seau , tous les individus n’ont pas la mén> erépartition de taches ou de couleurs sur

le

corps. J’ai moi-même observé sur des M ar 'souins communs que les proportions relative*des nageoires varient un peu dans les dit^^"rents individus. Ceci posé, je n’ai pas besoind’avertir le lecteur des imperfections q u 1peut trouver dans tous les travaux faits P afles naturalistes sur ces animaux.

io Del|)liinorIiynqiies.

Ils ont un museau excessivement étroi 1,et d’une longueur comparativement tre*grande, souvent quatre fois plus long <l" ele crâne ; l’extrémité postérieure des in l< ’ rmaxillaires est courbée en avant, ce qui el)traîne la courbure des maxillaires, des fr° ntaux et de l’occipital ; les os du nez sont enchàssés dans les frontaux et les internias' 1 'laires ; la fosse temporale est extrêrne® enpetite, et les dents sont à l’état rudimenta" 1 "au moins le plus souvent.

Ces animaux atteignent quelquefois ° nCtrès grande taille, et on en a vu de 12 mètre*de longueur. Leur tète est bombée, |emuseau étroit et fort long , leurs mâcho*quelquefois armées de dents longues et c, °'chues. On en connaît plusieurs espèce*’ 9

von- :

1. LeDELPnlfiOBHYNQÜECOÜIiONSé, enorhynchus coronaïus Fr. Cuv. — Il a trdents à la mâchoire supérieure et quaranhuit à l’inférieure , toutes coniques , P eet très aiguës. Il atteint ordinairement ^30 à 36 pieds de longueur, et 14 à l®

: relatif''

de circonférence. Sa tète est petite iment à son corps ; son front est cou

obtus, et ses mâchoires sont prolongées

un bec fort pointu. La nageoire dorsale-

forme de demi-croissant, se trouv

vex e »enencec

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