Band 
Tome cinquième.
Seite
113
JPEG-Download
 

DOR

DOR

113

Cette tribu renferme quatre genres dési-gnés sous les noms de Dorippa , Cymopolia ,Etusa et Caphyra. Toy. ces mots. (H. L.)

*DORlPPITES. crust. — Le groupe quenous avons désigné sous ce nom ( tiist . nat.des crust. y faisant suite au Buffon-Dumènil)comprend les genres Cymopolia y Caphyra yEtusa et Dorippa , et correspond entièrementà la tribu des Dorippiens de M. Milne-Ed-Wards. Voy. dorippiens. (H. L.)

DORIS (nom mythologique), moll. — LesDoris constituent un très beau genre parmiles Mollusques nus de la classe des Gastéro-podes , et leur histoire curieuse, pour êtreretracée même brièvement, demanderaitplusde développement que n’en comporte un ar-ticle de dictionnaire.

Créé par Linné dans la 10 e édition du'Sysiema naturæ , le genre Doris fut d’abordtrès mal caractérisé , puisque Linné , guidéPar des observations de Piaucus, prend lesfranchies et l’anus pour la tête entourée dehuit tentacules. Linné rectifia cette erreurdans la 12 e édition, en s'appuyant de l’ou-v rage de Boadsch.

Si Gmelin s’était borné à reproduire lesEspèces de Linné, il aurait rendu à la sciencebn plus utile service que d’avoir amon-celé , sous la définition linnéenne , un grandNombre de Mollusques nus qui n’ont au-cun des caractères du genre Doris. Cuvier,^ans le Mémoire très important qu’il aPublié , en 1803, dans les Annales du Mu -*é«m,afait voir que sur les 27 espèces de^oris de Gmelin , il y en avait 7 seulementÇui devaient rester dans ce g.: aussi Cuvier,*lui, déjà avant la publication de son Mé-moire , avait étudié quelques unes des es-pèces des Doris de Linné, eut le soin d’enr éformer les caractères, dans son Tableauunentaire d”histoire naturelle , et il eut leMérite d’être le premier des naturalistes quih^ça ces animaux parmi les Gastéropodes ,Rangeant ainsi la méthode linnéenne dansUn e de ses parties essentielles. Depuis cesj^Cftiiers travaux de Cuvier, tous les zoo-cistes adoptèrent ses opinions , et Lamarcke Premier , dès 1801, dans son Système des

sans vert. y rangea les Doris entre les

tonies et les Phyllidies, dans la 3 e section^ Mollusques céphalés nus.

^ organisation intérieure des Doris estc °bnu e depuis le Mémoire de Cuvier, dontt. y.

nous avons précédemment parlé. Cette orga-nisation a beaucoup de rapports avec celledes autres Mollusques gastéropodes, et nouscroyons utile d’entrer ici dans quelques dé-tails ; cela nous dispensera de les reproduirepour d’autres du même groupe. Une Dorisest formée de deux disques charnus princi-paux, entre lesquels est placé un corps plusétroit. Ces disques charnus sont ovalaires ,ordinairement inégaux : l’un, le plus grand,est sur le dos ; l’autre constitue le pied surlequel l’animal marche. Le corps est placédans la ligne moyenne et longitudinale deces deux disques, à l’extrémilé antérieuredesquels la tête, quoique d'un médiocrevolume, semble faire une hernie. Cette têteprésente, sur un renflement peu proémi-nent, une fente longitudinale, au fond delaquelle oh aperçoit des mâchoires cornées :c’est l’ouverture de la bouche. De chaquecôté de cette masse buccale, et en dessous dudisque supérieur qui représente le manteaudes autres Mollusques, se trouvent deux pe-tits tentacules, ordinairement coudés versle milieu de leur longueur. Ces tentaculesn’ont aucune trace des organes de la vision.Au-dessus de la tête, et percée dans l’épais-seur du manteau, on voit de chaque côté dela ligne médiane une cupule à bords sail-lants, cylindracée, du fond de laquelle s’é-lève un tentacule assez gros et en massue,dont les caractères sont particuliers aux Do-ris et à quelques autres petits genres quiles avoisinent. En effet, ces tentacules por-tent de petites côtes obliques, dont les ex-trémités viennent aboutir ordinairement surla ligne médiane et postérieure, pour s’yentrecroiser. Le nombre et la forme de cescôtes , leur couleur et les accidents diversqu’elles présentent, donnent de très bons ca-ractères pour distinguer les espèces, mêmeles plus voisines. En suivant la ligne mé-diane du corps, presque vers son extrémitépostérieure, on trouve un grand crypte pres-que toujours circulaire, garni le plus ordi-nairement d’un bord membraneux, plus oumoins saillant, et du fond duquel s’échappeun paquet de branchies diversement décou-pées et distribuées d’une manière symétri-que.Lenombredesdivisionsde cet arbusculebranchial varie selon les espèces; elles sesous-divisent en rameaux et en ramuscules,dans lesquels rampent les deux systèmes de

15