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Tome quatrième.
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P'imcnts que les phrénologues avancent à00 sujet.

be Dauphin , selon l’opinion des anciens,un animal doux, bon, intelligent, sen-S'ble à la bienveillance, qui se familiarisait®'"® c ce ux qui lui faisaient éprouver de bonsra <leinents, leur obéissait, s’attachait àe °*’ el se faisait même un tel besoin d’aimer,■! périssait de chagrin quand , par une® au se quelconque, il était abandonné par,°bjet de ses affections. « J’ai vu moi-mémea •‘oroscléné, dit Pausanias ( Description de“ Grèce , liv. III, ch. 23), un Dauphin l”' > blessé par des pêcheurs et guéri par,ln enfant, lui témoignait sa reconnais-Sa ncc ; je |’ai vu venir à la voix de l’enfant,’ quand celui-ci le désirait, lui servir deJhoniu r e pour aller où il voulait. » — I.eau phin aimait la musique : témoin l’histoire® Ar ion. Celui du lac Lucrin avait un tendre(i ^ ac bement pour un enfant qui chaque jour

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, v ersait le lac sur son dos, selon Pline c l |a P- 8)* D’après le même auteur,n dauphin , à Hippone , s’amusait à jouer. c les nageurs et à les recevoir sur sons - eic., etc. Mais le plus admirable de^ Us ces Dauphins était certainement celui^Ppien ( Halieutiques, chant 5); celui-ci11 un goût si prononcé pour la pastorale(a , C ’ * au son de la flûte des bergers, il sor-de la mer pour accompagner les brebis^ Soûler avec elles le repos et l’ombre desj, a ' s - » Terminons en citant un passage de■Cuvier.: — « Les auteurs, dit-il,qui nousPPortent sur les Dauphins des actions si^ r aordinaires, sont des hommes graves,Cr oient à ce qu’ils disent, et qui neCon nn ®nt point leurs récits comme des jeuxîhs dans des vues de simples amusc-ls ' On pourrait aller jusqu’à penser,te le naturaliste, que les Dauphins sonthii| “ es, lecontracter un certain degré de fa-hi t lar ‘té avec les hommes qu’ils voient ha-n 4 j t e le,nent > de s’attacher à eux , de recon-' eur voix, de leur obéir, etc. »a bin' 168 üau P |lins de nos jours sont desd’i laux stupides, brutaux, voraces, n’ayantdév '^ence que juste ce qu’il en faut pourpè Cc . teur proie et reproduire leur es-d’aui Vo ^ ons doncce que pouvaient être ceuxf„ Scs er °>s. Au milieu des descriptions con-çois ? Ue nous en ont laissées les anciens ,ca raetércs restent constamment sail-

lants : lo pour Aristote , comme pour tousles anciens auteurs , le Dauphin est unpoisson ; 2» ce poisson, selon le même, avaitla bouche placée, non au bout d’un mu-seau, mais sous la tête , ce qui l’obligeait àse renverser pour saisir sa proie (Arist.,Hisl. anim. , lib. VIII, cap. 2 ) ; 3” Pline ditla meme chose, et il ajoute qu’il a sur ledos une nageoire épineuse, arme puissante,au moyen de laquelle il combat le Croco-dile (Hist. nat. , liv. IX, chap. 8). Oppien confirme ce que disent ces auteurs {Halieu-tiques, chant l'f), et ajoute quelques détailsqui ne laissent plus le moindre doute à touthomme qui aura les premières notions d’his-toire naturelle. Il en résulte que cet animalsi bon, si doux, si ami de l’homme, quiavait un goût si délicat pour la musique ella poésie, qui allait se reposer sous l’om-,brage avec les bergers et leurs brebis, étaittout simplement_ un Requin.

Nous conclurons de cela , et avec moinsde naïveté que Fr. Cuvier, que tout ce queles anciens nous ont transmis sur le Dau-phin est faux, el consiste en des contes mer-veilleux faits à plaisir. Il y a plus, en étu-diant mieux les véritables mœurs des ani-maux , nous arriverons peut-être à devinerl’origine de ces contes puérils. En effet,lorsqu’un navire est à la voile, des troupesde poissons l’escortent constamment, attiréspar les débris de cuisine, les balayures et lesvidanges , qui leur fournissent une nourri-ture abondante. Ces troupes de poissons se-ront d’autant plus considérables que les vais-seaux auront eux-mèmes des équipages plusnombreux. Les Dauphins , attirés par ces lé-gions de poissons dont ils ont l’habitude defaire leur nourriture, se rasseinblentaulourdes navires, et les suivent pour avoir conti-nuellement une proie abondante cl prête àprendre, et en cela ils sont imités par lesRequins. Des matelots auront remarqué queces derniers attaquaient et dévoraient leshommes qui tombaient à la mer, tandis queles autres ne leur faisaient aucun mal , et,loin d’attribuer ce fait à une différence d’or-ganisation, ils l’auront mis sur le compted’une prétendue amitié que les Dauphins éprouvent pour l’homme. Sur les récits gros-siers des matelots , récits dans lesquels lesdescriptions des deux espèces d’animaux de-vaient nécessairement se trouver très con-