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s ent leurs œufs sur différentes parties ducorps des Mammifères, d’où les larves par-viennent de diverses manières à l’intérieur :l’un d’eux pond sur les épaules ou sur lesjambes du Cheval ; celui-ci, en se léchant,transporte les jeunes larves à la bouche, etde là elles passent dans l’estomac, où ellesvivent et se développent.
Outre l’instinct qui est propre aux Diptè-r es adultes , nous devons mentionner celuiÇui appartient aux larves. Telle est l’indus-trie que noos offrent celles d’une tribu de^ipulaires qui, vivant dans les Champignons,Y creusent des galeries qu’elles tapissent des °ie ; celles des Chironomes, autre genre de^émocères, vivent en société dans les eaux,et se construisent des habitations particu-lières, dont les agglomérations forment sou-Ve nt des masses fort singulières ; la larved un Leptide, nommée Vsr-lion, excite notrebonnement par un instinct semblable, à ce-lui d u Fourmi-lion. Elle se creuse avec la^cme adresse, dans le sable, une espècedentonnoir au fond duquel elle se cache,étendant patiemment qu’il y tombe quelqueVer ou insecte pour en faire sa proie.
Si l’on compare l’ordre des Diptères aux^htres ordres, on verra qu’il ne le cède qu’àCe lui des Coléoptères pour la diversité et ledunibre des espèces, mais qu’il le surpassep°ur le nombre des individus. On peut enj^ger par ces nuages vivants de Tipulairess’élèvent du sein de nos prairies, par^ es myriades de Muscides tourbillonnant au-° Ur de tous les végétaux et de tout ce qui ade vivre. La profusion avec laquelleinsectes sont répandus sur la surface dusl°be leur fait remplir deux destinations,fï| Portantes dans l’économie générale : d’une? art » ils servent de subsistance aux oiseaux
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ivorespour lesquels ils sont une mannecesse renaissante ; d’autre part, ils con-J t,0 uent puissamment à faire disparaîtreles débris de la vie, toutes les substan-? 6s en décomposition , tout ce qui corrompta Pureté de l’air. Telle est leur activité, leur®^°ndité et la rapidité avec laquelle leurs gé-rions se succèdent, que Linné a pu dire,Sat > 8 trop d’hyperbole, que trois Mouchesc ^usomment le cadavre d’un Cheval aussij Ue que le ferait un Lion. C’est ainsi que lesWèces, considérés d’une manière philo-
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^c, c’est-à-dire dans leurs rapports
avec la nature entière , sont dignes de notreintérêt et de notre admiration ; tandis que sinous les observons seulement dans leursrapports avec nous et les animaux ou lesvégétaux qui nous sont utiles, nous ne pou-vons nous empêcher d’éprouver pour eux dela haine et de la répulsion : car c’est à cetordre d’insectes qu’appartiennent les Cou-sins , les Moustiques, les Maringouins, siavides de notre sang , et qui, par leur éton-nante fécondité , rendent certaines contréesde la terre inhabitables pour l’homme. C’estaussi dans cet ordre qu’on trouve les Taons,les Asiles, les OEstres, qui s’attaquent à nosbestiaux, les harcèlent, les tourmentent, lesmettent en fureur, et finissent quelquefoispar leur causer la mort. Enfin ce sont deslarves de Diptères appartenant à la tribu desCécidomydes qui font mourir sur pied noscéréales au moment où leurs tiges se déve-loppent.
Tels sont les principaux faits que présentel’histoire des Diptères , d’après les auteurstant anciens que modernes qui en ont traité,et notamment d’après M. Macquart, le seuldes entomologistes français qui s’en soit oc-cupé d’une manière spéciale, et dont la mé-thode embrasse l’ordre entier ; car celle deM. Robineau-Desvoidy , souvent citée dansce Dictionnaire, ne s’applique qu’à uneseule tribu, celle des Muscides, à laquelle ila donné le nom de Myodaires. Quant auxauteurs étrangers qui ont publié des ouvra-ges spéciaux sur les Diptères , savoir : Fallenen Suède, Meigen et Wiedmann en Allema-gne , les deux premiers ne se sont occupésque de ceux d’Europe , et les travaux du troi-sième se bornent aux exotiques. Ainsi, dansl’état actuel de cette partie de l’entomologie,la méthode de M. Macquart est la seule com-plète, comme nous l’avons dit au commen-cement de cet article, c’est-à-dire la seulequi s’applique à tous les Diptères connus duglobe. Les ouvrages dans lesquels il l’a miseau jour sont : 1° son Histoire des Diptères endeux volumes faisant suite au Buffon-Boret ;et 2° deux autres volumes de Diptères exo-tiques, divisés en cinq parties, et formant lecomplément des deux premiers. Dans ce se-cond ouvrage , l’établissement d’un grandnombrede genres nouveaux l’a obligé de mo-difier d’une manière assez notable les pre-mières divisions de sa méthode, ainsi qu’on