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Tome cinquième.
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plus volumineuse que son mâle, avec lequelelle n’a d’ailleurs aucun trait de ressemblanceextérieure, de sorte qu’à moins de trouver lesdeux sexes accouplés , il est impossible desupposer que des Insectes si dissemblablesappartiennent à la même espèce : aussiM. Mielzinsky, qui n’avait pu voir cet accou-plement, car il n’avait obtenu que des fe-melles des larves qu’il avait élevées, pro-posa-t-il de faire de ces Insectes un genrenouveau , sous le nom de Cochleoctonus , endonnant l’épithète de vorax à l’espèce luiservant de type, attendu qu’elle se nourrit àl’état de larve de la chair du Limaçon, ap-pelé Hélix nemoralis, dans la coquille duquelelle subit toutes ses métamorphoses.

Il était réservé à feu M. Desmarest, pro-fesseur de zoologie à l’école vétérinaire d’Al-fort, de compléter la découverte de l’entomo-logiste polonais. Ce savant, si regrettable àtant de titres, ayant remarqué que le parcd’Alfort était rempli Hélix nemoralis , en fitramasser le plus grand nombre possible,parmi lesquels il s’en trouva 150 qui renfer-maient des larves de Cochléoctones. Ces co-quilles avaient été recueillies le 20 février,et placées dans des pots de terre, couvertsd’une vitre maintenue par un poids : ce nefut que le 24 mai qu’il en vit sortir des In-sectes absolument semblables à celui deM. Mielzinsky ; leur éclosion eut lieu suc-cessivement à raison de 6 , 8, 10 et jusqu’à12 par jour. Les ayant réunis tous dans unemême boite , il remarqua qu’ils avaient laplus grande indifférence les uns pour les au-tres, et que toutes leurs formes étaient exac-tement les mêmes, surtout celles des an-tennes, des yeux et du dernier anneau ducorps, qui, chez les autres Insectes, présen-tent des différences entre le mâle et la fe-melle. Il était donc évident que tous cesindivilus étaient du même sexe , et il s’as-sura bientôt après qu’il n’y avait parmi euxque des femelles; car ayant choisi pour lesdisséquer ceux qui différaient le plus par lataille, qui indique ordinairement le sexe, lesplus petits comme les plus gros lui présen-tèrent des ovaires garnis d’environ 300 œufs.Cependant il attendait avec impatience l’é-closion d’un mâle qui pouvait seul lui ap-prendre à quel ordre appartenait le g. CVchleocionus , créé parM.Mielzinsky ; et commeil ne lui restait plus que quelques coquilles

renfermant encore des larves ou des nym-phes de ce singulier insecte, il commençaità désespérer du succès de ses efforts pourobtenir ce résultat, lorsqu’enfin, le 1 er juin,

I il eut la satisfaction de trouver dans l’un despots une femelle accouplée avec un petit Co-léoptère d’un volume quinze fois moindreque le sien ; et quel fut son étonnement dereconnaître dans ce petit Coléoptère le Dri~lus flavescens d’Olivier î Pour convaincre lesplus incrédules de l’identité d’espèce de cesInsectes de formes si différentes, il ne tardapas à se procurer une dizaine de Drilus bienactifs et bien vivants pris au vol dans l’en-droit même où avaient été recueillies les lar-ves des femelles qui lui étaient écloses; illes réunit à celles-ci, et il les vit s’accouplerimmédiatement avec un empressement tel,que plusieurs d’entre eux recherchaient enmême temps la même femelle. Deux couplesréunis de la sorte ont été conservés par luidans l’alcool.

Tous ces faits sont exposés avec les plusgrands détails, et appuyés de figures trèsbien faites, dans un Mémoire lu à la Sociétéphilomatique le 5 juin 1824, et inséré dansles Ann. des sc. nat. du mois de juillet de lamême année. A la suite de ce Mémoire, s’entrouve un autre de feu le professeur Au^douin , où il donne l’anatomie complète,avec figures, de l’insecte dont il s’agit; il enrésulte que, malgré leurdissemblanceénormeà l'extérieur, les deux sexes de cet insecteont la même structure à l’intérieur.

Depuis, M. Lucas,membrede la commissionscientifique de l’Algérie, a présenté à l’Aca-démie des sciences (séance du 26 déc. 1842)un Mémoire sur une nouvelle espèce d eDri'luSf qu’il nomme Mauritaniens , et trouvéepar lui dans les environs d’Oran . La larvede cette espèce a des mœurs très curieuses ;elle vit aux dépens de l’animal du Cijclos -toma wobsianum. Elle saisit, pour l'attaquer,l’instant où ce mollusque sort de sa retraiteet vient respirer l’air humide à la surface dusol, pendant la saison des pluies. Elle pl flCeà cet effet son dernier segment sur le bordextérieur de la coquille, et s’y fixe solidement au moyen d’une espèce de ventousedont est armé ce même segment. Libre alorsde tous ses mouvements, elle dirige sesorganes manducatoires du côte où le CI'clostome est obligé de soulever son oper"

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