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Lien qu’ils puissent vivre longtemps sousl’eau , ils sont pourtant obligés de remonterassez souvent à sa surface, pour respirer. Ilsleur suffit pour cela de cesser tout mouve-ment ; alors leur corps, spécifiquement plusléger que le liquide ambiant, ne tarde pas àsurnager, mais dans une position inclinée,la tête en bas ; de sorte que l’extrémité seulede leur abdomen sortant de l’eau, c’est parles stigmates situés à cette extrémité, et qu'ilsdécouvrent en soulevant leurs élytres, quel’air pénètre dans leurs trachées. S’ils veu-lent retourner au fond de l’eau, ils recou-rent au contraire ces mêmes stigmates enabaissant promptement leurs élytres; ainsil’eau ne peut jamais pénétrer dans leurs or-ganes respiratoires.
Les Dytiscides vivent dans toutes les eauxdouces, principalement dans celles qui sonttranquilles. Ils nagent avec autant de vitesseque de facilité. Nous avons dit qu'ils peu-v ent voler au besoin : c’est ordinairement àl’approche de la nuit qu’ils sortent de l’eau,P°ur se transporter, à l’aide de leurs ailes,d’un marais ou d’un étang à un autre: c’est ceexplique la préseneede ces Insectes dansdos amas d’eaux causés temporairement pari6 s pluies, où bien certainement ils n’ont puMaître. Leur vol produit un bourdonne-ront semblable à celui des Hannetons.
Le tubealimentaire des Dytiscides ressem-ai 6 à celui des Garabiques ; mais le jabot*o termine postérieurement par un bour-re lot annulaire, que produit la saillie de l’o-r, üce du gésier ; celui-ci est armé antérieu-rer uent de 4 pièces cornées en prismes, et derombraneschamues. L’intestin grêle est plus° n g que dans les Carabiques, filiforme etj^Plié. Le cæcum est terminé par un appen-, ICe vermiculaire, contourné en spirale, et,n sère à l’origine du rectum par un rétré-c,s sement en forme de col, susceptible de se* 0n fler par l’air ; c’est pour ces Insectes une^oritabie vessie natatoire qui sert à les élever11 fond de l’eau à sa surface. — Deux vais-biliaires semblables à ceux des Ca-U e > Ues 0,11 Quatre insertions isolées autoure l extrémité du ventricule chylifique. Les^ aires sont deux faisceaux d’une trentainegaines chacun. L’oviducte est cylindri-/| l o. N n'v a point de Crochets vulvaires,a »s un labre corné composé de deux lamesligues.
Les larves des Dytiscides sont toujourslongues, renflées au milieu ; les derniers an-neaux forment un cône allongé, garni laté-ralement de poils flottants. Deux petits corpscylindriques, placés à l’extrémité, servent àl’introduction de l’air dans les trachées; ondistingue aussi des stigmates sur les côtésde l’abdomen. La tête est grande, armée demandibules arquées. Six pattes écailleuses,assez longues, garnies de poils depuis et y com-pris la jambe jusqu’à l’extrémité du tarse ,sont attachées par paires aux trois premierssegments; le premier de ceux-ci est protégé,tant en dessus qu’en dessous, par une plaqueécailleuse. Les larves des Dytiscides se dé-placent dans l’eau par des mouvements ver-miculaires très rapides , et en frappant leliquide avec la partie postérieure de leurcorps. Elles se nourrissent de larves plusfaibles qu’elles, telles que celles de Libellules ,de Tipules, de Cousins, etc. Lorsque le tempsde leur transformation est venu , elles quit-tent l’eau , s’enfoncent dans la terre quiborde le rivage, s’y pratiquent une cavitéovale et s’y renferment pour se changer ennymphe, puis en insecte parfait. Sui-vant Roësel, les œufs d’une espèce qui porteson nom, D-yliscm Roeselii , éclosent dix àdouze jours après la ponte. Au bout dequatre à cinq jours, la larve a déjà près de5 lignes de long, et se meut pour la pre-mière fois. Après un intervalle de même du-rée, etaprèsavoir subi un second changementde peau, elle est une fois plus grande ; enfin,quand elle a pris tout son accroissement, salongueur est d’à peu près 2 pouces. En été,on en a vu se changer en nymphe au boutde quinze jours, et devenir insecte parfaitaprès un pareil laps de temps. Le cæcumassez long de l’insecte parfait s’aperçoit déjàdans la larve.
Il résulte de ce qui précède que les Dy-tiscides à l’état de larve sont purement aqua-tiques, qu’ils deviennent terrestres sous laforme de nymphes, et de véritables amphi-bies lorsqu’ils sont parvenus à l’état d'in-secte parfait. (d.)
*D1TISCITES. ins.— Groupe d’Hydro-eanthares, établi par M. de Castelnau etcorrespondant en partie aux Dytiscides deM. Aubé. (D.)
DZ1GGETAI et DZ1GITAI. iuam. — Es-pèce du g. Cheval. Voy, ce mot.