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est probablement la même que , plus tard ,M. Delle Chiaje a décrite dans ses Animauxsans vertèbres des mers de Naples . Dans cesmêmes Mémoires, M. Delle Chiaje a figuréune autre espèce beaucoup plus grande , età laquelle il a donné le nom d ’Aplysifor-mis . Enfin M. Cantraine en a figuré une troi-sième espèce, non moins grande que celle-ci, qu’il a observée dans les mers de Sicile .
(Des h.)
'DORIENA, Dennst. bot. pu.— Synon.d ’Acronychia, Forst.
DQRINE. Chrysosplenium ( xpvo-oç » or ;airXvîvtov, bandelette), bot. pii.—G enre de lafarniiie des Saxifragacées, tribu des Saxifra-gées, formé par Tournefort ( Inst ., 60), etrenfermant 8 ou 10 espèces croissant dansl’Europe, l’Asie médiane , le Népaul et l’A-mérique boréale. Ce sont des plantes herba-cées, annuelles ou vivaces, succulentes,dressées ou procombantes, ramifiées-corym-beuses , subdichotomes au sommet; à feuil-les alternes ou opposées , subarrondies ouréniformes, sinuées ou incisées-crénelées ;à fleurs terminales et alaires , subsessiles,ceintes de feuilles sessiles, jaunes ( mule no -men).Ce genre est remarquable par l’absencede la corolle. On en cultive 3 ou 4 es-pèces dans les jardins botaniques d’Europe .
(C. L.)
DORIPPE. Dorippa (nom mythologique).crust. —Genre de l’ordre des Décapodes bra-chyures, famille des Oxystomes , tribu desDorippiens, établi par Fabricius, et adoptépar tous les carcinologistes. Les Crustacésque ce genre renferme sont très remarqua-bles , tant par la forme générale du corpset le mode d’insertion des pattes , que parladisposition de l’appareil buccal et celle desouvertures respiratoires. Les Crustacés quicomposent cette coupe générique sont aunombre de cinq, dont trois habitent l’océanIndien , une la Méditerranée; quant à la cin-quième,'elle a été trouvée à l’état fossile, eton en ignore le gisement. L’espèce qui peutêtre considérée comme type de ce genre estla D. lunata Bosc (Desm., Consid. génér.sur les Crust., p. 135, pl. 17, fig. 2).
Roux, dans ses Crustacés de la Méditerra-née, a figuré cette Dorippe, et voici ce qu’ildit au sujet des habitudes de cette espece :C’est sur les rochers éloignés de la côte, à40 ou 60 mètres de profondeur, et dans le
voisinage des lieux vaseux, que se tient fi*Dorippe laineuse. Elle vit isolée ; ses mouve-ments sont faibles et lents ; elle rampe piu-tôt qu’elle ne nage ; son test est presquemou ; ses pinces qui sont petites, la longueuret la disposition de ses jambes , dont quatreseulement semblent faites pour la locomo-tion , doivent s’opposer à ce qu’elle puisseavec avantage combattre ses ennemis ou fuirle péril. Ce Crustacé paraît donc être dunombre de ceux à qui la nature, en refusantdes armes pour attaquer ou se défendre, adu moins compensé cette disgrâce par uninstinct admirable de conservation et desmoyens de ruse qui protègent leur existence.Malheureusement, la difficulté d’étudier cesCrustacés dans les profondeurs qu’ils habi-tent mettra toujours le naturaliste dansl’impossibilité de connaître les détails deleurs habitudes particulières.
Cette espèce habite aussi les côtes du nordde l’Afrique , car pendant notre séjour enAlgérie , nous l’avons prise assez commu-nément dans la rade d’Alger , particulière-ment dans la direction de l’est, vers le capMatifou. (H. L.)
'DORIPPIENS. Zton'ppfi. crust.— M. Miln eEdwards, dans le t. II de son Hist. nat. su rles Crust., désigne sous ce nom une tribu dela famille des Oxystomes. Les Crustacés Q u «se groupent autour des Dorippesetqui fot'ment cette petite tribu, ont la carapace trèsdéprimée, tronquée en avant, un peuélarg ,een arrière, presque quadrilatère, et ennéral trop courte pour recouvrir le corp 5 'Le front est large et les yeux de grandeu rordinaire. La disposition de la boucherapproche beaucoup de celle des Calapp eS ’des Mursies, etc., et l’eau arrive aux branchies par deux ouvertures situées au-devande la base des pattes antérieures. Le piastre^sternal est circulaire et fortement recouren haut vers sa partie postérieure; les P a ^tes antérieures sont courtes; celles des deO*paires suivantes longues et terminées par n* 1article styliforme ; enfin celles de la dernic fe ’ou des deux dernières paires , s’insèrent andessus des autres, pour ainsi dire sur le d° s ’elles sont presque toujours beaucoup Ppetites que les précédentes, et se termin e ^en général par un article crochu disposémanière à pouvoir agir comme organepréhension.