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formes. L’écusson est triangulaire et trèsapparent. Les élytres sont elliptiques, lissesdans les femelles et souvent sillonnées dansles mâles; elles recouvrent des ailes mem-braneuses propres au vol. Les trois premiersarticles des tarses des deux pieds antérieursdans les mâles sont dilatés en une palettearrondie, ciliée extérieurement et garnie endessous de cupules, les unes grandes, lesautres petites. Les trois premiers articles despieds intermédiaires du même sexe sont éga-lement dilatés, mais carrément et garnisaussi de cupules très petites qui, par leur rap-prochement, forment une brosse. Les pattespostérieures, très robustes, ont une organi-sation toute différente ; les tibias et les tarsessont aplatis en forme de rame et ciliés danstoute leur longueur : les premiers sont gar-nis en dedans de deux fortes épines , et lesseconds sont terminés, comme nous l’avonsdéjà dit, par deux crochets mobiles. Enfin ,le dernier segment de l’abdomen est échan-cré dans les deux sexes, mais beaucoupplus dans les femelles.
On a vu plus haut que les élytres des fe-melles sont sillonnées, tandis que celles dumâle sont lisses, et que les tarses antérieursde celui-ci sont dilatés en palettes et garnisen dessous de corps spongieux formant ven-touse. C’est à l’aide de ces ventouses que lemâle retient la femelle par le col au momentde l’accouplement, en même temps que lessillons des élytres de celui ci empêchent lecorps du mâle de glisser pendant la durée decet acte important de la reproduction.
Pour ne pas nous répéter, nous renvoyonsà l’article dytiscides, nom de la tribu oùnous avons réuni les faits les plus intéres-sants sur les mœurs et l’organisation de cesInsectes.
Parmi les 17 espèces de Dytiques que dé-crit M. le docteur Aubé, nous en remar-quons 10 d’Europe, 1 d’Afrique et 6 d’Amé-rique Au nombre des premières se trouvele Dyiiscm laiissimus Linn., l’espèce la plusgrande du genre et qui peut en être consi-dérée comme le type. On a cru longtempscette espèce étrangère à la France , maisM. Lepaige l’a prise le premier dans le dé-partement des Vosges , il y a une vingtained’années, et depuis on l’a prise égalementdans les environs d’Épernay . (D.)
'DYTISCIDES. Dyliscidœ. ins. — L’une
des trois tribus de Coléoptères pentamèresétablies par M. le docteur Aubé dans la fa-mille des Hydrocanthares, et qui se distinguedes deux autres: 3° en ce que les hanchespostérieures des Dytiscides ne cachent pasune grande partie de l'abdomen , commechez les Haliplides; et 2° en ce qu’ils ont5 articles bien distincts à tous les tarses,tandis qu’il n’y en a que 4 d’apparents auxtarses antérieurs et intermédiaires chez lesHydroporides. M. Aubé partage ensuite cettetribu en deux divisions, d’après la présenceou l’absence de l’écusson , très visible dansl’une , et qui ne peut être aperçu dans l’au-tre qu’en écartant les élytres. La premièredivision renferme 13 genres et la seconde 4,en tout 17 genres, dont voici les noms. Gen-res chez qui l’écusson est très apparent : Pœ~lobius , Matas , Coplotomus , Eunectes , Aga~bus , Ilybius , Colymbeies, Arilius, Hydaticus ,Dytiscus , Cybister , Copelatus , Anisomera.Genres chez qui l’écusson n’est pas visible :Laccophilus , JYoterus, Hydrocanthus , Suphis.
A l’exception du g. Pœlobius , très convexeen dessous, et du g. Animosera , allongécomme un Carabique, les autres Dytiscidessont généralement d'une forme ovale et apla-tie. Leur taille varie beaucoup : dans quel-ques genres elle s’élève jusqu’à 3 ou 4 cen-timètres , tandis que dans d’autres elle estâ peine de quelques millimètres. Leurs an-tennes sont filiformes; quelquefois cepen-dant elles sont renflées vers l’extrémité, chezles mâles seulement. Leurs quatre pattespostérieures sont plus longues que les anté-rieures, aplaties, ciliées et amincies vers lebout. Leurs cuisses, quoique libres, sontarticulées de manière à ne pouvoir se mou-voir que latéralement. Les Dytiscides sontdes Insectes essentiellement aquatiques, or-ganisés par conséquent pour la natation ; ce-pendant leur organisation est telle qu’ilspeuvent au besoin sortir de l’eau pour setransporter d’un lieu à un autre, soit enmarchant, soit même en volant, car leursélytres recouvrent des ailes membraneusestrès propres au vol dans la plupart des es-pèces. Dans l’eau , leur séjour habituel, ilsfont une chasse continuelle aux autres in"sectes aquatiques, pour s’en nourrir.s’en saisissent avec leurs pattes antérieurescomme avec des mains, et les P° r "tent ensuite à la bouche , pour les dévorer-