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Tome cinquième.
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dont l'une est sauvage, et l'autre cultivée enFrance en raison de son emploi dans l’indus-trie. On connaît une quinzaine d’espèces deCardères : ce sont généralement de grandesplantes herbacées, bisannuelles , croissantdans l’Europe et l’Asie centrales , ainsi quedans le nord de l’Inde . Elles sont dressées ,poilues ou aculéiféres ; à feuilles opposées,connées à la base dans la plupart des espè-ces , dentées ou laciniées ; à fleurs lilaci-nées , jaunâtres ou blanchâtres , réunies encapitules terminaux subglobuleux ou pyra-midés. On en cultive 8 ou 10 espèces dansles jardins botaniques ; l’une d’elles, princi-palement le Z)./tz//onMm, entre dans la grandeculture pour les besoins de l’industrie deslaines , qui emploie également le D. sylves-tris aux mêmes usages.

Les Cardères ne sont sans doute pas desplantes d’ornement ; toutefois leur grandetaille, leur port particulier, la remarquableet insolite disposition de leurs fleurs ( voyezDiPSAcÉEs)ne laissent pas que d’imprimer uncertain cachet tout spécial au paysage. Ajou-tons qu’elles se plaisent volontiers dans lesdécombres, les endroits pierreux, les carriè-res,etc. Nous avons fréquemment trouvé auxenvirons de Paris , dans des carrières et à l’étatsauvage, les D. sylvesiris et fullonum , hautsde plus de 2 mètres. C’étaient réellement debelles plantes, qui auraient pu figurer avan-tageusement dans les grands jardins paysa-gers. Les racines de ces espèces passent pourêtre diurétiques et sudorifiques. On a vanté,comme un excellent remède contre les mauxd’yeux, l’eau qui s’amasse à la base de leursfeuilles. C’est un remède aujourd’hui re-connu sans aucune vertu. Quelques auteursà imagination poétique ont donné à cettebase élargie, amplexicaule, et pouvant con-tenir une assez grande quantité d’eau , lenom de Cuvette de Vénus. Les ancienscroyaient que ces plantes avaient sans cessebesoin de se désaltérer, et leur appliquèrentun nom en conséquence de cette idée. LesAbeilles sont très avides du suc que sécrè-tent les fleurs des Dispacées: aussi est-ilbon d’en planter dans le voisinage de leursruches. (C. L.)

DIPSAS, Leach. moll. — Genre proposépar Leach pour quelques coquilles apparte-nant au .g. Anodonte de Bruguière et de La-marck. Ce genre n’ayant point de caractères

zooiogiques suffisants ne peut être adopté.

Voyez ANODONTE et MULETTE. (DESH.)

DIPSAS. rept. — Genre de Couleuvresd’arbres. Voy. couleuvre.

*DIPSASTRÆA. polyp. — M. de Blain-vill t{Man. d’act ., p. 373) propose de donnerce nom à l’une des divisions du grand genreAstrée, zoophyte de la famille des Zoanthai-res pierreux. Les espèces de ce groupe sontplus ou moins globuleuses; elles sont for-mées de loges profondes, infundibuliformes,à parois communes, à bords élevés, mulli-siilonés. Nous indiquerons comme type VA.dipsacea Lamk. (t. II, p. 362, n° 16), espècequi habite les Indes orientales. Voyez as-trée. (E. D.)

*DIPTERACANTHUS epoç , à deuxailes ; axavGoç, acanthe), bot. ph. — Genrede la famille des Acanthacées , tribu desEcmataçanthées-Ruelliées, constitué parNees ( Lindley's inirod. lo bot. edit ., II, 444)pour renfermer 7 ou 8 espèces croissant dansl’Inde, et dont 2 sont cultivées en Europe .Ce sont des plantes rampantes, velues; àfeuilles opposées, ovées ou elliptiques; àfleurs axillaires , solitaires ou fasciculées ,sessiles ou brièvement pédonculées ; chaquecalice ou chaque fascicule pourvu de deuxbractées foliacées, pétiolées. (C. L.)

* DIPTÉRACEES. Dipteraceæ. bot. pii-— M. Lindley change ce nom en celui deDiptérocarpées. Voyez ce mot. (Ad. J.)

DIPTÈRES. Diplera (I). (êcnrspogy qui adeux ailes), ins.— Ordre d’insectes établi parLinné , et adopté par tous les naturalistesqui sont venus ensuite, excepté par Fabri-cius, qui, dans son entomologie systémati-que, uniquementfondéesurles organes de labouche, a réuni ces insectes aux Parasiteset aux Acarides de Latreille , sous le nomd’ANTUATES ( Anlliala ). Voyez ce mot.

M. Macquart, dont nous suivons la mé-thode dans ce Dictionnaire, comme la plusrécente et la plus complète, caractérise ainsil’ordre des Diptères : Corps à téguments lé-gèrement coriaces; une trompe formant or-dinairement une gaine univalve, ouverte endessous , renfermant un suçoir composé de

p) Aristote , dans son Histoire des animaux, liv. I, cliap.liv. II , chap. r à 7 , désigne sous le nom detoute espère d’insectes à deux ailes. Ainsi ce mot n’est P aSde la création de Linné, comme ceux par lesquels il désig otles autres ordres.