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l’absence d’éléments de certitude, à quoibon des commentaires sans but et sansrésultats? (G.)
DROSERA (opoo-fpa [«îpoarspoç], couvertede rosée), bot. ph. — Genre type delà familledesDroséracées, fondé par Linné (Gen., 391),et comprenant une soixantaine d’espèces en-viron. Ce sont des plantes extrêmement in-téressantes par leur faciès tout particulier,dont la singularité et souvent l’élégance lafont rechercher dans les jardins des curieux,bien que leurs fleurs soient petites et de trèspeu d’effet. Elles sont basses et très déli-cates , acaules , scapigères ou caulescentes,et alors très peu élevées, débiles. Elles crois-sent en grand nombre dans les lieux maré-cageux de l’hémisphère austral ; on les trouverarement dans l’hémisphère boréal. Leursfeuilles sont alternes, de formes très variées,mais généralement arrondies, réniformes ettoujours entières ou dichotomopartites, ci-liées de longs poils glanduleux au sommet.Dans la jeunesse elles sont roulées en crosse(circinées) comme les jeunes frondes desFougères . Chez les espèces acaules elles sontdisposées en rosules. Les jeunes scapes seroulent en spirales. Leurs fleurs, blanches,roses ou pourpres , sont disposées en grap-pes subunilatérales, où on les voit en nom-bre ou plus rarement solitaires ou géminées.Quelques espèces croissent en France ; cesont les D. rotundifolia , longifolia et an-glica , dont la première se trouvait autrefoisassez souvent dans les environs de Paris .Beaucoup de Drosera présentent un phéno-mèneremarquable d’irritabilité ; si l’on tour-mente avec une pointe les grands poils ten-taculaires qui bordent les feuilles et en hé-rissent quelquefois la surface; si quelquepetit insecte, une Mouche par exemple,vient se poser sur l’une d’icelles, aussitôtces poils se meuvent en sens divers, et se re-plient sur l’insecte, qu’ils retiennent prison-nier. fs oyez pour les caractères de ce curieuxgenre l’article droséracées. (C. L.)
DROSÉRACÉES. Droseraceœ. bot. pii.— Famille de plantes dicotylédonées poly-pétales hypogynes, à laquelle on a assignéles caractères suivants : Calice a 5 foliolesquinconciées, distinctes ou soudées entreelles tout-à-fait à la base. 5 pétales alternes,courtement onguiculés, marcescents. Éta-mines en nombre égal et alors alternes, ou
en nombre double alternativement opposéesaux sépales et aux pétales, ou rarement ennombre multiple et alors alternant par filetssimples devant les sépales , par groupes dedeux ou trois devant les pétales. Filets libres ;anthères extrorses , biloculaires, s’ouvrantpar une fente, plus rarement par un poreterminal ou basilaire. Ovaire libre , sessile»dont les ovules nombreux ou définis s’insè-rent dans une loge unique sur des placentasentièrement pariétaux, ou sur un placentacontracté vers la base de cette même loge?ou enfin sur le bord de cloisons incomplètesou complètes qui partagent la loge en plu-sieurs distinctes ; de sorte que cette seulefamille offre à la fois les diverses modifica-tions connues de la placentation pariétale»centrale ou axile. Styles en même nombreque les placentas, c’est-à-dire variant de àà 2 , tantôt soudés en un seul, tantôt dis-tincts et même chacun ramifié deux ou plu"sieurs fois, tantôt enfin manquant complutement. Stigmates en tête. Fruit capsulairese séparant en valves , qui portent sur leo rmilieu les placentas ou les cloisons. Graineshorizontales , ascendantes ou plus rarementpendantes, à test crustacé ou lâchement ccl'lulaire , et allongé aux extrémités. Embryo* 1cylindrique , droit, homotrope, remplissanttoute la cavité de la graine, ou plus ordi^nairement entouré d’un périsperme charnudont il occupe l’axe, et qui l’égale ou le su*"passe beaucoup en longueur.
Les espèces de cette famille , répanduesdans les prairies tourbeuses des régions tem"pérées et tropicales , sur presque touteterre ( une seule tout-à-fait plongée dansl'eau ) sont des herbes délicates, avec ° {lsans tige, souvent couvertes sur la P^part de leurs parties de poils glanduleux t fCSélégants , d’où suinte un liquide visqu eU *qui retient les insectes. Les feuilles ah ernés, souvent ramassées en rosette au ^de la plante, dépourvues de stipules ♦ P 6 ^tiolées , à limbe simple , plus rarement b 1fide ou pédatifide, se courbent en crosse dala préfoliation , et plusieurs se font rerii ^ eSquer par une irritabilité qui, lorsqu’on
touche, détermine certains mouvements- ^
fleurs sont solitaires ou réunies en g ra ^ eunilatérales , et contournées aussi en cî ° cQ ,dans la préfloraison , plus rarement enrymbes.