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peuvent marcher sur les corps les plus lis-ses , tels que les glaces et les vitres, dans uneposition verticale, et même se tenir dans uneattitude renversée et horizontale au plafondde nos appartements. Indépendamment dela locomotion, les pattes des Diptères leurservent souvent à saisir leur proie ; ellessont alors très robustes, velues, et terminéespar des ongles crochus et acérés, comme onle voit dans la plupart des Asiliques. Dansd’autres, comme dans le g. Calobate, les tar-ses sont tellement allongés que l’insecte peuts’en servir pour se soutenir à la surface del’eau et y courir avec prestesse. Dans unepartie des Némocères, les jambes antérieuressont souvent dirigées en avant pour protégerla tête, et suppléer par là à la brièveté desantennes. Les tarses de quelques espèces pa-rasites , comme dans les Hippobosques, sontterminés par des griffes en tire-bouchon, quidonnent à ces insectes la faculté d’adhéreraux plumes et aux poils des animaux dontils sucent les humeurs. Enfin les pattes, dansles mâles de beaucoup d’espèces, serventd’auxiliaires aux organes sexuels, en présen-tant des appendices propres à retenir les fe-melles.
Tels sont les principaux traits de l’organi-sation extérieure des Diptères à l’état parfait.Leur organisation intérieure n’est pas moinsintéressante à connaître. A cet égard , nousdevons exprimer ici le regret que le beautravail de M. Léon Dufour , intitulé : Recher-ches anatomiques et physiologiques sur lesDiptères , et qui a concouru pour le prix dephysiologie expérimentale en 1842, n’ait pasencore été imprimé, comme il doit l’être, dansle Recueil des Mémoires lus à l’Académie dessciences ; car nous aurions pu y puiser beau-coup de faits nouveaux et bien observés surcette organisation encore peu connue, sur-tout sous le rapport du système nerveux.Privé des résultats de ce beau travail, nousen sommes réduit à répéter ce que nos de-vanciers ont dit sur cet important sujet.Voici comment Latreille résume, dans leDictionnaire classique , ce qui a rapport auxDiptères dans les observations anatomiquesde M. Marcel de Serres sur les animaux arti-culés :
« Le vaisseau dorsal est étroit, et ses pul-» sations sont fréquentes. Le système respi-» ratoire consiste en trachées vésiculaires,
» communiquant les unes aux autres par des» trachées tubulaires, et sans être mues par» des cerceaux cartilagineux. Le système ner-» veux est le plus généralement composé» d’un ganglion cérébriforme peu considé-» rable, à lobes fort rapprochés , d’où par-» tent des nerfs optiques fort gros ; les deux» cordons médullaires ordinaires forment de» distance en distance environ neuf gan-» glions, dont trois thoraciques et six abdo-» minaux. Le tube intestinal offre : 1° un œso-» phage s’étendant jusqu’à la base de l’ab-» domen ; 2° un estomac assez long, mais» peu large, garni dès son origine de vais-» seaux hépatiques assez nombreux ; 3° d’un«duodénum cylindrique, accompagné de» vaisseaux semblables, mais moins larges ;» 4° d’un rectum assez court et musculeux.» — Les organes reproducteurs des mâles» consistent en deux testicules ovales, s’ou-» vrant, au moyen de canaux déférents, dans» le canal spermatique commun, où se ren-» dent également les vésicules séminales,» tantôt simples et filiformes, et tantôt bilo-» bées et ovales. On voit dans les femelles» deux ovaires, très branchus avant la fé-» condation , et communiquant par leurs» deux canaux avec l’oviductus commun ,» qui a son issue dans la vulve. Les Diptè-» res qui fixent leurs œufs ont de plus un» organe particulier sécrétant l’humeur vis-» queuse propre à cet usage. » A ces détailsnous ajouterons, d’après les observations deMM. Léon Dufour et Dutrochet, que les Dip-tères ont, comme les autres insectes suceurs,des glandes salivaires.
Les larves des Diptères ont, comme l’in-secte parfait, des caractères qui leur sonpropres. Elles sont généralement apodes ;quelques unes seulement sont munies demamelons qui leur tiennent lieu de pattes.Leur corps se compose de 12 segments,non compris la tête , qui est tantôt cor-née, tantôt charnue : dans ce dernier cas,qui est celui du plus grand nombre, la têtene se distingue de l’extrémité postérieureque par deux crochets, qui servent proba-blement moins à la mastication qu’à retenirla larve sur le corps qu’elle ne fait que su-cer. Les stigmates y sont disposés d’une ma-nière particulière: au lieu d’être répartispaires sur les premier, quatrième et septièmesegments suivants , comme dans les larves