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Tome cinquième.
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que les Dolabelles passaient aux Aplysies,non seulement parla forme des animaux,mais encore par la consistance et la formede la coquille. Ainsi ceux des naturalistesqui, dans le commencement, ont admis legenre Dolabelle, se fondaient sur ce que,dans cet animal, il y a, à l'extrémité posté-rieure, une large troncature qui ne se mon-tre pas dans les Aplysies, que le manteauest court et serré sur le dos, tandis que dansles Aplysies il se développe en deux largeslobes, dont l’animal se sert quelquefois pournager; ils trouvaient aussi dans ce genreune coquille calcaire à sommet calleux; dansl’autre, une coquille cornée, très mince;mais M. Rang a fait voir la forme des ani-maux se modifiant insensiblement, la tron-cature postérieure s’adoucir et disparaître,la coquille elle-même subissant des modifi-cations analogues, c’est-à-dire qu’on lui voitperdre la substance calcaire graduellement,jusqu’au moment où il n’en reste plus qu’unecouche très mince. Dans cette transformation,la callosité disparaît par degrés, et se trouveremplacée par un point d’attache tout-à-faitsemblable à celui des Aplysies proprementdites. Ces observations de M. Rang, que nousvenons de résumer de la manière la plusbrève, l’ont conduit à cette conséquence, quele genre Dolabelle doit rentrer dans celui desAplysies,à titre desection. Il ne peut en êtreautrement, puisqu’il serait impossible, dansla série des espèces , de dire quelle est cellequi termine le genre Aplysie et celle quicommence le genre Dolabelle. C’est donc enconsidérant legenreDolabellecomme sectiondes Aplysies, que nous en donnons les ca-ractères, d’après l’ouvrage même de M. Rang :

Animal muni d’une fente dorsale, mé-diane et longitudinale; le pied large; lesbranchies renfermées dans le fond d’unecavité, d’où elles ne peuvent se montrer audehors; elles sont protégées en dessus parune coquille rudimentaire en forme d’oper-cule; corps renflé en arrière, coupé oblique-ment et formant une troncature; les bordsdu manteau serrés et impropres à la nata-tion. Coquille triangulaire et calcaire.

Les Dolabelles ressemblent beaucoup auxAplysies. Ce sont, en général, de gros ani-maux limaciformes, molasses, dont lesmouvements sont très lents et très bornés.Quelques espèces rampent sur les rochers

ou sur les plantes marines ; elles se tiennentcachées pendant le jour, et ne sortent quela nuit de leur retraite; il y en a d’autres,et c'est le plus grand nombre, qui s’enfon-cent dans le sable, s’y cachent entièrementet ne laissent passer au-denors que le tubecharnu qui sert à porter l’eau sur les bran-chies, mais elles se décèlent aux yeux del’observateur attentif, parce que chaque in-dividu forme un petit monticule dans le sa-ble qui le cache. Voyez pour les détails ana-tomiques l’article aplysie. (Desh.)

DOL A BRI FORME. Dolabriformis ( dota -bra y doloire; forma , forme), zool., bot. —Kirby a donné ce nom au cubitus des Insecteslorsque le sommet est dilaté, et présentecomme la tête d’une hachette. La coquilled’une espèce du g. Pinne offrant une dispo"sition semblable a été appelée Pinna dota -brata. —En botanique, cette épithète s’ap-plique aux feuilles qui sont charnues, sub-cylindriques à la base, aplaties au sommet »et qui offrent deux bords, l’un épais et recti"'ligne, l’autre élargi, circulaire et tranchant»

DOLÈRE. Dolerus ( «îoXepoç , trompeur)*ins. — Genre d'Hyménoptères, de la sectiondes Térébrans, famille des Tenthrédiniens»créé par Jurine, aux dépens des Tenthrédesde Latreille , et s'en distinguant principalement par ses antennes simples dans les deu*sexes, sétacées, de 9 articles, et par ses cellulecubitales des ailes supérieures seulement a ünombre de 3. Les Dolères ont les mêrfl eSmœurs que les Tenthrèdes : on en connaî 1un grand nombre d’espèces, et on en trouv®plusieurs dans les environs de Paris . MM- W'peletier de Saint-Fargeau et Serville ( £ n 'cycl. méth ., t. X, p. 570) ont partagé ce gen reen deux divisions : 1° les Dolents propremefldits, ayant les mandibules quadridentées ; 1®première cellule cubitale petite, arrondi®'la seconde cubitale recevant les deux o efvures récurrentes ; type Dolerus eglante ri \ *

35°)’

Less. ( Monogr . des Temh. , p. 120, n°

Fabr., habite presque toute l’Europe;

2« les Empria , Less. et Serv., qui ont »mandibules bidentées, et la première ®®Iule cubitale allongée recevant la prem* e ^nervure récurrente : type Dolerus palH 1ïiacula Lep. (loc , cit. t n° 344 , Faun. f r0hym. t pl. 8 , fig. 2 ), se trouve auprès deis * (e *DOLÉRÏTE («îoXepoç , incertain ; a ca

et