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étroits, et finement lamelleux à leur faceintérieure; de chaque côté de la face abdo-minale se trouve une paire de feuillets bran-chiaux. Nous indiquerons à l’article mol-lusques les caractères de ces organes, leursApports, leur organisation intime, ainsi queles diverses modifications que leurs formesextérieures subissent dans les différentsgroupes naturels. A l’extrémité postérieuredu corps , et à l’embouchure du siphon anal,s e trouve l’anus, sous la forme d’un tubeeharnu très court et flottant. Les caractèresde la coquille peuvent se résumer de la ma-nière suivante :
Coquille libre, régulière, symétrique,a yant le côté postérieur tronqué et pluscourt que l’antérieur ; charnière portant surchaque valve une ou deux dents cardina-les, et presque toujours deux dents latéra-les : l’une antérieure, l’autre postérieure ;deux impressions musculaires, écartées, ar-r ondies ou ovalaires ; impression palléale gé-néralement étroite, échancréo du côté posté-rieur.
Nous avons parlé de quelques genres pro-posés aux dépens des Donaces de Linné. Ce-lui des Méroés, de M. Schumacher, ne diffèredes autres Donaces que par une forme plus^Iflrgie et plus trigone, et par l’absence del’une des dents latérales. Le genre Htcubadestiné aux espèces triangulaires et épaisses,n’est pas plus admissible que le précédent;°n aurait plus de raison d’adopter le g. CapseLamarck, qui semble fondé sur des ca-utères plus importants , puisqu’en effet,dans ces coquilles , les dents latérales man-quent complètement. Nous avons sur nosc ^ l es et dans la Méditerranée une espèce de( " a Pse, et nous nous sommes assurés quel’a-n,r nal ne diffère en rien d’essentiel de celui^ es Donaces, et l’on voit d’ailleurs s’établirUn Passage insensible, en ce qu’il y a des®*Pèces chez lesquelles les dents latérales^Paraissent peu à peu, et conservent néan-moins tous les autres caractères extérieurses Donaces. Si d’on veut étudier mainte-Jj an t les rapports du g, Donace avec ceux quiVoisinent le plus, on verra que c’est aveces ^énus qu’il a le plus d’analogie. Il en amoins avec les Tellines, car dans ce dernier^s tentacules des siphons sont toujourss, mples, tandis que, dans les Vénus, cese utacules sont en arbuscules, comme dans
! les Donaces. Il est vrai que, dans la coquilledes Donaces, il y a des dents latérales, commedans celle des Tellines, ce qui a porté La-marck à regarder le genre qui nous occupe,comme intermédiaire entre le groupe desTellinaires et celui des Vénus.
Les Donaces sont des animaux qui viventsur les rivages, à peu de profondeur sousl’eau, enfoncés perpendiculairement dans lesable; elles sont en si grande abondancequ’elles peuvent servir à la nourriture dupeuple, tant sur nos côtes de la Manche, quesur celles de la Méditerranée. Les espècesdans ce g. sont nombreuses et variées encouleurs; elles sont généralement petiteset habitent presque toutes les régions dela terre. On en trouve un petit nombre defossiles, qui jusqu’à présent ne dépassentpas les limites des terrains tertiaires ; parmices dernières, il y en aune pour laquelleon a proposé, il y a peu d’années, un g.Gratelupia , dont nous parlerons à l’articlequi le concerne. (Desh.)
DONACIA (ÆovccS, roseau ). ins. — Genrede Coléoptères tétramères, famille des Eu-podes, tribu des Criocérides , créé par Fa-bricius, et adopté par tous les entomologistesqui l’ont suivi. M. Dejean, dans son Cata-logue, a rapporté à ce genre 40 espèces,dont 28 appartiennent à l’Europe et 12 auxÉtats-Unis ; mais on peut porter à 60 environle nombre de celles actuellement connues.Le nord de l’Afrique et les Indes-Orientalesont aussi quelques représentants de ce genre.Nous citerons comme en faisant partie lesespèces suivantes de Fabricius : D. crassipes,denlipes , lemnœ , sagitlariœ y nympheœ (var.fesluca et violacea ), nigra , menyanthidis ,simplex , hydrocharidis et longïcornis ( pal -mata 01 . ).
D’après les noms donnés à ces espèces,on reconnaît qu'elles vivent sur diversesplantes aquatiques. Leurs couleurs sont mé-talliques, brillantes et très variées; le des-sous du corps est argenté et soyeux ; leursantennes longues et grêles les placent immé-diatement après les Longicornes. Par leursongles excessivement crochus , les Donaciesse cramponnent fortementaux objets qu’ellestouchent; aussi sont-elles obligées d’étendrequelque temps leurs ailes avant de pouvoirprendre leur essor, et ce n’est que dans lemoment du danger qu’elles déploient une