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Tome cinquième.
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DRA

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chelkalk. I/extrême allongement de la partiedu crâne comprise entre la cavité cérébraleet les orbites, donne à la tête de ce Reptileune forme très étrange. Les orbites sont rap-prochées des narines, non terminales et sépa-réesl’unede l’autre parun espace assez large.Le Dracosaurus appartient à la même fa-mille que les Conchiosaurus et les Simosan -rus , famille que nous avons déjà signaléecomme offrant un mélange des caractèresdes Tortues et des Crocodiles. Les dents dece Reptile sont petites ( 5 à 6 millimètres delongueur), aiguës, nombreuses, enchâsséesdans des alvéoles et sur deux rangs à la mâ-choire supérieure. L’intermaxillaire porte àson extrémité et à sa partie postérieure desdents beaucoup plus fortes, en guise d’inci-sives et de canines. Le bout de la mâchoireinférieure est également pourvü de plu-sieurs de ces dents.

La taille de ce Reptile était moindre quecelle de nos Crocodiles actuels. (L...d.)

*DRACUNCIJLÉES. Dracunculeœ. bot.ph. — Tribu de la famille des Aroïdées(i;ot/.ce mot), ayant pour type le g. Dracunculus.

DRACUNCLLLS. bot. ph. — Ce genre,établi par Tournefort, avait été réuni parLinné au genre Arum ; M. Schott, dans sontravail sur la famille des Aracées ( Meleiem .,p. 27 ), a de nouveau rétabli ce genre qui apour type Y Arum dracunculus de Linné. Saspathe est roulée à sa base, étalée et ouvertesupérieurement. Le spadice, nu et renflé enmassue à son sommet, porte à sa base desfleurs femelles, puis des fleurs mâles, sépa-rées par des fleurs rudimentaires et avortées.Les fleurs mâles ou étamines sont réuniespar leurs filets en faisceaux ; leurs anthèresà deux loges s’ouvrent par une petite fenteoblique. Les ovaires sont à une seule logedans laquelle on trouve de 3 à 7 ovules. Lesfruits sont des baies distinctes contenant deil à 3 graines globuleuses. (A. R.)

DRAGÉES DE TIVOLI, min.— Globulescalcaires à couches concentriques , dont laforme, la couleur, la structure et le modede formation rappellent parfaitement lesdragées des confiseurs, et qui sont produitespar des sources incrustantes, comme auxbains de Tivoli , près de Rome . (Del.)

DRAGEON. Surculus. bot. — On nommeainsi les tiges nouvelles qui naissent en plusou moins grand nombre au pied des grands

arbres , et qui servent de moyen de multi-plication, ou les jets qui partent de la tige decertaines Mousses et s’étendent à la surfacedu sol.

DRAGON. Draco (Sp axwv). rept. — L’i-gnorante imagination des anciens, et plusparticulièrement celle des artistes du moyen-âge (1), nous a laissé sous le nom de Dragonle modèle moitié Chauve-Souris , moitiéQuadrupède et Serpent, d’un de ces êtreseffrayants et bizarres , dont il est questiondans les ouvrages liturgiques. Aux yeux dela science moderne, la seule originalité deces étranges conceptions est dans l’assem-blage incompatible des formes qu’on s’estplu à leur accorder, et quoique les peuplesles aient long-temps acceptées sans mêmeles discuter, quoique la renaissance en aitdiscuté sérieusement et souvent, la sciencemoderne les a reléguées avec tant d’autresau rang des fables les plus grossières. Ni lanature actuelle, ni les nombreux êtres dé-truits , dont les naturalistes ont rétabli lescaractères , ne présentent rien d’analogue.Aujourd’hui même leur dénomination, àpart son acception mythologique, n’est plusdonnée qu’à de petits Reptiles appartenantaux fguaniens, dans l’ordre des Sauriens ,et dont les cinq ou six espèces connuessont toutes des régions boisées de l’Inde etde ses îles. Mais ces animaux, malgré leurpetitesse et leur caractère inoffensif, n’ensont pas moins curieux aux yeux de l’ob-servateur attentif; leur caractère principalest en effet un des plus jolis exemples desressources à la fois simples et variées que lanature met en oeuvre pour arriver à ses fins.Destinés à vivre sur les arbres comme laplupart des autres Iguaniens, les Dragons,pour s’y mouvoir avec une agilité égale àcelle des autres animaux de la même famille,devaient avoir leurs pattes , leurs doigts éga-lement garnis d’ongles dégagés, etc.; mais lesInsectes dont iis font essentiellement leurnourriture fuient rapidement, et pour lesatteindre, pour s’élancer plus rapidementd’un arbre à l’autre, il fallait que les Dra-gons fussent pourvus d’ailes : aussi la peadde leurs flancs est-elle étendue en manièrede parachute (c’est ce qu’on nomme le P a "

(i) Le Dragon, (Jpaxwv des auteurs grecs avant le cl' rlS ,tianisme , était un Serpent ou Lézard à vue très perçant*qui gardait des trésors et qui dévorait les gens.