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Tome cinquième.
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et les plumes décomposées formant une es-pèce de huppe dans presque toutes les es-pèces. Ailes subaiguës , atteignant presqueà la moitié de la queue, à rémige trèscourte, à 2 e et 3 e un peu plus longues etétagées , à 4 e ou 5 e la plus longue de toutes.Tarses guère plus longs que le doigt dumilieu, assez faibles et scutellés. Doigts deforce moyenne : l’interne, le plus court ;l’externe, soudé à celui du milieu jusqu'àla première articulation. Pouce long et ro-buste. Ongles noirs et forts , surtout celuidu pouce. Queue composée de 10 rectrices ,et plus ou moins fourchue.

Corps allongé, dans presque toutes les es-pèces ; d’un noir plusou moins profond, bril-lant, et à reflets métalliques, verts ou bleus,uni à du gris clair, et à du blanc pur sous leventre.

Les Drongos , dont la taille varie de celled’un Merle à celle d’une Alouette , sont desOiseaux dont la forme rappelle la figure duCorbeau. Quelques espèces sont ornées d’unepetite huppe à la base du bec. Les Dr. arames , E. ramifer, et D. a raquettes , E .retifer , ont les deux rectrices externes allon-gées, pendantes , dépourvues de barbulesdans toute leur étendue, excepté à l’extré-mité, où elles forment des palettes aplatiesdans le premier et contournées dans le se-cond. Ces Oiseaux vivent en petites troupesdans les grandes forêts. Leur nourriture con-siste en Abeilles et en Insectes , qu'ils chas-sent de préférence le matin et le soir. Réu-nis en grand nombre au bord des bois surun arbre isolé, mort, ou ayant beaucoup debranches sèches, ils guettent les Abeilles aumoment où elles sortent de la forêt pour al-ler chercher leur nourriture, ou quand ellesrentrent chargées de butin. C’est de cet ar-bre , centre de leurs évolutions, qu’ils s’é-lancent à la poursuite de ees petits Hymé-noptères, dont ils font un terrible ravage.Ils se croisent en tous sens, en massacrantles insectes qui se trouvent sur leur passage;et quand ils sont fatigués de leurs rapidesmanœuvres , ils viennent se reposer surl’arbre d’où ils sont partis. Cette chasse, fortanimée par la prestesse des Drongos, est trèscurieuse , à cause des ruses nombreuses del’Abeille pour échapper à son ennemi. Pen-dant tout le temps que dure ces évolutions ,ils ne cessent de pousser des cris assourdis-

sants. Ils tuent un bien plus grand nombred’Abeilles qu’ils n'en consomment, car lethéâtre du carnage est jonché de têtes, decorselets , d’abdomen, tombés au momentoù ils ont été séparés du corps, etmême d’A-beilles à demi écrasées. La grande destruc-tion que les Drongos font de ces Insectesleur a fait donner au Cap le nom de Bijvre -1er (mangeurs d’Abeilles). On a trouvé dansl'estomac du Drongo à moustaches des Che-nilles rases mêlées à des débris d’Abeilles.

Leur pétulance et leurs cris leur ont faitdonner encore le nom de Duivelvogel (Oi-seaux-diables), et les Hottentots les considè-rent comme des oiseaux de mauvais augure.Levaillant, à qui nous devons le peu quenous savons sur les mœurs des Drongos,rapporte que les Hottentots le prièrent dene pas tirer sur ces oiseaux pour éviter unmalheur, surtout le soir au moment où ilssont rassemblés ; car alors ils les croient enconversation avec les sorciers.

Au Bengale, le Fingah, Edolius cœrulescens ,poursuit les Corbeaux avec acharnement, etles éloigne de son voisinage en les frappantà coups de bec et en poussant de grandscris ; ce qui lui a valu le nom de Roi desCorbeaux.

Quelques uns de ces Oiseaux paraissentdoués d’une voix agréable: le Drongear*E . musicus , fait entendre matin et soir unchant assez semblable à celui du Merle .Commerson dit que VE. cristatus a un ra-mage comparable à celui du Rossignol; etLevaillant, sans lui prêter une voix si mé-lodieuse, dit que dans la saison des amoursson chant est fort et soutenu. Le cri ordi-naire de cet oiseau peut être rendu par p* fl "griach-griach , et celui du Drongo à mous"taches , E. mystaceus , par ghi-err-gret.deux exemples sembleraient prouver quele cri des Drongos est aigre et discordant.

Le mode de nidification de ces Oiseau*est peu connu. On sait seulement que I eDrongear fait, dans une enfourchure, ou al’extrémité des branches latérales desmosas les plus élevés, un nid composé debrindilles, et d’un tissu assez lâche, P° urque d’en bas on aperçoive au travers lesœufs, qui sont au nombre de quatre oucinq, et blancs, marqués de taches noire 5carrées.

Les femelles paraissent être plus petites