Band 
Tome cinquième.
Seite
64
JPEG-Download
 

64

DIP

DIP

fèrent non seulement par leur nombre, maisencore par la disposition des cellules. Vei-nées comme celles du premier de ces or-dres , elles offrent ordinairement moins denervures transversales. « Si nous comparons» l’aile supérieure d’un Hyménoptère à celle» d’un Diptère , dit M. Macquart, nous ne» voyons entre leurs réticulations respec-tives aucune ressemblance particulière;» mais si nous considérons l’aile supérieure» et l’inférieure d’une Abeille par exemple ,» comme n’en faisant qu’une, et si nous les» comparons à celle de quelques Diptères ,» tels que les Syrphies , et particulièrement» les Aphrües , nous reconnaissons alors de» l’analogie entre elles, nous distinguons» assez bien dans les deux ailes réunies de» l’Hyménoptère les deux cellules basilaires,» la discoïdale, les marginales et l’anale du» Diptère . Il semble donc que les deux ailes» du premier de ces insectes n’en forment» qu’une divisée longitudinalement en deux,» ou que celle du dernier soit l’équivalent» des deux. Sous le rapport physiologique,» ajoute M. Macquart, comme sous celui de» la destination , cette considération vient» encore appuyer notre opinion à l’égard de» la nature des balanciers , et produit une» nouvelle preuve qu’ils ne sont nullement» des ailes rudimentaires. » Mais cette opi-nion se trouve réfutée par les travaux pos-térieurs de M. Goureau, comme on l’a vu plushaut, et par conséquent l’hypothèse ingé-nieuse imaginée par M. Macquart, pour dé-montrer que les deux ailes des Diptères re-présentent les quatre des Hyménoptères, s’é-vanouit d’elle-même.

L’immensité de l’ordre des Diptères ne semanifeste pas moins dans la diversité deses modifications organiques que dans lenombre des espèces ou des individus dontil se compose , et qui lui assigne un rôle siimportant dans la nature. Chaque partie ducorps, chaque organe prend une multitudede formes, sans altérer cependant l’essencedu Diptère. JNous allons jeter un coup d’œilrapide sur les principales de ces modifica-tions.

Les antennes, ces organes dont on ignoreencore le véritable usage (voyez ce mot),sont très développées dans les Némocères, quiforment la première division de l’ordre ; ellesy sont composées au moins de 6 articles,

souvent d’un nombre supérieur, et présen-tent les formes les plus variées : elles res-semblent tantôt à des panaches, tantôt à delongs cylindres , tantôt à des soies effilées ;comme dans la plupart des autres ordres,elles sont plus développées dans les mâlesque dans les femelles. Dans la seconde di-vision, celle des Brachocères, ainsi nomméeà cause de la brièveté relative de leurs an-tennes, et qui comprennent la grande majo-rité des Diptères , ces organes ne sont géné-ralement composés que de 3 articles dont lesdeux premiers sont le plus souvent courts, etquelquefois peu distincts ; mais le troisièmese modifie d’une manière très remarquable.Dans les premières familles, par exemplecelle des Tabaniens, il est divisé en plu-sieurs sections annulaires, qui paraissentêtre autant d’articles sous la forme d’un seul,et ces familles se rapprochent ainsi des Né-mocères. Dans les autres, cet article est sim-ple , mais très souvent accompagné d’unstyle. Ce nouvel organe, également bien di-versifié, est terminal dans quelques unes destribus suivantes, et dorsal dans la plupartdes tribus inférieures. Enfin, il s’oblitèrôentièrement dans la famille des Coriacés, etles antennes elles-mêmes ne présentent plusalors qu’un tubercule inarticulé.

La trompe éprouve des modifications ana-logues. Ainsi, dans la première famille desNémocères et des Brachocères, c’est-à-diredans les Culicides et les Tabaniens, le su-çoir est composé de 6 soies, tandis qu’il estde 4 seulement dans les familles intermé-diaires, et se réduit à 2 dans les famillesinférieures. Outre ces différences dans lacomposition du suçoir, la trompe varie éga-lement dans sa forme et sa consistance.Elle est, dans le plus grand nombre,membraneuse, courte, épaisse, terminéepar deux grandes lèvres ; dans d’autres,elle est cornée, longue, menue, à lèvres ter-minales nues ou peu distinctes. Les palpestrès développés , et composés de 4 à 5 arti-cles dans les Némocères, n’en présententque 1 ou 2 dans les autres ; ils varient en-*core dans leur insertion. Lorsque le suçoirest composé de 4 ou 6 soies , les palpes sontinsérés sur le support de la trompe, et ilsemble alors qu’ils représentent les labiaux*Cependant Latreille les regarde égalementcomme maxillaires, en considérant que ,a