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Tome cinquième.
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des autres ordres, la première paire est si-tuée sur le second segment, et les autres, aunombre de deux à huit, sont accumulés surdernier. Pour passer à Tétât de nymphes,c es larves subissent toutes une transforma-tion complète, après avoir changé seulementUne fois de peau.

Généralement ovipares, les Diptères pré-sentent deux exceptions à ce mode de géné-ra tion. Les Sarcophagiens, tribu des Musci-des, sortent du corps de leur mère dans Té-tai de larve, et les Pupipares, dernière fa-mille de Tordre entier, viennent au joursous forme de nymphe. Si Ton en excepte latête, qui est tantôt cornée et tantôt charnue,c °mme nous venons de le dire , les larvesdes Diptères offrent généralement autant desimplicité que d’uniformité dans leur or-ganisation. Cependant cette organisation setrouve nécessairement modifiée par le mi-Jieu dans lequel elles vivent : ainsi cellesÇui habitent les eaux , comme chez les Cou-sins et les Tipulaires culiciformes, sont pour-ras d’organes de nutrition et de respirationtrès différents de ceux des larves terrestres,et elles ont en outre des moyens de locomo-tion étrangers à ces dernières. La boucheCs t munie de mâchoires et de palpes plus ou^aoins développés. La respiration s’opères °Uvent au moyen de longs tubes, à Textré-^‘té desquels s’ouvrent les stigmates, et quela larve tient appliqués à la surface de l’eau.ie s organes du mouvement consistent endes appendices en forme de nageoires. Parmiles larves terrestres , quelques unes sontPourvues de filières et s’enveloppent de soie ;c ®Ues des OEstrides qui vivent dans Tinté—tle ur des animaux, ont la bouche souvent ac-c °mpagnée de plusieurs mamelons , et lessegments du corps sont rticillés et garnisopines dirigées, soit en avant, soit en ar-ri ére. Dans les Stratiomes le corps de la larveest aplati, allongé et composé de segmentsCor *aces. Dans quelques Syrphides, il seter-par un appendice en forme de queue,qui a fait appeler ver à queue de rat par'eaumur les larves ainsi conformées. Laarve de la Mouche du fromage (Mozillus Ca-* ei Latr.) a la forme d’un cône allongé donta Partie postérieure du corps est la base.e * te larve est remarquable par la facultéd’elle a de sauter en courbant son corps enarc et en le débandant comme un ressort.

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Enfin les larves des Pupipares vivant dansle sein de leur mère sont oviformes, sansaucun organe distinct.

Pour passer à l’état de nymphes, les larvesdes Diptères emploient deux modes princi-paux. Dans le plus grand nombre, il n’y apas de mue ; la peau se durcit, se contracteet devient une coque ovale dans laquelle lanymphe se développe, paraît d’abord sous laforme d’une mas sa gélatineuse , sans or-ganes apparents, et présente ensuite l’é-bauche des diverses parties de l’insecteadulte. Dans les autres, la transformation ennymphe a lieu par un changementdepeau dela larve. Parmi elles, celles de plusieurs Né-mocères aquatiques conservent la faculté dese mouvoir à l’aide de nageoires ; les autresrestent immobiles. Les unes ont pour or-gane de la respiration des touffes de longsfilaments ; d’autres des cornets aériferes,communiquant aux stigmates supérieurs.

Cette diversité dans l’organisation des Dip-tères révéle celle qui se manifeste dans leurshabitudes, et les met en rapport avec touteJa nature, comme le dit M. Macquart. Laterre, les airs, les eaux s’animent de leurprésence. Leurs diverses races se trouventdans tous les sites, dans tous les climats. Lesuns préfèrent les plaines, les autres les mon-tagnes. Ceux-ci habitent les bois , les prai-ries , les champs, les rivages; ceux-là seplaisent dans nos maisons; plusieurs viventpresque sur l’écume des flots de la mer (lesActores , g. de Muscides), et même sur lesneiges des régions polaires (les Chionées, g.de Tipulaires).

Ils se partagent les végétaux, en adoptantsoit les fleurs, soit le feuillage, soit le troncdes arbres. Leurs aliments sont aussi variésque la conformation de leur trompe. Ceuxchez qui cet organe est le plus développé,tels que les Cousins, les Taons, les Asiles , s’a-breuvent de sang ; un grand nombre de Mus-cides se jettent aussi sur les animaux pourhumer la sueur, la sanie des plaies et autressécrétions. Plusieurs, comme les Empides,font la chasse aux petits insectes et en su-cent toute la substance fluide. Mais le fondprincipal de leur nourriture est le suc desfleurs; c’est sur leurs corolles que les Dip-tères abondent. Le plus souvent ils butinentsur toutes indifféremment; parfois ils ontdes préférences marouées. C’est ainsi que les